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Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


CEF456 Ségolène Demougin, John Scheid (dir.) 

Colons et colonies dans le monde romain


L’une des caractéristiques de la vie civique de l’Antiquité classique consiste en l’installation définitive de concitoyens dans d’autres contrées, sans perdre tous les liens avec la cité d’origine ; Rome a aussi connu et pratiqué la colonisation, avec ses particularités et ses contraintes, conçue comme un moyen d’implanter définitivement la domination romaine dans des territoires conquis, par l’installation d’anciens soldats. Instruments de la volonté de Rome de s’établir durablement, les colonies furent fondées sur tout le territoire de l’empire et y affirmèrent sa présence. L’histoire même de la colonisation montre que l’aspect purement civil l’emporta, après des siècles ,sur l’aspect militaire, puisqu’à partir du IIe s. ap. J.-C., le titre de colonie finit par être concédé comme un honneur et un privilège, comportant de nombreux avantages à des collectivités qui n’étaient plus formées de vétérans.
C’est le thème, relancé par des découvertes récentes, que la XVe Rencontre franco-italienne sur l’épigraphie du monde romain a retenu pour sa session d’octobre 2008 à Paris. Les études réunies ici analysent ainsi les constitutions légales, les modes de peuplement, l’évolution démographique, le développement politique des colonies, les phénomènes d’acculturation. C’est une autre façon d’écrire l’histoire romaine.


Collection de l'École française de Rome 456
Roma: École française de Rome, 2012
462 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-0912-2
Prix: € 90
État: À paraître

CEF452 Julien Dubouloz, Alice Ingold (dir.) 

Faire la preuve de la propriété : droits et savoir en Méditerranée (Antiquité-Temps modernes)


Cet ouvrage est né de l’exigence d’articuler différentes modalités d’approche du territoire et de sa constitution : une approche normative, raisonnant à partir de règles, de procédures et d’opérations de catégorisation par le droit; d’autre part, une lecture attentive aux usages des lieux et aux pratiques sociales. Les conflits sont apparus comme des moments privilégiés pour observer ce jeu des usages et des droits sur le territoire, qui permet notamment d’identifier des acceptions différentes des faits de possession ou de propriété. Quels moyens argumentatifs, juridiques et techniques déploient les particuliers ou les communautés pour faire la preuve de leurs droits concurrents sur un même territoire ? Comment la dispute, mais aussi le maintien ou la restauration de droits sur le sol engagent-ils des mécanismes d’écriture, d’exégèse, d’interprétation, de transformation ou de transmission en corpus de normes et de règles ? Comment la fixation de limites entre propriétés, entre juridictions, entre espaces privés et publics, constitue-t-elle autant d’occasions par lesquelles des collectifs se définissent ou se reconfigurent ? C’est en prenant appui sur l’examen de dossiers concrets de litiges que les auteurs de ce volume ont travaillé ces questions. Une approche sur la longue durée et embrassant les deux rives de la Méditerranée a permis d’observer la polysémie des registres de preuve, qui articulent - plus souvent qu’ils n’opposent - la force de l’écrit et l’appel au témoignage et à la parole humaine. Saisir la place complexe de l’expertise, entre droits, savoirs et pouvoir, nous a conduits à porter une attention particulière au témoignage des choses elles-mêmes et aux savoirs déployés pour lire ces traces matérielles dans l’espace urbain ou le paysage. C’est ainsi que les différentes figures d’expert, arpenteur, géomètre, ingénieur, architecte, spécialiste hydraulique ou praticien local se trouvent au centre de cet ouvrage, autant pour le rôle qu’ils ont joué dans les conflits que pour leur activité productrice de normes et d’usages. Les articles couvrent une chronologie s’étendant de la période républicaine à Rome au XIXe siècle. Ils embrassent les deux rives de la Méditerranée, de l’Italie et la France à Tunis, Jérusalem et Damas, en passant par l’Égypte.


