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Fabrice Jesné

La face cachée de l’empire. L’Italie et les Balkans, 1861-1915


Ce livre étudie la fabrique d’une politique étrangère, celle de l’Italie dans cet étranger proche qu’est pour elle la péninsule balkanique. L’Europe du sud-est est en effet, à la fin du XIXe siècle, le principal théâtre d’une « question nationale » à laquelle l’Italie doit son existence. C’est l’entrelacs de la Realpolitik, de la cause des peuples, mais aussi des intérêts matériels des individus et des groupes impliqués dans l’expansionnisme qu’examine cet ouvrage. Le livre brosse successivement les traits fondamentaux de cette politique : d'abord l'invention d'une légitimité à guider les peuples balkaniques vers la rédemption nationale. Ensuite le choc de la réalité, celle d'une puissance faible qui doit se réfugier dans un soft-power libéral et humanitaire. Il situe ensuite les questions balkaniques par rapport au débat politique en Italie même : entre question d’Orient, irrédentisme et colonialisme. S’intéressant aux acteurs de cette politique balkanique (savants, militants, consuls et affairistes), il apporte des éléments factuels et interprétatifs neufs sur l'impérialisme en pleine grandeur qui dessine, entre 1912 et 1915, un embryon d'empire italien en Méditerranée.
 
Fabrice Jesné est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Nantes et directeur des études à l’EFR. Ses travaux portent sur la politique balkanique de l’Italie libérale ainsi que sur l’histoire de l’institution consulaire en France et en Italie.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 390
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1449-2
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge 132-2 (2020)



Mélanges de l'École française de Rome 132-2 (2020)

ISBN: 
ISSN:  1123-9883
Price: € 50
Status: Forthcoming pubblication

Henri Broise, et alii (ed.) 

Recherches archéologiques à la Magliana, 3. Un bois sacré du suburbium romain : topographie générale du site ad deam diam


Si les inscriptions provenant du bois sacré de Dea Dia, à La Magliana (Rome), sont bien connues, le site lui-même est longtemps resté une énigme, malgré des découvertes du XVIe et du XIXe siècle. Dégager aujourd’hui la topographie sous une bourgade construite autour de la voie ferrée Rome-Fiumicino et deux routes n’était pas aisé. L’exploration a due être faite au fur et à mesure par sondages successifs en fonction des découvertes faites, à commencer par les découvertes du balneum publiées en 1987. La topographie générale dégagée par quarante années de recherches révèle l’existence d’un grand ensemble en forme de terrasses descendant de l’aedes Deae Diae, située sur le flanc de la colline vers le balneum voisin de la rive du Tibre. Or ce grand ensemble avec son bois sacré entourant une rotonde, son espace réservé aux empereurs divinisés, et la partie inférieure avec un portique et les bains, représentent le sanctuaire de l’époque sévérienne. Jusqu’à nos fouilles, les raisonnements sur le site se fondaient sur ces bâtiments sévériens pour reconstruire la topographie antérieure connue par les protocoles épigraphiques des arvales. Or les fouilles ont démontré que tout ce grand ensemble date du début du IIIe siècle ap. J.-C. Entre Auguste et les Sévères, le bois sacré et ses espaces annexes peuvent par déduction et en fonction de certaines découvertes être placés entre la rotonde et la gare actuelle. Un peu plus loin vers l’anse du Tibre se trouvait le temple de Fors Fortuna construit par Sp. Carvilius au début du IIIe siècle av. J.-C., dont certains éléments ont été retrouvés. Enfin, il convient de souligner que tous les sondages ont démontré que le site comporte un secteur républicain (IIIe/Ier siècle av. J.-C.) vers la zone présumée du temple de Fors Fortuna, et que tout le reste date de l’époque impériale. Dea Dia et son culte sont donc à considérer comme la création d’un culte « restauré » de toutes pièces par Octavien.

John Scheid a été membre de l’École Française de Rome (1974-1977), directeur d’études à l'École Pratique des Hautes Études (1983 à 2001) et professeur au Collège de France (2001-2016).

