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Novità editoriali

Antichità Medioevo Epoca moderna e contemporanea Tutte le novità In corso di stampa


Copertina Dumons (Coll. 454) Bruno Dumons, Hilaire Multon (a cura di) 

Blancs et contre-révolutionnaires en Europe : espaces, réseaux, cultures et mémoires (fin XVIIIe-début XXe siècles) : France, Italie, Espagne, Portugal


Parmi les voies de « l’histoire sociale du politique », un domaine de recherche s’est développé à partir des concepts de « politisation » et de « cultures politiques ». Celles associées aux couleurs « bleue » et « rouge », s’inspirant des valeurs et des modèles issus des gauches républicaine, socialiste et communiste, ont jusque-là beaucoup mobilisé les historiens, délaissant celle qui repose sur les fondements de la catholicité et de la légitimité. Depuis lors, une réflexion d’ensemble est devenue possible sur ces cultures politiques « blanches » qui se déploient durant un long XIXe siècle. L’analyse porte ici sur quatre nations du Sud de l’Europe, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, largement façonnées par le catholicisme et les principes d’un État monarchique. Après avoir repéré les étapes du développement de cette culture politique enracinée dans le rejet des Lumières et de la Révolution française, cette contribution collective se distingue par une histoire sociale des « blancs » et des contre-révolutionnaires qui s’attache à souligner le rôle des passeurs culturels et des intermédiaires sociaux dans ses circulations européennes. Elle vise également au repérage des territoires qui l’ont abrité, permettant d’identifier ses lieux d’enracinement et de sédimentation à plusieurs échelles. En croisant plusieurs approches, il convenait aussi de préciser l’ancrage de cette culture politique dans des lieux de mémoire, des réseaux sociaux et des pratiques identitaires qui se sont perpétués durablement sur les chemins de l’exil.


Collection de l'École française de Rome 454
Roma: École française de Rome, 2011
421 p., ill. et pl.
ISBN:  978-2-7283-0922-1
Prezzo: € 60

Copertina Levillain (coll. 453) Philippe Levillain (a cura di) 

Rome, l’unique objet de mon ressentiment : regards critiques sur la papauté


La littérature n’est pas toujours le miroir romancé de l’Histoire. L’invective placée par Corneille dans la bouche de Camille (Horace, 1640, acte IV, scène 5, v. 1301) transforme une tragédie sentimentale en une pièce politique. À travers la figure du roi de Rome, accordant sa grâce au meurtrier, Corneille défendait le pouvoir absolu du souverain face aux rivalités féodales. Dans le même moment, le pape Urbain VIII (1624-1644) incarnait dans son domaine une forme de centralisation romaine jusque dans les arts et les lettres.
Ce parallèle chronologique s’élève au-dessus du moment même. Un territoire, une institution, une autorité, des méthodes d’exercice, tels sont les thèmes qui gouvernent le face-à-face entre le Vicaire du Christ, souverain pontife, et empires, royaumes ou états-nations. Toute autorité relève de méthodes. Toutes les méthodes s’inspirent d’une légitimité. Le Saint-Siège jusqu’en 1870 s’affirme sur un territoire à la fois terrestre et ecclésiologique : les États pontificaux ; l’Église et ses privilèges territoriaux. La crise de l’assise romaine du pouvoir pontifical, résolue en 1929, ne change guère la donne. Le pape gouverne un patrimoine à double face : la Cité terrestre et la figure de la Cité de Dieu. Sa personne est une délégation sacramentelle. Elle est donc symbolique. L’institution relève d’une autorité dogmatique, qui engage une histoire de l’Église. L’autorité se trouve nécessairement au carrefour de la tradition du passé et du futur de cette tradition.
Telles sont les grandes lignes abordées dans ce colloque au travers de l’histoire longue pour considérer les grands points de l’antagonisme qui ont sécrété progressivement au cours des siècles, avec des oscillations significatives, ce que l’on appelle communément l’antiromanisme, ou, pour reprendre l’expression célèbre et subtile de Urs von Balthazar, le complexe antiromain.


