Présentation 
Événements 
Liens 
Nouveautés carrello
À paraître 
Normes éditoriales 
Normes pour les curateurs 
Catalogue carrello
Ressources en ligne 
Distributeurs 
Mailing list 
Contacts 
Votre compte
 
 
English   Italiano
Cart Contents  
Traitement des données personnelles

Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


Olivier Poncet

Mazarin l’Italien


De Jules Mazarin (1602-1661), ses contemporains ont tout dit, sur le ton de l’emphase et de l’admiration aussi bien que sur le mode de la détestation et de la moquerie. Aujourd'hui, les historiens veulent en retenir la figure de l’homme d’État, les prouesses du politique, la patience du diplomate, la générosité du mécène et le goût du collectionneur. Pourtant, le personnage déroute dès qu’on le ramène sur les terres qui l’ont vu naître. Audacieux ou défait dans la négociation, pressé et déraisonnable dans l’action, gauche et passionné dans l’expression, Mazarin, dans ses rapports avec Rome et avec l’Italie, n’est pas toujours celui que l’on attend.

Questionner les liens de Mazarin avec l’Italie du Seicento permet en fait de mieux comprendre l’homme : ils nuancent l’action du ministre, ils précisent les espoirs du mécène, ils expliquent la discrétion du chrétien. Son ministériat constitue aussi le champ du cygne, à l’âge moderne, de l’intense dialogue politique et artistique entretenu par la France et les Français avec l'Italie depuis la fin du Moyen Âge. Contempler le visage de Mazarin renvoyé par le miroir italien, c’est enfin revisiter les notions d’identité et de patrie dans l’Europe du XVIIe siècle, en des termes qui peuvent donner à réfléchir à notre temps.

 

Le volume est en vente sur le site : www.tallandier.com


Olivier Poncet, ancien membre de l’École française de Rome, est professeur à l’École nationale des chartes où il enseigne l’histoire des institutions et des archives de l’époque moderne. Ses recherches portent en particulier sur la monarchie française et la papauté, et sur la place de l’écrit en Occident entre XVIe et XVIIIe siècles. Il est l’auteur, entre autres, de La France et le pouvoir pontifical, 1595-1661. L’esprit des institutions (Rome, 2011).

 


Lectures méditerranéennes 1
Rome-Paris-Madrid: École française de Rome; Tallandier ; Casa de Velázquez, 2018
288 p., pl. coul.
ISBN:  979-10-210-2437-3
Prix: € 

CEF530 François Jankowiak, Laura Pettinaroli (dir.) 

Les cardinaux entre Cour et Curie. Une élite romaine, 1775-2015


Table des matières
Introduction


 

Les cardinaux sont connus du grand public comme des figures prestigieuses des Églises et des sociétés locales. Ils suscitent aussi l’intérêt des médias internationaux par leur rôle, majeur mais toujours mystérieux, dans l’élection du pape. Pourtant, la nature de leur charge et la réalité de leurs fonctions demeurent largement dans l’ombre. Les membres du Sacré Collège composent une élite qui ne ressemble à aucune autre : aristocratique au sens du choix des « meilleurs », et cependant non héréditaire, à fort ancrage local mais aussi très internationalisée, placée à partir des Lumières et de la Révolution face au défi de s’adapter à la modernité.

Cet ouvrage est centré sur les aspects spécifiquement romains de l’activité multiforme des « porporati ». Ceux-ci sont saisis à la fois en tant que corps constitué, sede plena (consistoire) et sede vacante (conclave), qu’individuellement, comme responsables de dicastères de la Curie, acteurs majeurs de la diplomatie vaticane, mais aussi protecteurs de congrégations religieuses, dignitaires de la Cour pontificale et détenteurs d’un « titre » cardinalice symbolisant leur ancrage dans la Ville.