Henri Broise, architecte ingénieur de recherche, a exercé ses fonctions à l’École Française de Rome (1977-2001) puis à l’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique du CNRS (2001-2014).

 

 


Roma antica 8
Roma: École française de Rome, 2020
521 p., ill. n/b et dépl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1476-8
Price: € 140
Status: Forthcoming pubblication

Didier Lett (ed.) 

I registri della giustizia penale nell’Italia dei secoli XII-XV


Nell'attuale paesaggio storiografico italiano è ben presente la volontà di lavorare sulle differenti tipologie documentarie prodotte nell’Italia dei Comuni. Così è per gli studi sugli statuti comunali, studi iniziati nel XIX secolo che proseguono tutt’oggi con atti di convegni ed edizioni documentarie, e per tutte le fonti istituzionali amministrative di carattere ordinario: delibere di organi consiliari (riformanze), registri fiscali, corrispondenze epistolari, registri giudiziari. Risultato di un convegno organizzato all'École française de Rome (6-8 giugno 2017), questo volume è il primo interamente dedicato ai registri della giustizia penale (libri maleficiorum); si tratta di documenti relativi alla gestione della cosa pubblica destinati all'azione, che racchiudono finalità performative. Sono presenti in quantità cospicue nel territorio italiano, in molti fondi di archivi e biblioteche comunali e negli Archivi di Stato. La «Rivoluzione documentaria» dell’Italia comunale ha conosciuto una delle sue più potenti espressioni anche attraverso le carte di questa amministrazione ordinaria.
Facendo parte a pieno titolo di una storia della giustizia, che si è rinnovata negli ultimi anni cercando di aprirsi il più possibile a tutto il territorio italiano e mostrando punti in comune e differenze regionali, i saggi qui raccolti si soffermano sulla produzione dei libri maleficiorum. Sono indagati il loro ruolo nel sistema documentario dei comuni e di altre istituzioni, la loro collocazione nel sistema documentario generale e le relazioni con altra documentazione comunale, il funzionamento delle istituzioni giudiziarie e i meccanismi procedurali, i conflitti, i negoziati e le sentenze. Le sezioni conclusive mettono a fuoco due temi centrali in materia di pratiche sociali, privilegiate nei libri maleficiorum stessi: la  violenza e il genere.

  

Didier Lett è professore di storia medievale all'Università di Parigi ed ex membro senior dell'IUF. Ha dedicato studi alla società medievale a partire della documentazione comunale italiana. Ha pubblicato Uomini e donne nel Medioevo. Storia del genere (secoli XII-XV), Bologna, Il Mulino, 2014 e Un procès de canonisation au Moyen Âge. Essai d’histoire sociale. Nicolas de Tolentino, 1325, Paris, PUF, 2008. Da 2017 a 2020, ha diretto quattro volumi dedicati a Statuts, écritures et pratiques sociales dans l’Italie communale et le Midi de la France (Éd. de la Sorbonne-CERM).

 

 

 


Collection de l'École française de Rome 580
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1466-9
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Bassir Amiri

Religion romaine et esclavage au Haut-Empire : Rome, Latium et Campanie


La réalité juridique de l’esclave à Rome et l’approche économique de l’esclavage ont longtemps figé nos représentations de la place de l’esclave dans la société romaine. C’est l’objet de cet ouvrage, à partir de la confrontation des sources littéraires et de la riche documentation épigraphique, iconographique et archéologique de Rome, du Latium et de la Campanie, du Ier siècle avant notre ère au IIIe siècle ap. J.-C., que de proposer une réévaluation de la situation de l’esclave sous l’angle de sa participation à la vie religieuse, en réfutant l’idée d’une exclusion induite par le modèle de la religion civique. En interrogeant les modalités d’accès des esclaves aux pratiques religieuses, leur participation aux sacrifices publics, aux cultes des uici, des collegia, de la familia, l’ouvrage pose la question de la nature de leur engagement, de leur initiative, voire de leur autorité dans le cadre d’une religion ritualiste, où les obligations sont conditionnées par le statut, mais où, pour les esclaves, la sociabilité joue un rôle fondamental. S’il n’y a pas de religion propre aux esclaves, c’est bien parce que chacun est à même de participer à la vie religieuse des structures romaines en vertu de l’enchevêtrement des réseaux auxquels il appartient.

