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Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


CLASSIQUES-TALLON Alain Tallon

La France et le concile de Trente (1518-1530)


Vingt ans après la première parution de cet ouvrage, la question des rapports entre État moderne et les Réformes religieuses reste une de plus débattues dans l’historiographie du XVIe siècle européen et même de celui de la première mondialisation. La cas français dans sa singularité mérite toujours l’attention car il se révèle bien plus complexe que le simple conflit juridictionnel qui a servi trop longtemps de clé exclusive d’interprétation. Grâce aux débats conciliaires, nous percevons la pluralité des acteurs et leur relative autonomie, qui suit des chronologies très différentes. La clarification tridentine a dans le cas français laissé suffisamment de place aux compromis doctrinaux et aux intérêts ecclésiastiques de chacun pour, malgré les éclats de voix diplomatiques, avoir une influence durable dans le royaume, où elle fédère les multiples initiatives venues de cercles les plus divers tout en disqualifiant une réforme imposée d’en haut, par le pouvoir royal allié ou non au pouvoir pontifical. Le France et le concile de Trente montre comment le catholicisme moderne a su rester pluriel.
 
Alain Tallon est un ancien membre de l’École français de Rome (1993-1996). Il est professeur d’histoire moderne à l’Université Paris-Sorbonne (Sorbonne Université).


Classiques de l'École française de Rome
Roma: École française de Rome, 2017
976 p.
ISBN:  978-2-7283-1278-8
Prix: € 20

Mélanges de l'École française de Rome. Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 129/1 (2017)


Les intermédiaires du travail. Acteurs du recrutement et de la gestion des travailleurs, xvie-xxie siècle

sous la direction de Andrea Caracausi, Corine Maitte et Manuela Martini

Introduction. Pour une histoire des médiateurs du travail dans la longue durée, par Andrea Caracausi, Corine Maitte et Manuela Martini ; Places, palais, auberges. À la recherche du travail dans une ville baroque, par Eleonora Canepari ; Fattori, caporali e capisquadra. Note su mediatori e « mercato » del lavoro agricolo nel Ferrarese dell’Ottocento, par Michele Nani ; Du « caporale » au « caponero ». L’intermédiation de main d’oeuvre agricole migrante en Italie du Sud, par Romain Filhol ; Gli intermediari del lavoro marittimo a Venezia tra XVII e XVIII secolo : galeotti e marinai, par Luca Lo Basso « S’adresser à M. le Clerc, Huissier, rue S. Honoré. » (1780) ou les intermédiaires de l’intermédiaire. Presse d’annonces et emploi domestique à Paris à la fin de l’Ancien Régime, par Ulrike Krampl ; Apparieur et marchand de travail : le bureau de placement à Paris au tournant du XXe siècle, par Benjamin Jung

 

Nouvelles approches et nouveaux objets du fait religieux en sciences sociales

sous la direction de Magali Della Sudda, François Dumasy et Pierre-Antoine Fabre

Introduction, par François Dumasy et Pierre-Antoine Fabre ; Sur les pas de Boris Jeanne (1978-2017). Pistes pour une histoire connectée du fait religieux, par Magali Della Sudda. ; Les sources latines de l’Amérique, au carrefour de l’histoire érudite et de l’anthropologie religieuse et sociale, par Boris Jeanne ; La production académique d’un savoir sur le religieux : une étude des thèses en cours en France, par Matthieu Brejon de Lavergne et Sara Teinturier ; La notion de « fait religieux » peut-elle rendre compte des constructions médiévales de l’altérité ?, par Camille Rouxpetel ; Les aventures du mot « martyre » entre l’Asie et l’Europe ou les aléas de la traduction, par Hitomi Omata Rappo ; Tourisme, patrimoine et religions en Méditerranée. Usages culturels du religieux dans le catholicisme et l’islam contemporains (Europe du Sud-Maghreb), par Katia Boissevain et Cyril Isnart ; Le prix de la foi. Économie des services religieux dans une ville de l’époque moderne (Naples, XVIIe-XVIIIe siècle), par Diego Carnevale ; Le religieux comme objet en science politique : des recompositions de la division du travail scientifique à l’ouverture dechantiers de recherche distincts, par Franck Fregosi et Guillaume Silhol ; Marchés, business et consumérisme en religion : vers un « tournant économique » en sciences des religions ?, par Lionel Obadia ; Béni soit le Léviathan ? Les liturgies catholiques et l’État souverain (fin XVIIIe-début XIXe siècle), par Vincent Petit

 

Varia

« Né si potevano castigare per la libertà del loco e il dominio che vi è ». Cattolici e protestanti nell’Impero ottomano attraverso i dubia e le facultates, par Felicita Tramontana


Mélanges de l'École française de Rome 129/1 (2017)

ISBN:  978-2-7283-1296-2
ISSN:  1123-9891
Prix: € 50


Version en ligne REVUES.ORG

BEFAR-380 Alain Dewerpe

Les mondes de l’industrie. L’Ansaldo, un capitalisme à l’italienne


« Ce livre a un objet : l’usine comme espace social. Il a un moyen : l’observation du travail industriel. » Voici l’aboutissement d’une très longue enquête menée sur les usines de l’entreprise Ansaldo – sidérurgie, métallurgie, mécanique, chantiers navals – à l’ouest de Gênes, du milieu du XIXe siècle aux années 1930. Après ses premiers travaux sur la proto-industrialisation et sur la manufacture, Alain Dewerpe y propose une ethnographie historique des pratiques sociales au sein de l’usine et de leurs transformations, de leurs ajustements souvent difficiles, de leurs confrontations et de leurs conflits. Au centre, donc, le travail, dans ses dimensions économiques, techniques, professionnelles, relationnelles, culturelles ; les rapports de forces induits par les compétences, par l’organisation mais aussi par les habitudes ; les tentatives pour les ordonner à des logiques productives, techniques, financières. Et, plus largement, une réflexion sur la transformation des modes de vie, sur la discipline des corps et des temps. Car derrière les grandes réalisations qui ont fait la gloire de l’Ansaldo, en amont des stratégies du capital et des incertitudes de la gestion, ce livre fait comprendre la « réalité diversifiée des rapports sociaux, l’intégration des microdispositifs, les trajectoires de l’infiniment petit, les combinatoires de l’infime » : ce qui fait l’usine, au jour le jour.
 