Les vingt-cinq contributions réunies dans ce volume, accompagnées d’une bibliographie et de plusieurs index, sont le fruit d’un programme de recherches interdisciplinaires qui a rassemblé une équipe internationale d’historiens et d’historiens du droit, et qui a été conduit par l’École française de Rome, l’Institut catholique de Paris et l’Université Paris-Sud.

 

Ancien membre de l’École française de Rome, agrégé des Facultés de Droit, François Jankowiak est professeur d’histoire du droit et des institutions à l’Université Paris-Sud (Paris-Saclay) où il dirige le laboratoire « Droit et Sociétés religieuses » (DSR – EA 1611).

 

Ancienne élève de l’École normale supérieure (Lyon) et de l’École française de Rome, agrégée d’histoire, Laura Pettinaroli, est maître de conférences en histoire contemporaine à la Faculté des Lettres de l’Institut catholique de Paris et membre de l’unité de recherche « Religion, culture et société » EA 7403.

 


Collection de l'École française de Rome 530
Roma: École française de Rome, 2017
482 p.
ISBN:  978-2-7283-1230-6
Prix: € 27

BEFAR377 Cogné Albane

Les propriétés urbaines du patriciat (Milan, XVIIe-XVIIIe siècle)


Table des matières
Introduction


Par le prisme des propriétés urbaines, l’ouvrage offre un nouveau point de vue sur le patriciat milanais, souvent présenté de manière monolithique comme l’élite sociale du duché. La consistance des patrimoines et les choix résidentiels démontrent en effet l’hétérogénéité du groupe social et reflètent le niveau de richesse des familles, leur implication institutionnelle et leurs origines sociales. La recherche associe la réalisation d’un système d’information géographique fondé sur le cadastre thérésien à la documentation issue des fonds familiaux qui informe sur la constitution des patrimoines urbains et leur place dans l’économie familiale (nature et valeur des investissements réalisés, pratiques de gestion et de transmission des biens). La double nature de l’immobilier (résidence et biens locatifs) le fait obéir à des logiques variées qui ne sont pas seulement représentatives et économiques mais qui relèvent aussi d’enjeux sociaux et politiques. C’est finalement le rôle du patriciat dans la fabrique de la ville qui est envisagé et qui connaît des évolutions dans la seconde moitié du XVIIIsiècle lorsque les souverains habsbourgeois cherchent à mieux contrôler l’urbanisme et que les nouvelles logiques résidentielles aboutissent à l’émergence des des « beaux quartiers » et à l’éclatement des familles.

 

 

 

Albane Cogné est normalienne (ENS, Fontenay-Saint-Cloud), agrégée et docteur en histoire. Elle a été membre de l’École française de Rome et est actuellement maître de conférences à l’université Fr. Rabelais de Tours et rattachée au Cethis. Ses recherches portent sur l’histoire urbaine et sociale de l’Italie à l’époque moderne.

 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 377
Roma: École française de Rome, 2017
640 p., ill. n/b et pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1234-4
Prix: € 45

CEF546 Hugo Vermeren

Les Italiens à Bône (1865-1940)


Table des matières
Introduction


Quelles sont les raisons qui ont poussé des milliers d’Italiens et d’Italiennes à franchir la Méditerranée au XIXe siècle et à s’installer en Algérie ? Comment la ville de Bône (Annaba), à l’origine petit port du Maghreb oriental, est-elle devenue le premier lieu d’implantation italienne pendant la colonisation française ? Dans quelle mesure ces étrangers ont-ils participé à la formation d’une population française outre-Méditerranée ? Ce livre retrace les parcours des immigrants italiens qui se sont installés à Bône du milieu du XIXe siècle au début de la seconde guerre mondiale à l’appui d’archives inédites conservées en France, en Italie et en Algérie. La contribution des Italiens au peuplement européen de l’Algérie, au développement de ses villes portuaires et des activités maritimes, est encore aujourd’hui méconnue. Le cas de Bône et de ses pêcheurs italiens est à ce titre éclairant. Il inscrit les migrations italiennes dans des pratiques de longue durée et des stratégies bien déterminées, contrastant avec l’image récurrente de migrants poussés par la faim et la misère. L’histoire des Italiens de Bône nous invite à repenser la manière dont s’est formée la population des Français d’Algérie et à reconsidérer la place occupée par les étrangers dans la société coloniale algérienne. Au cœur de ce livre, l’étude des politiques d’immigration et de naturalisation menées par la France sur les territoires de son empire colonial témoigne d’une contradiction constante entre cosmopolitisme colonial et intégration « à la française ». Cette recherche replace également Bône, et plus largement l’Algérie, au centre d’un espace méditerranéen convoité au sein duquel se tissent les relations parfois tendues entre la France et l’Italie.