Bassir Amiri est maître de conférences HDR en Histoire romaine à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté à Besançon. Ses thèmes de recherche portent sur l’esclavage antique, l’histoire et la religion en Occident romain. Il est également l’auteur de l’ouvrage Esclaves et affranchis dans les Germanies. Mémoire en fragments. Étude des inscriptions monumentales aux éditions Franz Steiner.


Collection de l'École française de Rome 581
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1376-1
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Laurent Tatarenko

Une réforme orientale à l’âge baroque. Les Ruthènes de la grande-principauté de Lituanie et Rome au temps de l’Union de Brest (milieu du XVIe siècle – milieu du XVIIe siècle)


L’Union de Brest de 1595-1596, entre les orthodoxes ruthènes de Pologne-Lituanie et Rome, offre l’exemple le plus précoce et le plus abouti des Unions ecclésiastiques locales, nées sur les marges de l’Europe catholique au cours des XVIe-XVIIIe siècles. Pour cette raison, son histoire est devenue rapidement l’objet d’une controverse façonnée par la radicalité propre à la spiritualité baroque, avant d’alimenter les récits nationaux des différentes communautés slaves orientales. En remettant à plat ces narrations concurrentes, ce livre réexamine les origines de l’uniatisme et de l’anti-uniatisme de la période post-tridentine du point de vue des acteurs. À partir des données relatives au territoire lituanien, il associe les approches macro- et micro-historiques pour observer ces situations d’interface, de coexistence ou de conflit à l’intérieur de leurs contextes institutionnels, culturels et sociaux. L’étude de cette société en transformation, entre les années 1550 et 1650, montre que les Ruthènes ne se sont engagés que lentement dans la construction des frontières confessionnelles qui continuent de marquer les imaginaires contemporains. Le processus ne s’est accéléré que vers le milieu du XVIIe siècle avec l’adoption progressive des modèles romains et, plus encore, sous l’effet de la politisation du débat religieux, produite par la rivalité entre États. Ce prisme local conduit aussi à évaluer d’en bas le rôle de la papauté dans l’expression des appartenances des Slaves orientaux à l’époque moderne.


Laurent Tatarenko, ancien membre de l’EFR, est chargé de recherche au CNRS (Institut d’histoire moderne et contemporaine – UMR 8066). Ses travaux portent sur les régulations sociales et les cultures institutionnelles des communautés uniates et orthodoxes dans les États catholiques.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 392
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1470-6
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

La face cachée de l’empire : l’Italie et les Balkans, 1861-1915



Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 390
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1449-2
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Reine-Marie Bérard (ed.) 

Le droit à la sépulture dans la Méditerranée antique


Le profond renouvellement de l’archéologie funéraire, suscité par l’essor de l’archéothanatologie au cours des trente dernières années, invite à reconsidérer aujourd’hui la notion de « sépulture » en s’intéressant aux pratiques funéraires mais aussi juridiques et rituelles qui encadraient la prise en charge des morts dans la Méditerranée antique. Quels étaient les défunts qui avaient le droit à la sépulture, c’est-à-dire ceux qui se voyaient placés dans un lieu dédié, à l’issue d’une cérémonie plus ou moins soignée ? Selon quels critères (âge, sexe, statut social, état de santé…) étaient-ils sélectionnés, regroupés et honorés ? Quelles autorités étaient chargées de la gestion des corps et des espaces funéraires ? Quelles lois régissaient la protection des sépultures et, symétriquement, réprimaient leur violation ? Enfin, qu’advenait-il du corps de ceux qui se voyaient refusé l’accès à l’espace funéraire ?
Ce volume collectif, convoquant conjointement les témoignages de l’histoire, de l’histoire du droit, de l’archéologie, de l’anthropologie biologique et de l’épigraphie, tente d’apporter quelques réponses à ces questions à travers une série d’études de cas principalement centrées sur le monde gréco-romain du premier millénaire av. J.-C. jusqu’à la fin de l’Antiquité. Aboutissement de trois journées d’études internationales tenues à Rome entre 2015 et 2017, il présente à la fois une approche pluridisciplinaire de ces questions, un bilan des acquis récents et une mise en perspective des avancées, problématiques et méthodologiques, de la réflexion en archéologie funéraire de la Méditerranée antique. 