Le livre est en vente sur le site des éditions de l'EHESS.
 
Normalien, ancien membre de l’École française de Rome, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, Alain Dewerpe (1952-2015) a consacré une part majeure de ses recherches et de son enseignement à l’histoire du monde industriel et des formes de l’industrialisation.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 380
Roma – Paris: École française de Rome – EHESS; , 2017
628 p.
ISBN:  978-2-7283-1304-4
Prix: € 

CEF523 Samuel Fettah

Les limites de la cité : espace, pouvoir et société a Livourne au temps du port franc (XVIIe-XIXe siècle)


Table des matières
Introduction


Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Livourne fut un grand port d’entrepôt méditerranéen, cosmopolite et marchand, en partie organisé en « nations ». Mais c’était aussi une cité italienne d’Ancien Régime, en majorité peuplée de catholiques,  le plus souvent originaires de la péninsule. Cité marchande et cité princière, principal débouché de la Toscane en Méditerranée et espace privilégié de circulation des hommes et des idées nouvelles, Livourne fut aussi la vitrine urbanistique des Princes, ville contrôlée et enserrée dans l’enceinte du port franc, intégrée dans un plan géométrique inspiré des cités idéales de la Renaissance. L’ouvrage étudie d’abord le fonctionnement de cette cité, décrivant un modèle urbain construit et reproduit sur les limites. Limites spatiales et économiques d’abord, car c’est aux marges de la ville, à la limite du port franc, que se définit puis se recompose l’espace urbain. Mais aussi limites sociales et politiques, car c’est à partir des différences de statut et par la place accordée aux « nations » que se structurent les relations entre groupes citadins et gouvernement de la cité. La place des communautés allogènes et de leurs notables dans la vie citadine, ainsi que leur position dans le processus local et régional du Risorgimento constituent dans ce cadre un aspect central du livre, qui décrit aussi les évolutions du système livournais entre le temps du despotisme éclairé (deuxième moitié du XVIIIe siècle) et la première décennie du rattachement au royaume d’Italie, jusqu’à sa désagrégation, sanctionnée par l’abolition du port franc (1868). Ce faisant, il trace  l’histoire d’un modèle de modernité citadine, souvent précoce et dynamique mais affaibli par ses contradictions et ses limites. C’est aussi l’histoire d’un passage des « nations » à la nation, un processus dont l’issue n’était pas écrite d’avance et qui fut marqué par un temps de forte affirmation de l’identité locale et régionale.

 

Samuel Fettah, docteur en histoire, ancien chargé de recherche au CNRS, est agrégé d’histoire et chercheur associé à l’UMR TELEMME (MMSH, Aix-en-Provence).


Collection de l'École française de Rome 523
Roma: École française de Rome, 2017
626 p.
ISBN:  978-2-7283-1216-0
Prix: € 39


Version en ligne TORROSSA

CEF529 Catherine Brice (dir.) 

Frères de sang, frères d’armes, frères ennemis : la fraternité en Italie (1820-1924)


Table des matières
Introduction


Le XIXe siècle des nationalités s’est pensé comme le siècle de la fraternité, entre les peuples et les hommes. Et la nation moderne s’est souvent présentée comme fondée sur une extension de la famille, unie par le sang, les valeurs, la culture. Cette vision a entraîné des formes de mobilisation politique originales comme le volontariat, les sociétés de secours mutuel, les fraternités. Plus spécifiquement (mais non exclusivement) consacré à l’Italie du Risorgimento, ce volume prend acte de deux points qui apparaissent clairement : l’utilisation massive du mot frère (fratelli), fraternité (fratellanza) durant les guerres d’indépendance, et aussi de la mobilisation massive de frères de sang, d’une même famille, qui ont pu combattre ensemble : les frères Bandiera, Fabrizi, Cavour, Cairoli… en sont quelques exemples. Or, si la fraternité est un concept, c’est aussi un état et un sentiment. Un état, car être frère relève d’un statut familial, encadré par des normes, des lois qui n’instaurent pas l’amour fraternel, qui lui, est un sentiment. À l’intersection de ces acceptions de la fraternité, le volume aborde donc la dimension biographique et met en évidence que la fraternité « de sang » est en fait, souvent, le cadre d’un affrontement politique régulé par les intérêts familiaux. Entre les concepts et la pratique, les idées et les acteurs, la polysémie de la fraternité s’avère être un formidable outil de mobilisation négociée.

 

Catherine Brice est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris Est Créteil, membre du Centre de Recherche en Histoire européenne comparée (CRHEC) et de l’IUF (2013-2018). Elle a étudié la monumentalité publique et la monarchie italienne au XIXe siècle, a dirigé un projet ANR consacré à La fraternité comme catégorie de l’action politique et travaille sur les aspects économiques de l’exil politique italien au XIXe siècle.


Collection de l'École française de Rome 529
Roma: École française de Rome, 2017
344 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1212-2
Prix: € 24