 

 

Docteur en histoire contemporaine de l’Université Paris Ouest-Nanterre, Hugo Vermeren est spécialiste des phénomènes migratoires, de l’histoire du Maghreb colonial et de l’histoire des mondes maritimes et des sociétés littorales en Méditerranée.


Collection de l'École française de Rome 546
Rome: École française de Rome, 2017
630 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1274-0
Prix: € 36

CLASSIQUES-TALLON Alain Tallon

La France et le concile de Trente (1518-1530)


Vingt ans après la première parution de cet ouvrage, la question des rapports entre État moderne et les Réformes religieuses reste une de plus débattues dans l’historiographie du XVIe siècle européen et même de celui de la première mondialisation. La cas français dans sa singularité mérite toujours l’attention car il se révèle bien plus complexe que le simple conflit juridictionnel qui a servi trop longtemps de clé exclusive d’interprétation. Grâce aux débats conciliaires, nous percevons la pluralité des acteurs et leur relative autonomie, qui suit des chronologies très différentes. La clarification tridentine a dans le cas français laissé suffisamment de place aux compromis doctrinaux et aux intérêts ecclésiastiques de chacun pour, malgré les éclats de voix diplomatiques, avoir une influence durable dans le royaume, où elle fédère les multiples initiatives venues de cercles les plus divers tout en disqualifiant une réforme imposée d’en haut, par le pouvoir royal allié ou non au pouvoir pontifical. Le France et le concile de Trente montre comment le catholicisme moderne a su rester pluriel.
 
Alain Tallon est un ancien membre de l’École français de Rome (1993-1996). Il est professeur d’histoire moderne à l’Université Paris-Sorbonne (Sorbonne Université).


Classiques de l'École française de Rome
Roma: École française de Rome, 2017
976 p.
ISBN:  978-2-7283-1278-8
Prix: € 20

Mélanges de l'École française de Rome. Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 129/1 (2017)


Les intermédiaires du travail. Acteurs du recrutement et de la gestion des travailleurs, xvie-xxie siècle

sous la direction de Andrea Caracausi, Corine Maitte et Manuela Martini

Introduction. Pour une histoire des médiateurs du travail dans la longue durée, par Andrea Caracausi, Corine Maitte et Manuela Martini ; Places, palais, auberges. À la recherche du travail dans une ville baroque, par Eleonora Canepari ; Fattori, caporali e capisquadra. Note su mediatori e « mercato » del lavoro agricolo nel Ferrarese dell’Ottocento, par Michele Nani ; Du « caporale » au « caponero ». L’intermédiation de main d’oeuvre agricole migrante en Italie du Sud, par Romain Filhol ; Gli intermediari del lavoro marittimo a Venezia tra XVII e XVIII secolo : galeotti e marinai, par Luca Lo Basso « S’adresser à M. le Clerc, Huissier, rue S. Honoré. » (1780) ou les intermédiaires de l’intermédiaire. Presse d’annonces et emploi domestique à Paris à la fin de l’Ancien Régime, par Ulrike Krampl ; Apparieur et marchand de travail : le bureau de placement à Paris au tournant du XXe siècle, par Benjamin Jung

 