Ancienne membre de l’École française de Rome, Reine-Marie Bérard est chargée de recherche au CNRS, rattachée à l’UMR 7299 – Centre Camille Jullian à Aix-en-Provence. Historienne et archéologue de terrain engagée sur les fouilles de Mégara Hyblaea (Sicile), ses travaux portent principalement sur les pratiques funéraires des Grecs à l’époque archaïque et les enjeux et méthodes de l’archéothanatologie pour la connaissance des sociétés anciennes.


Collection de l'École française de Rome 582
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1441-6
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

CEF_559_couv-prov Jean-Claude Hocquet

Les monastères vénitiens et l’argent


Les hommes du Moyen Âge, pour racheter leurs péchés, multipliaient les dons aux monastères qui accumulèrent d’importants patrimoines. Le livre oppose deux monastères vénitiens, l’un rural situé sur la frontière lagunaire, La Trinité de Brondolo, l’autre, urbain, placé au cœur du pouvoir politique, San Giorgio Maggiore. San Giorgio a multiplié les donations, La Trinité a entrepris une audacieuse politique de mise en valeur de la Lagune et pour obtenir le produit des dîmes, s’opposa à la noblesse campagnarde et à la paysannerie. Sous le poids des procès, le monastère s’endetta et le pape en confia la gestion aux Cisterciens, jusqu’à sa destruction en 1380. Le monastère de San Giorgio subit aussi la crise au XIVe siècle, le mouvement de réforme rassembla les monastères bénédictins dans des congrégations, sous le patronage de l’abbaye de saint Benoit et sous l’autorité du pape. La Congrégation instituait la solidarité financière entre ses membres sollicités de contribuer aux finances pontificales et aux guerres contre les Turcs. Le monastère a alors recouru aux instruments de crédit mis au point dans une république marchande. Ayant appelé les plus grands architectes, Palladio et Longhena, pour reconstruire ses bâtiments et les embellir, à la chute de la République il disposait d’un patrimoine immobilier considérable.
 
Longtemps directeur du laboratoire d’Histoire à l’université de Lille, Jean-Claude Hocquet a été successivement assistant à la Sorbonne, chargé de cours à l’EHESS (Paris), professeur à Ca’Foscari (Venise) et à Lille, directeur de recherche au CNRS. Depuis 1958 ses travaux portent sur de multiples aspects de l’histoire vénitienne.
 
Date de parution : 12 novembre 2020


Collection de l'École française de Rome 559
Roma: École française de Rome, 2020

ISBN:  978-2-7283-0813-2 ; ISBN électronique 978-2-7283-1472-0
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

CEF_571_couv-prov Joëlle Prim

Aventinus mons. Limites, fonctions urbaines et représentations politiques d’une colline de Rome antique.