Collection de l'École française de Rome 452
Roma: École française de Rome, 2012
342 p.
ISBN:  978-2-7283-0906-1
Prix: € 50
État: À paraître

Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité 123/2 (2011)


REGARDS CROISÉS : ANTIQUITÉ ET MOYEN-ÂGE DANS LES HISTORIOGRAPHIES FRANÇAISE ET ITALIENNE
  
Introduction, par Guido Castelnuovo et Stéphanie Wyler; César et les « Romains » (1900-1950) : une histoire impossible, par Sarah Rey; Lectures d’un ouvrage de J. Carcopino en France, en Italie et en Angleterre : Les Secrets de la Correspondance de Cicéron, par Jean-Pierre De Giorgio ; Auguste dans l’historiographie française, 1945-2008. De l’occultation à la redécouverte ?, par Jean-Marie Pailler; Lo sguardo di Ranuccio Bianchi Bandinelli verso la cultura francese, par Marcello Barbanera; Les congrès de Tarente et les thèmes de recherche sur la Grande Grèce, par Airton Pollini; Peut-on parler de révoltes populaires dans l’Antiquité tardive ? Bagaudes et histoire sociale de la Gaule des IVe et Ve siècles, par Bruno Pottier.
 
MÉLANGES
 Les amphores du dépôt du Secteur 4 de l’Incoronata (Basilicate) : Essai typo-chronologique et contextuel d’une classe céramique du VIIe siècle av. J.-C. , par Guillaume Bron; Romulus et Remus : réexamen du miroir de l’Antiquarium Communal, par Françoise-Hélène Massa-Pairault; Colonies and processes of integration in the Roman Republic, par Saskia Roselaar; M. Aurelius Cotta Maximus Messallinus : un aristocrate sous les Julio-Claudiens, par Cyrielle Landrea; L’architecture monumentale d’Agusta Emerita.De nouvelles perspectives, par Pedro Mateos Cruz et Antonio Pizzo ;Les Balnea de Rome à travers la Forma Urbis Severiana et les catalogues régionnaires, par Anne-Laure Foulché; Statut institutionnel, évergétisme et urbanisme à Thugga, par Walid Ben Akacha.


Mélanges de l'École française de Rome 123/2 (2011)
256 p.
ISBN:  978-2-7283-0943-6
ISSN:  0223-5102
Prix: € 50
État: À paraître

CEF450 Monique Bourin, François Menant, John Drendel (dir.) 

Les disettes dans la conjoncture de 1300 en Méditerranée occidentale


Aujourd’hui, le réchauffement climatique menace, sinon la terre toute entière, du moins certaines régions ; des populations africaines sont menacées de mourir d’inanition. Autour de 1300, c’est l’Europe qui souffrait d’un changement climatique – l’entrée dans le petit âge glaciaire – et que frappaient des disettes répétées. Le parallèle donne une singulière et triste actualité à l’étude de ces années.
Pendant quelques décennies, les médiévistes les ont perçues à travers le modèle malthusien d’un monde affamé par une démographie galopante, un monde qui, en l’absence de progrès techniques, ne parvenait plus à produire assez pour se nourrir. Malgré d’évidentes différences entre l’Europe du Nord et du Sud, le modèle élaboré à partir de sources anglaises fut étendu à toute l’Europe.
Un groupe international d’historiens spécialistes des régions méditerranéennes a repris la question, sensible aux spécificités de l’agriculture et de l’alimentation méridionales. Les révisions entamées par les historiens de l’Angleterre et les études récentes des économistes les y poussaient aussi. C’est une histoire très différente qui s’est révélée.
En fait, les disettes sont loin d’avoir disparu aux XIIe et XIIIe siècles ; c’est une documentation d’un nouveau type qui les fait surgir avec violence après 1300. Plus encore, malgré de fortes nuances régionales, les disettes sont liées, bien évidemment à de mauvaises récoltes, mais surtout à une urbanisation très rapide et à la mise en place bénéfique et douloureuse à la fois d’un intense marché des céréales. L’approvisionnement des grandes « métropoles » industrieuses de la Méditerranée est désormais sans cesse sur le fil du rasoir. L’attention qu’y apportent les gouvernements urbains, inquiets des risques d’émeutes, ne parvient pas à contrer les effets des guerres et le jeu dangereux des élites et des princes qui autorisent ou interdisent les exportations selon leur intérêt : risques et limites d’une ancienne « globalisation ».