Nouvelles approches et nouveaux objets du fait religieux en sciences sociales

sous la direction de Magali Della Sudda, François Dumasy et Pierre-Antoine Fabre

Introduction, par François Dumasy et Pierre-Antoine Fabre ; Sur les pas de Boris Jeanne (1978-2017). Pistes pour une histoire connectée du fait religieux, par Magali Della Sudda. ; Les sources latines de l’Amérique, au carrefour de l’histoire érudite et de l’anthropologie religieuse et sociale, par Boris Jeanne ; La production académique d’un savoir sur le religieux : une étude des thèses en cours en France, par Matthieu Brejon de Lavergne et Sara Teinturier ; La notion de « fait religieux » peut-elle rendre compte des constructions médiévales de l’altérité ?, par Camille Rouxpetel ; Les aventures du mot « martyre » entre l’Asie et l’Europe ou les aléas de la traduction, par Hitomi Omata Rappo ; Tourisme, patrimoine et religions en Méditerranée. Usages culturels du religieux dans le catholicisme et l’islam contemporains (Europe du Sud-Maghreb), par Katia Boissevain et Cyril Isnart ; Le prix de la foi. Économie des services religieux dans une ville de l’époque moderne (Naples, XVIIe-XVIIIe siècle), par Diego Carnevale ; Le religieux comme objet en science politique : des recompositions de la division du travail scientifique à l’ouverture dechantiers de recherche distincts, par Franck Fregosi et Guillaume Silhol ; Marchés, business et consumérisme en religion : vers un « tournant économique » en sciences des religions ?, par Lionel Obadia ; Béni soit le Léviathan ? Les liturgies catholiques et l’État souverain (fin XVIIIe-début XIXe siècle), par Vincent Petit

 

Varia

« Né si potevano castigare per la libertà del loco e il dominio che vi è ». Cattolici e protestanti nell’Impero ottomano attraverso i dubia e le facultates, par Felicita Tramontana


Mélanges de l'École française de Rome 129/1 (2017)

ISBN:  978-2-7283-1296-2
ISSN:  1123-9891
Prix: € 50


Version en ligne TORROSSA Version en ligne REVUES.ORG

BEFAR-380 Alain Dewerpe

Les mondes de l’industrie. L’Ansaldo, un capitalisme à l’italienne


« Ce livre a un objet : l’usine comme espace social. Il a un moyen : l’observation du travail industriel. » Voici l’aboutissement d’une très longue enquête menée sur les usines de l’entreprise Ansaldo – sidérurgie, métallurgie, mécanique, chantiers navals – à l’ouest de Gênes, du milieu du XIXe siècle aux années 1930. Après ses premiers travaux sur la proto-industrialisation et sur la manufacture, Alain Dewerpe y propose une ethnographie historique des pratiques sociales au sein de l’usine et de leurs transformations, de leurs ajustements souvent difficiles, de leurs confrontations et de leurs conflits. Au centre, donc, le travail, dans ses dimensions économiques, techniques, professionnelles, relationnelles, culturelles ; les rapports de forces induits par les compétences, par l’organisation mais aussi par les habitudes ; les tentatives pour les ordonner à des logiques productives, techniques, financières. Et, plus largement, une réflexion sur la transformation des modes de vie, sur la discipline des corps et des temps. Car derrière les grandes réalisations qui ont fait la gloire de l’Ansaldo, en amont des stratégies du capital et des incertitudes de la gestion, ce livre fait comprendre la « réalité diversifiée des rapports sociaux, l’intégration des microdispositifs, les trajectoires de l’infiniment petit, les combinatoires de l’infime » : ce qui fait l’usine, au jour le jour.
 
Le livre est en vente sur le site des éditions de l'EHESS.
 
Normalien, ancien membre de l’École française de Rome, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, Alain Dewerpe (1952-2015) a consacré une part majeure de ses recherches et de son enseignement à l’histoire du monde industriel et des formes de l’industrialisation.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 380
Roma – Paris: École française de Rome – EHESS; , 2017
628 p.
ISBN:  978-2-7283-1304-4
Prix: €