 L’Aventin, la plus méridionale des collines de la Rome antique, a joué un rôle singulier dans l’histoire de la cité et dans la formation de son espace urbain. Ce postulat était au cœur de la monographie qui lui fut consacrée par Alfred Merlin en 1906. Depuis, les connaissances sur l’histoire de cet espace urbain ont considérablement avancées, aussi bien du point de vue théorique, avec les renouvellements de l’histoire urbaine de Rome, que du point de vue des méthodes d’analyse des sources disponibles sur le sujet. En outre, ce corpus documentaire s’est considérablement enrichi, en particulier grâce au travail accompli ces vingt dernières années par les différents services archéologiques chargés des fouilles sur la colline. L’ensemble de ces éléments justifiait une nouvelle étude de cet espace de la Ville de Rome.
Concentrant l’enquête sur la période qui s’étend du IIe s. av. au Ier s. apr. J.-C., l’auteur propose d’interroger les singularités de l’Aventin telles que nous continuons à les appréhender depuis les travaux d’Alfred Merlin – en particulier son image de « colline par excellence de la plèbe » –, mais aussi d’en dégager de nouvelles. À cette fin, le présent ouvrage se structure autour de trois dossiers thématiques étroitement articulés. Identifier les éléments qui définissent les confins territoriaux de l’Aventin ; étudier ses caractéristiques socio-urbaines et les confronter à l’image plébéienne de la colline qui s’élabore au cours de cette période, et enfin, étudier la cartographie religieuse et certaines fonctions spécifiques qui s’organisent autour de ses sanctuaires : tels sont les principaux thèmes qui structurent cette histoire discontinue du mont Aventin.
 
Après des études d’histoire et une période d’activité dans les domaines de la médiation et de la valorisation du patrimoine archéologique, Joëlle Prim a conduit une thèse de doctorat sur l’histoire de l’Aventin sous la direction de Claudia Moatti, et a bénéficié d’une allocation de recherche attribuée par l’université de Paris 8.
 
Date de parution : 26 novembre 2020


Collection de l'École française de Rome 571
Rome: École française de Rome, 2020

ISBN:  978-2-7283-1420-1 / ISBN électronique 978-2-7283-1469-0
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

classique_couv_Pavis-d-Escurac Henriette Pavis-d'Escurac

La Préfecture de l’annone. Service administratif impérial, d’Auguste à Constantin


Contents
Introduction


L’annone, l’approvisionnement en blé d’une partie de la population de Rome, fût d’abord créée sous la République dans des situations d’urgence avant de devenir une institution donnant lieu à une magistrature, laquelle était l’objet d’une concurrence acharnée entre riches citoyens. Sous l’Empire, l’annone accède au statut de véritable “service administratif ” dirigé par un préfet. C’est de cette institution, et en particulier de ses préfets, dont Henriette Pavis d’Escurac faisait l’histoire dans un livre qui reste une référence plus de quarante ans après sa publication. Michel Christol, professeur émérite d’histoire romaine à l’université de Paris 1 et ancien directeur de la revue Gallia, dans une longue préface, montre tous les enjeux d’une approche qui commence par tenter d’identifier les personnels de ce service impérial pour ensuite élargir les analyses à tous les aspects d’une institution qui, centrée sur l’Urbs, concernait tout l’empire. 
 
Historienne, ancienne membre de l’École française de Rome, Henriette Pavis d’Escurac a dirigé l’Institut d’histoire romaine (Faculté des sciences historiques, université de Strasbourg). 


Classiques de l'École française de Rome
Rome: École française de Rome, 2020

ISBN:  978-2-7283-1461-4
Price: € 20
Status: Forthcoming pubblication

BEFAR 389-Morvan-copertina-FB Haude Morvan

« Sous les pas des frères ». Les sépultures de papes et de cardinaux chez les Mendiants au XIIIe siècle


Ce livre aborde l’art funéraire du XIIIe siècle par un biais original. Il s’intéresse à la manière dont les Frères Prêcheurs et Mineurs ont traité les sépultures de papes et de cardinaux dans leur discours, à la fois littéraire et monumental, entre 1250 et 1304. L’analyse des tombes de prélats situées dans des églises mendiantes, réparties entre l’Italie et la France, révèle une intervention des frères dans les choix d’emplacement, de forme et d’iconographie. Il ressort ainsi de l’enquête que les Frères Prêcheurs ont eu une politique de leur espace davantage planifiée que les Frères Mineurs, puisqu’ils n’acceptèrent dans le chœur de leurs églises que les sépultures de prélats appartenant à l’ordre, surmontées d’une plate-tombe. De leur côté, les Frères Mineurs ont construit un discours original sur leur rôle dans l’accompagnement des mourants, à la fois dans l’iconographie et dans la littérature homilétique. Enfin, ce livre accorde une place importante aux procédés mis en œuvre par les mendiants pour « créer » des saints parmi les prélats qui étaient issus de l’ordre ou qui en étaient des bienfaiteurs.
 