Collection de l'École française de Rome 450
Roma: École française de Rome, 2011
438 p.
ISBN:  978-2-7283-0903-0
Prix: € 70

Claude Briand-Ponsart, Michèle Coltelloni-Trannoy

Bibliographie analytique de l'Afrique antique. 39 (2005)



Bibliographie analytique de l'Afrique antique 39
Roma: École française de Rome, 2012
114 p.
ISBN:  978-2-7283-0947-4
Prix: € 21

BEFAR342 Vincent Jolivet

Tristes portiques : sur le plan canonique de la maison étrusque et romaine des origines au principat d’Auguste (VIe-Ier siècles av. J.-C.)


La question de l’existence réelle d’un plan canonique de la maison étrusque et romaine, qui ne soit pas une pure projection moderne, divise aujourd’hui encore très largement le monde savant. L’idée que nous en avons est pourtant solidement ancrée dans l’historiographie et dans l’archéologie, en tant que produit d’une double “invention” : d’abord, dans la première moitié du VIe siècle av. J.-C., celle d’une aristocratie étrusque alors au faîte de sa puissance ; bien plus tard, dans le troisième quart du XIXe siècle, celle du savant allemand Johannes Adolf Overbeck, qui parvint à en redécouvrir les éléments essentiels à partir des planimétries récurrentes des maisons pompéiennes. Le dossier archéologique et littéraire, avec ses lacunes, permet de penser que ce plan répond à un certain nombre de prescriptions détaillées, inspirées par les préceptes de l’etrusca disciplina, en fonction d’exigences qui étaient alors celles des classes dirigeantes étrusques, et que Rome sut adapter par la suite à ses propres besoins. Exclusivement attesté dans la péninsule italienne, le plan canonique y témoigne, sur quelque six siècles, d’une extraordinaire résilience : seule la diffusion du péristyle, à partir du début du IIe siècle av. J.-C., parvint à en venir à bout, en générant des modifications irréversibles de parcours et de répartition des espaces qui aboutirent à sa disparition à peu près complète au tout début de l’Empire.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 342
Roma: École française de Rome, 2011
343 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0875-0
Prix: € 100

BEFAR347 Olivier Poncet

La France et le pouvoir pontifical (1595-1661) : l’esprit des institutions


Le dialogue franco-pontifical noué à l'époque moderne autour de la provision apostolique aux bénéfices majeurs (abbayes et évêchés) est d'ordre politique, diplomatique et financier. Il engage un grand nombre d'institutions de la monarchie française et de la Curie romaine et se déploie d'un centre de décision à un autre par le biais des négociateurs officiels (ambassadeurs et nonces apostoliques), au moyen des acteurs particuliers (ecclésiastiques eux-mêmes, banquiers expéditionnaires et solliciteurs en cour de Rome) et sous le regard de multiples dicastères, congrégations et conseils. Entre 1595, date de l'absolution de Henri IV par le pape Clément VIII, et la mort de Mazarin en 1661, l'étude des procédures mises en œuvre à cette occasion sur fond de Concordat et droit canon permet de saisir l'esprit des institutions monarchiques et pontificales à l'âge de la réforme catholique et de faire surgir, y compris dans leurs dimensions humaines, les logiques profondes de l'État et de l'Église.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 347
Roma: École française de Rome, 2011
966 p.
ISBN:  978-2-7283-0910-8
Prix: € 110

Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité 123/1 (2011)


An open-air sanctuary on an amphora by the Pittore delle Gru and the cult of Artemis in early Etruria, par Gabriel Zuchtriegel; Bolsena e la sponda occidentale della Val di Lago : un aggiornamento, par Enrico Pellegrini et alii; La data di costruzione dell'agorà e di altri monumenti architettonici di Iaitas : un contributo alla cronologia dell'architettura ellenistica della Sicilia Occidentale, par Hans Peter Isler; Due divinità di Falerii Veteres : Giunone Curite e Minerva Capta, par Giorgio Ferri; Géoarchéologie des ports de Claude et de Trajan, Portus, delta du Tibre, par Jean-Philippe Goiran, Pierre Carbonel, Hatem Djerbi, Carole Ognard, Christine Oberlin Ferréol Salomon, Hervé Tronchère.
             