Collection de l'École française de Rome 453
Roma: École française de Rome, 2011
394 p., pl. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0917-7
Prezzo: € 45

CEF448

Roma medica : anatomie d’un système médical au XVIe siècle


Que signifie «faire de la médecine» dans la Ville Éternelle entre Renaissance et Contre-Réforme ? Comment se construit un savoir sur le corps dans cet espace ? Quels sont les acteurs impliqués dans un tel processus ? Quels sont les lieux de son élaboration ?
L’ouvrage, qui se focalise sur la médecine et les médecins à Rome au milieu du XVIe siècle, entend fournir un premier éclairage sur ces questions. Il interroge la capacité de la capitale du monde catholique de redéfinir le savoir et les structures médicales dont elle dispose et de s’approprier de nouvelles pratiques au moment même où l’on assiste à la transformation de la culture européenne, au passage d’un paradigme humaniste à celui de la Contre-Réforme. À travers une analyse croisée de sources variées, issues de différents lieux de la pratique médicale, ce livre examine les effets d’une reconfiguration des statuts aussi bien que des méthodes et des sphères de compétence de la médecine « romaine » mais aussi les processus de négociation entre groupes politiques, scientifiques et religieux. Il montre que dans sa triple réalité de centre urbain, de capitale pontificale et du monde catholique, Rome est alors l’un des lieux d’élaboration et d’irradiation d’une nouvelle culture médicale.
En se penchant sur le dispositif médical en vigueur au cœur même de la catholicité, l’ouvrage se propose de réfléchir tant sur les conditions locales de la production des savoirs que sur l’articulation plus générale entre histoire sociale et politique et histoire culturelle des sciences.


Collection de l'École française de Rome 448
Roma: École française de Rome, 2011
647 p., 11 pl. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0898-9
Prezzo: € 80

CEF447 Anna Bellavitis, Isabelle Chabot (a cura di) 

La justice des familles : autour de la transmission des biens, des savoirs et des pouvoirs (Europe, Nouveau monde, XIIe-XIXe siècles)


Comment les familles organisent-elles leur reproduction sociale ? Comment gèrent-elles les conflits qui peuvent surgir au sujet de la transmission des biens ? Comment les savoirs, les compétences, les métiers se transmettent-ils à l’intérieur des familles ? Quel rôle jouent les femmes dans la transmission des pouvoirs politiques ? Voici quelques unes des questions posées par ce volume qui réunit les résultats de trois ateliers du projet de recherche Familles, savoirs, reproduction sociale (époque médiévale et moderne) de l’École française de Rome, dirigé par Anna Bellavitis, Isabelle Chabot et Igor Mineo, avec le soutien de l’Université de Palerme et du Centre d’Histoire sociale et culturelle de l’Occident (XIIe-XVIIIe siècle) de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense. L'ouvrage s'articule autour de deux aspects complémentaires de la reproduction sociale - l’héritage matériel (les patrimoines) et l’héritage immatériel (les savoirs et les pouvoirs). Les articles, qui couvrent une époque allant du Haut Moyen Âge au XIXe siècle, concernent une vaste aire géographique, qui comprend, en plus de la France et de l’Italie, les espaces scandinaves, germaniques et ibériques, avec deux incursions dans les colonies américaines.


Collection de l'École française de Rome 447
Roma: École française de Rome, 2011
505 p.
ISBN:  978-2-7283-0908-5
Prezzo: € 65

CEF446 Patrice Cressier, Elizabeth Fentress (a cura di) 

La céramique maghrébine du haut Moyen Âge (VIIIe-Xe siècle) : état des recherches, problèmes et perspectives


Malgré les efforts du petit nombre de chercheurs concernés, la céramique médiévale maghrébine reste très mal connue : trop peu de sites fouillés, trop peu de publications. Pour l’historien de la culture matérielle, le handicap est lourd par rapport à la rive septentrionale de la Méditerranée. Il inclut en particulier la rareté des typo-chronologies à échelle régionale et les difficultés à aborder les questions historiques habituellement éclairées par ce mobilier (en amont, la transition avec l’Antiquité tardive, les apports orientaux et les héritages locaux, ou encore la progression du processus d’arabisation/islamisation ; en aval, les ateliers de production et l’organisation sociale, les échanges commerciaux et la hiérarchisation des marchés, le transfert des techniques, la nature et les fonctions des céramiques dites « de luxe », les pratiques alimentaires).
Au travers de treize études de cas, adoptant des approches distinctes, ce livre se propose de dresser un état des lieux de nos connaissances sur la céramique médiévale du Maghreb, en en soulignant les acquis comme les lacunes, et en proposant des pistes de recherche pour l’avenir. Trois contributions de spécialistes d’aires géographiques voisines (péninsule Ibérique, Sicile et Proche-Orient) apportent une indispensable mise en perspective.