CHRONIQUE
 
Activités archéologiques de l’École française de Rome. Année 2010
 
Loron (Tar-Vabriga, Croatie); Apollonia d’Illyrie (Albanie); Monterenzio (prov. de Bologne) : la nécropole celto-étrusque de Monterenzio Vecchia; Les sites de hauteur des Vestins : étude de l’organisation territoriale d’un peuple de l’Italie préromaine, p. 269; Catacombe des saints Pierre-et-Marcellin (Rome); Palatin (Rome) : fouilles de la Vigna Barberini; Portus; Cumes; Pompéi : programme de recherches sur l’artisanat antique; Pompéi, Pistrina : recherches sur les boulangeries de l’Italie romaine; Laos-Marcellina (Calabre); Levanzo (Calabre); Mégara Hyblaea (Sicile); Jebel Oust (Tunisie); Kouass (Asilah, Maroc).
 
Autres activités archéologiques françaises en Italie
 
Portus : les entrepôts de Trajan; Pompéi : M. Tullius et le temple de Fortune Auguste; L’Incoronata : nouveaux témoignages du Kerameikos.   


Mélanges de l'École française de Rome 123/1 (2011)
379 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0933-7
ISSN:  0223-5102
Prix: € 50

CEF451 Michel Fixot, et alii

Sidi Jdidi. II. Le groupe épiscopal


L'étude de la cité antique de Aradi (aujourd'hui Sidi Jdidi, gros village de l'arrière pays de Hammamet) en Tunisie, représentative des agglomérations africaines de la fin de l'Antiquité, permet d'illustrer la christianisation architecturale des petites cités.Après un premier volume dans lequel ont été exposés les résultats de la fouille d’une première basilique chrétienne de la cité, ce deuxième volume s’attache à restituer l’image de son groupe épiscopal. Au moment de sa genèse, au cours du premier quart du Ve siècle, il était composé selon le principe de la « cathédrale double », complété d’un îlot dont les équipements domestiques servaient à la fonction caritative de l’Église. Un quatrième îlot contenait peut-être la demeure de l’évêque. Comme la basilique sud étudiée naguère, l’histoire du groupe épiscopal connut une césure brutale dans la deuxième moitié du Ve siècle. Elle peut être mise en rapport avec la persécution des rois vandales. À l’époque byzantine, la reconstruction montre une rétraction de l’emprise antérieure et la disparition de la fonction d’assistance. Mais si dans le premier état la cathédrale de cette petite cité répondait aux critères de la grande architecture chrétienne, dans le second, à sa mesure, elle en appliquait encore les principes en donnant un cadre prestigieux à la fonction martyrologique.


Collection de l'École française de Rome 451
Roma: École française de Rome, 2011
393 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0895-8
Prix: € 120

Mélanges de l'École française de Rome. Italie et Méditerranée 123/1 (2011)


LE TRAVAIL COMME RESSOURCE
 
Le travail comme ressource. Parcours individuels, mobilité et stratégies économiques dans les villes d’Ancien Régime, par Eleonora Canepari et Beatrice Zucca Micheletto; Travail et apprentissage des femmes à Lyon au XVIIIe siècle, par Monica Martinat; « Le devoir de travailler jusqu’à la fin de ses jours » : le travail des personnes âgées dans la Rome pontificale (XVIIe-XIXe siècles), par Angela Groppi; Les migrations de travail comme ressources : verriers altarais et vénitiens, XVIe-XVIIIe siècle, par Corine Maitte; Mobility between risk and opportunity : the military profession in the eighteenth century, par Hanna Sonkajärvi; Changer de place. Occupations, réseaux et carrières des immigrants à Anvers au XVIIIe siècle, par Anne Winter; Travail et trajectoire individuelle dans l'administration de la Ferme générale (1751-1763) : une étude de cas, par Olivier Zeller; Ceux qui travaillent avec la mort : entre la professionnalisation et les travaux occasionnels de fossoyeurs, pleureuses et organisatrices de funérailles à Saragosse (Royaume d’Aragon) à la fin du Moyen Âge, par Ana del Campo; Hors normes corporatives : le travail des écuyers et des maîtres d’art équestre en Europe (milieu du XVe-milieu du XVIIe siècle), par Elisabetta Deriu; La précarité des ouvriers de l'arsenal de Toulon à travers leurs mobilités (fin XVIIIe siècle – début XIXe siècle), par Julien Saint-Roman; La désincorporation des salariés, l’exemple de la mercerie parisienne (1680-1776), par Laurence Croq; Diversité et précarité : un nouveau concept de l’activité humaine dans les agrovilles du sud de l’Europe au XVIIIe siècle (Lorca 1771), par Francisco Chacon Jimenez; La plasticité du travail comme ressource dans les petites villes du Midi pyrénéen, par Jean-Michel Minovez; La pluriactivité des paysans parisiens au XVIe siècle : signe de précarité ou d’aisance ?, par Clément Gurvil; La pluriactivité dans les métiers du bâtiment dijonnais : l’exemple de Joseph Taisand (1723-1785), par Sylvie Dubois; Les travaux publics comme ressource : les ateliers de charité dans les dernières décennies du XVIIIe siècle, par Anne Conchon; Appunti sui lavoratori giornalieri dei cantieri edili torinesi nel Settecento : una ricerca in corso, par Nicoletta Rolla.
 
MÉLANGES
 
Le pape, le roi et l'abbé : défendre à Rome l'autonomie de l'ordre ecclésiastique au début du règne de Henri III (1574-1575), par Bertrand Marceau; Enquête sur la vogue de Moïse sur les eaux du Nil au XVIIe siècle, par Matthieu Somon; Lectures de Photios du concile de Trente à Vatican II, par Claudine Delacroix-Besnier;  « L’année des quatre empereurs ». L’École française de Rome en 1922-1923, par Louis-Napoléon Panel


Mélanges de l'École française de Rome 123/1 (2011)
309 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0942-9
ISSN:  0223-9891
Prix: € 50

Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge 123/1 (2011)


CONFRATERNITE E CITTÀ IN ITALIA FRA TARDO MEDIOEVO E PRIMA ETÀ MODERNA (SECOLI XIV-XVI) 
 
Presentazione, par Élisabeth Crouzet-Pavan et Marco Folin, Jean-Claude Maire Vigueur
Des paroisses à la ville : les « Scuole parrocchiali » et la redéfinition des réseaux de solidarités à Venise à la fin du Moyen Âge (XIVe-XVe siècles), par Pascal Vuillemin; « Dedans et dehors » : confréries, charité et espace urbain. Réseaux de solidarité confraternels au Frioul à la fin du Moyen Âge, par Andrea Martignoni; Le strutture associative romane del primo rinascimento : dalle confraternite alle « sodalitates » umanistiche, par Anna Esposito; Au cœur de la ville : les confréries de jeunesse florentines (XVe siècle). Dynamiques spatiales, dynamiques sociales, par Ilaria Taddei; Credito confraternale e reti della solidarietà nella pianura lombarda della prima età Moderna, par Matteo Di Tullio; Le Scuole Grandi veneziane nel XV e XVI secolo : reti assistenziali, patrimoni immobiliari e strategie di governo, par Gianmario Guidarelli; Ridefinire lo spazio sacro della città : confraternite e culti civici a Parma nel Rinascimento, par Cristina Cecchinelli; Reti confraternali nell’Italia dei comuni tra fermenti religiosi e solidarietà politico-sociali, par Marina Gazzini.
 