Collection de l'École française de Rome 446
Roma: École française de Rome, 2011
312 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0894-1
Prezzo: € 120

BEFAR346 Annliese Nef

Conquérir et gouverner la Sicile islamique aux XIe et XIIe siècles


Conquérant la Sicile à partir du milieu du XIe siècle, les Hauteville sont les premiers à mettre en place un gouvernement qui se définit comme chrétien et, au moins en partie, de langue latine, tout en exerçant ses prérogatives sur une population majoritairement musulmane et arabophone. Pour ce faire, ils élaborent progressivement des instruments de gouvernement, mais se font aussi les mécènes d’une production culturelle qui a suscité admiration et commentaires jusqu’à aujourd’hui.
Cet ouvrage se présente comme une enquête sur les différentes dimensions du pouvoir des Hauteville de la conquête de la Sicile à la fin du XIIe siècle (politique linguistique, construction d’un État, mécénat, mais aussi contrôle des populations et du territoire). Il vise à dé-mythifier les représentations que l’on a souvent de ce long siècle de « tolérance », mais aussi à déconstruire l’idée que l’échec de la dynastie était écrit d'avance. Il postule néanmoins que la construction « normande » en Sicile demeure originale et novatrice et qu’elle fournit des éléments de comparaison utiles à tous ceux qui analysent les situations de conquête et de gouvernement minoritaire en contexte multiculturel.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 346
Roma: École française de Rome, 2011
829 p.
ISBN:  978-2-7283-0889-7
Prezzo: € 120

CEF445 Isabelle Chabot

La dette des familles : femmes, lignage et patrimoine à Florence aux XIVe et XVe siècles


Pour que la maison des pères fonctionne à la perfection, seuls les hommes doivent se succéder dans la continuité temporelle de la famille et la transmission des biens patrimoniaux. Les femmes sont et ne sont pas dans la durée du lignage. Ces femmes, par qui le lignage patrilinéaire se renouvelle et perdure dans la suite des générations qu'elles engendrent, devraient aller et venir entre les maisons, passer et se suivre sans succéder. Or, un des paradoxes du système dotal médiéval, c'est que les femmes, grâce à leur dot, ne sont pas complètement exclues du processus de dévolution des biens : elles sont et ne sont pas héritières de leurs ancêtres. Elles risquent ainsi, toujours grâce à leur dot, de rentrer dans la continuité temporelle des biens de la famille et donc de la famille elle-même. Car grâce à leur dot qui leur permet d'entrer dans les maisons des hommes par mariage, les femmes n'engendrent pas que des mâles pour le lignage, elles inaugurent aussi une autre ligne, une autre succession. Les femmes sont donc à la fois destinataires et agents dans le processus de transmission des biens: à défaut de pouvoir les déshériter totalement, les hommes s'efforcent de neutraliser leurs biens dotaux en les réduisant à de simples créances et de faire en sorte que ce patrimoine féminin soit dénué de tous les pouvoirs inhérents à la fonction de transmission, car c'est elle qui engendre la permanence et permet d'agir sur le temps. Pour entretenir cette puissante illusion d'optique qu'est la maison des pères, il faut enlever aux biens qui passent aux femmes et qui passent par les femmes toute dimension temporelle.
Ce livre raconte l'histoire de ce combat mené par les Florentins de la fin du Moyen Âge pour réduire les droits successoraux des femmes, contrôler aussi bien leur pouvoir patrimonial que leur capacité de transmission et les maintenir à titre de suivantes dans la succession et la continuité des familles. Mais il raconte aussi que ce combat n'est jamais complètement victorieux.


Collection de l'École française de Rome 445
Roma: École française de Rome, 2011
450 p.
ISBN:  978-2-7283-0900-9
Prezzo: € 60

BEFAR345 Maurice Lenoir

Le camp romain : Proche-Orient et Afrique du Nord


Alors que l’intérêt pour l’armée romaine ne s’est jamais démenti depuis le Moyen Âge, le XXe siècle a pu mettre au jour, grâce au recours à l’archéologie aérienne, un nombre considérable de sites militaires renouvelant profondément la lecture des sources anciennes dans leur confrontation avec les témoignages de terrain. Maurice Lenoir dans ce livre posthume issu de sa thèse d’État, n’a pas voulu s’enfermer dans des oppositions stériles entre vues du ciel et études au sol, entre sources écrites et relevés localisés, mais proposer, à travers l’analyse d’un corpus limité dans le temps, l’espace et par la nature des documents – camps construits en dur, du 1er siècle à Constantin, du Proche-Orient à l’Afrique - une relecture à portée générale de l’entière complexité des dispositifs militaires de l’Empire et de ses stratégies dans des zones aux limites du désert, au contact de populations nomades, qui en souligne l’originalité dans la tradition romaine et comme expression du pouvoir impérial.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 345
Roma: École française de Rome, 2011
439 p., ill. et pl. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0872-9
Prezzo: € 100