MÉLANGES
 
Clausole di anatema e di maledizione nei documenti (Italia meridionale e Sicilia, Sardegna, X-XII secolo), par Amedeo Feniello et Jean-Marie Martin; Consilia iudicialia. Sapienza giuridica e processo nelle città comunali italiane, par Massimo Vallerani; La casuistique médiévale à l’œuvre : étude comparée des formulaires de la Pénitencerie Apostolique (XIIIe-XIVe siècles), par Arnaud Fossier; L’annulation d’une sentence de condamnation pour hérésie contre les seigneurs d’Osimo sous Benoît XII (1335) : du nouveau sur l’affaire Lorenzo d’Ancona, par Sylvain Parent; Conflittualità, dinamiche sociali e potere regio nella Salerno angioina, par Amalia Galdi; La beata Giustina e la vita religiosa ad Arezzo al tempo del vescovo Guido Tarlati, par Pierluigi Licciardello.
 
 


Mélanges de l'École française de Rome 123/1 (2011)
297 p., ill. n/b et coul
ISBN:  978-2-7283-0914-6
Prix: € 50

CEF449 Jean-Marie Martin, Annick Peters-Custot, Vivien Prigent (dir.) 

L’héritage byzantin en Italie (VIIIe-XIIe siècle). I. La fabrique documentaire


La question de la présence byzantine en Italie est un sujet majeur pour l’histoire de la Péninsule. Rien d’étonnant à ce qu’elle ait suscité et continue de justifier quantité de travaux scientifiques majeurs. Le propos est ici tout autre, et vise à analyser de manière critique l’attribution à l’ancienne présence byzantine de certains caractères originaux indéniables qui, au cœur du Moyen Âge, peuvent distinguer les régions autrefois byzantines au sein de l’Exarchat de Ravenne (Venise, Ravenne, Rome, Naples, Amalfi et Gaète) de celles de tradition lombarde, dans tous les domaines : le droit, les régimes agraires, la rédaction des actes de la pratique, les critères de distinction sociale, la vie religieuse etc.
Or, il n’y eut dans la domination byzantine, ni unité de temps, ni unité de lieu, puisqu’elle dura selon les régions de deux à cinq siècles. De plus, l’histoire post-byzantine de ces territoires fut elle aussi très variée. Il convenait donc de vérifier, par des approches combinant les analyses thématiques et les études régionales, la validité de la causalité byzantine de ces spécificités.
Ce volume présente les travaux réalisés autour des documents d'archives, des conditions de leur établissement et de leur forme, que ce soit l’usage du papyrus, des bulles de plomb, ou l’étude des milieux chargés de la production des documents diplomatiques, curiales, scribe, scriniarii, tabelliones, notarii. La méthode employée combine la comparaison systématique avec les usages des régions lombardes de la Péninsule italienne, et avec ceux de l’Orient byzantin à la même époque, afin de donner de premières clefs d’interprétation, que les volumes suivant sur le même thème de L'héritage byzantin en Italie (VIIIe-XIIe siècle) complèteront à leur tour


Collection de l'École française de Rome 449
Roma: École française de Rome, 2011
334 p., ill.
ISBN:  978-2-7283-0923-8
Prix: € 60

CEF442 Mathilde Simon

Le rivage grec de l’Italie romaine : la Grande Grèce dans l’historiographie augustéenne


Lorsque Rome prend le contrôle de l’Italie du Sud, à partir de la fin du IVe siècle av. J.-C., les colonies grecques qui s’y étaient implantées connaissent un déclin inexorable. Les textes latins insistent sur la disparition complète de cette région appelée Grande Grèce dont le rayonnement intellectuel et artistique et la prospérité avaient été parfois considérables, et les auteurs ignorent, ou récusent, l’influence du monde italiote sur la culture romaine. Les travaux archéologiques des dernières décennies invitent au contraire à réévaluer les relations, anciennes, entre la jeune République et l’Italie du Sud hellénisée.
Cet ouvrage examine la représentation historiographique de cette présence grecque à laquelle a été confrontée Rome sur le sol même de l’Italie. Il se concentre sur la première décade de Tite-Live, qui met en scène la conquête romaine du Sud de la péninsule à la lumière de l’exaltation augustéenne du destin de Rome, et sur les sources parallèles. Une étude lexicale des termes Italia et Magna Graecia permet d’abord d’apprécier les enjeux idéologiques attachés à ces noms dans l’histoire des relations entre Rome et les régions méridionales de l’Italie. En analysant les étapes de l’expansion de Rome vers le sud, on met ensuite en valeur le rôle de troisième force joué par les cités grecques, dont l’importance stratégique s’apprécie à travers des épisodes de conflit et des personnages d’exception, comme Alexandre le Molosse, oncle du Conquérant. Enfin, on cherche à voir sur quelles conceptions ethnographiques repose la description de ces Grecs d’Italie dont le rapport avec les populations indigènes témoigne d’une acculturation complexe, aujourd’hui mieux connue. Au moment où le programme augustéen définit un passé qui justifie l’hégémonie de l’Vrbs, la représentation de l’héritage de la Grande Grèce révèle les contradictions de Rome face à l’hellénisme.


Collection de l'École française de Rome 442
Roma: École française de Rome, 2011
527 p.
ISBN:  978-2-7283-0855-2
Prix: € 80

CEF434 Jérémie Barthas

L’argent n’est pas le nerf de la guerre : essai sur une prétendue erreur de Machiavel


L’argent n’est pas le nerf de la guerre (« I danari non sono il nervo della guerra ») est l’une des propositions les plus novatrices et les plus controversées de la pensée politique de Machiavel. Devant elle, nombre de présentations de ce grand penseur nous mettent en présence d’un illuminé développant des thèses extravagantes. Elle prouverait son insensibilité à la causalité économique et, par conséquent, la faiblesse de ses instruments d’analyse et de sa portée théorique. Jérémie Barthas en reprend l’examen historique et critique. En se fondant aussi sur des documents des archives de Florence, il met en évidence l’importance du système financier pour comprendre non seulement cette proposition mais encore l’histoire politique de la république florentine du Grand Conseil (1494-1512) et le rôle qu’y joua le secrétaire florentin, notamment en établissant la conscription. Il en ressort une interprétation renouvelée de la pensée politique de Machiavel et de son contexte historique de production, ainsi que de la réception de sa pensée. Ce livre participe de la sorte d’un questionnement plus général sur les liens entre spéculation et volonté politique, instabilité financière et institutions républicaines, dette publique et État moderne, genèse de l’économie politique et de sa critique.


Collection de l'École française de Rome 434
Roma: École française de Rome, 2011
478 p.
ISBN:  978-2-7283-0887-3
Prix: € 60

CEF455 Patrick Boucheron, Marco Folin (dir.) 

I grandi cantieri del rinnovamento urbano : esperienze italiane ed europee a confronto, secoli XIV-XVI


Fra il tardo medioevo e la prima età moderna molte città europee sono state teatro di impegnativi programmi di rinnovamento urbano, mirati alla riqualificazione complessiva dell’immagine cittadina. Varie le modalità d’intervento, ma comune l’aspirazione di fondo: la volontà del sovrano di fare dell’abbellimento urbano il cardine materiale e simbolico di un programma di rigenerazione politica complessiva, come se l’aspetto decoroso dell’urbs e il benessere della civitas non fossero che le due facce di una medesima, inestricabile, realtà.
Nel promuovere le loro iniziative le autorità pubbliche si facevano dunque portatrici di valori formali, se non estetici, servendosi del linguaggio architettonico come di un vessillo inalberato in nome delle ragioni del buon governo. D’altro canto queste operazioni richiedevano grossi finanziamenti, e presupponevano la messa a punto di una serie di strumenti e di procedure che esulavano dalla sfera edilizia, e che dovevano tener conto dei contesti politici, sociali e culturali con cui si confrontavano. In tal senso i programmi di rinnovamento non riflettevano solo le aspettative delle autorità, ma finivano per recepire pulsioni sociali più diffuse, che miravano anch’esse ad appropriarsi della scena urbana per tradursi nello spazio e dare visibilità ai nuovi rapporti di forza che andavano affermandosi all’alba della modernità.
Questo libro è dedicato appunto a questo viluppo di volontà progettuali e pratiche di governo, di strategie politiche e aspirazioni identitarie, mirando a farne uno degli oggetti privilegiati di una nuova storia sociale dell’architettura e della trasformazione urbana.


Collection de l'École française de Rome 455
Roma: École française de Rome, 2011
288 p., pl. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0911-5
Prix: € 40

Copertina Dumons (Coll. 454) Bruno Dumons, Hilaire Multon (dir.) 

Blancs et contre-révolutionnaires en Europe : espaces, réseaux, cultures et mémoires (fin XVIIIe-début XXe siècles) : France, Italie, Espagne, Portugal


Parmi les voies de « l’histoire sociale du politique », un domaine de recherche s’est développé à partir des concepts de « politisation » et de « cultures politiques ». Celles associées aux couleurs « bleue » et « rouge », s’inspirant des valeurs et des modèles issus des gauches républicaine, socialiste et communiste, ont jusque-là beaucoup mobilisé les historiens, délaissant celle qui repose sur les fondements de la catholicité et de la légitimité. Depuis lors, une réflexion d’ensemble est devenue possible sur ces cultures politiques « blanches » qui se déploient durant un long XIXe siècle. L’analyse porte ici sur quatre nations du Sud de l’Europe, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, largement façonnées par le catholicisme et les principes d’un État monarchique. Après avoir repéré les étapes du développement de cette culture politique enracinée dans le rejet des Lumières et de la Révolution française, cette contribution collective se distingue par une histoire sociale des « blancs » et des contre-révolutionnaires qui s’attache à souligner le rôle des passeurs culturels et des intermédiaires sociaux dans ses circulations européennes. Elle vise également au repérage des territoires qui l’ont abrité, permettant d’identifier ses lieux d’enracinement et de sédimentation à plusieurs échelles. En croisant plusieurs approches, il convenait aussi de préciser l’ancrage de cette culture politique dans des lieux de mémoire, des réseaux sociaux et des pratiques identitaires qui se sont perpétués durablement sur les chemins de l’exil.


Collection de l'École française de Rome 454
Roma: École française de Rome, 2011
421 p., ill. et pl.
ISBN:  978-2-7283-0922-1
Prix: € 60

Copertina Levillain (coll. 453) Philippe Levillain (dir.) 

Rome, l’unique objet de mon ressentiment : regards critiques sur la papauté


La littérature n’est pas toujours le miroir romancé de l’Histoire. L’invective placée par Corneille dans la bouche de Camille (Horace, 1640, acte IV, scène 5, v. 1301) transforme une tragédie sentimentale en une pièce politique. À travers la figure du roi de Rome, accordant sa grâce au meurtrier, Corneille défendait le pouvoir absolu du souverain face aux rivalités féodales. Dans le même moment, le pape Urbain VIII (1624-1644) incarnait dans son domaine une forme de centralisation romaine jusque dans les arts et les lettres.
Ce parallèle chronologique s’élève au-dessus du moment même. Un territoire, une institution, une autorité, des méthodes d’exercice, tels sont les thèmes qui gouvernent le face-à-face entre le Vicaire du Christ, souverain pontife, et empires, royaumes ou états-nations. Toute autorité relève de méthodes. Toutes les méthodes s’inspirent d’une légitimité. Le Saint-Siège jusqu’en 1870 s’affirme sur un territoire à la fois terrestre et ecclésiologique : les États pontificaux ; l’Église et ses privilèges territoriaux. La crise de l’assise romaine du pouvoir pontifical, résolue en 1929, ne change guère la donne. Le pape gouverne un patrimoine à double face : la Cité terrestre et la figure de la Cité de Dieu. Sa personne est une délégation sacramentelle. Elle est donc symbolique. L’institution relève d’une autorité dogmatique, qui engage une histoire de l’Église. L’autorité se trouve nécessairement au carrefour de la tradition du passé et du futur de cette tradition.
Telles sont les grandes lignes abordées dans ce colloque au travers de l’histoire longue pour considérer les grands points de l’antagonisme qui ont sécrété progressivement au cours des siècles, avec des oscillations significatives, ce que l’on appelle communément l’antiromanisme, ou, pour reprendre l’expression célèbre et subtile de Urs von Balthazar, le complexe antiromain.


Collection de l'École française de Rome 453
Roma: École française de Rome, 2011
394 p., pl. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0917-7
Prix: € 45