 
Haude Morvan est une ancienne membre de l’École française de Rome. Depuis 2016, elle occupe les fonctions de maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’université Bordeaux Montaigne, et est rattachée à l’Institut Ausonius. Ses travaux portent notamment sur l’art funéraire de la fin du Moyen Âge et sur les ordres mendiants.
 
Date de parution : janvier 2021


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 389
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1447-8
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

CEF_567_couv-prov François Godicheau, Mathieu Grenet (ed.) 

Raison administrative et logiques d’empire (XVIe-XIXe siècle)


Entre l’Ancien Régime et le XXe siècle émerge et s’affirme un pouvoir formidable, que nous connaissons sous le nom d’administration. Ce processus se développe notamment dans le contexte des empires européens des époques moderne et contemporaine : le sens du mot administrer évolue alors que s’affirme la nécessité de gouverner des espaces multiples et hétérogènes, proches et lointains. Ce livre propose de remonter aux sources puis de suivre la trace de cette raison administrative et de son affirmation au cours d’une chronologie habituellement associée à l’histoire de l’État, ici au second plan. Historiens et historiens du droit réfléchissent ici à l’administration à partir de l’étude de cas concrets, inscrits dans des contextes chronologiques et spatiaux différents, ainsi que dans des cultures politiques et juridiques fortement diversifiées. Ce dialogue entre plusieurs horizons historiographiques constitue dès lors une tentative de saisie des logiques administratives à bonne distance des téléologies traditionnelles, depuis l’analyse des institutions étatiques et des dynamiques centres-périphéries, vers les redéfinitions de la podestas et l’exercice du commandement à l’échelle locale. 
 
Date de parution : 5 décembre 2020


Collection de l'École française de Rome 567
Rome: École française de Rome; Casa de Velázquez, 2020

ISBN:  978-2-7283-1418-8 (EFR) 978-84-9096-195-7 (CVZ) / ISBN électronique 978-2-7283-1457-7
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

CEF_579 Katell Berthelot, Natalie Dohrmann, Capucine Nemo-Pekelman (ed.) 

Legal engagement The reception of Roman law and tribunals by Jews and other inhabitants of the Empire


The Roman empire set law at the center of its very identity. A complex and robust ideology of law and justice is evident not only in the dynamics of imperial administration, but a host of cultural arenas. Citizenship named the privilege of falling under Roman jurisdiction, legal expertise was cultural capital. A faith in the emperor’s intimate concern for justice was a key component of the voluntary connection binding Romans and provincials to the state.
Even as law was a central mechanism for control and the administration of state violence, it also exerted a magnetic effect on the peoples under its control. Adopting a range of approaches, the essays explore the impact of Roman law, both in the tribunal and in the culture. Unique to this anthology is attention to legal professionals and cultural intermediaries operating at the empire’s periphery. The studies here allow one to see how law operated among a range of populations and provincials—from Gauls and Brittons to Egyptians and Jews—exploring the ways local peoples creatively navigated, and constructed, their legal realities between Roman and local mores. They draw our attention to the space between laws and legal ideas, between ethnic, especially Jewish, life and law and the structures of Roman might; cases in which shared concepts result in diverse ends; the pageantry of the legal tribunal, the imperatives and corruptions of power differentials; and the importance of reading the gaps between depiction of law and its actual workings.
This volume is unusual in bringing Jewish, and especially rabbinic, sources and perspectives together with Roman, Greek or Christian ones. This is the result of its being part of the research program “Judaism and Rome” (ERC Grant Agreement no. 614 424), dedicated to the study of the impact of the Roman empire upon ancient Judaism.
  
Katell Berthelot is a CNRS Professor working on the history of Jews and Judaism in the Greco-Roman world, and a member of the TDMAM research center at Aix-Marseille University (UMR 7297). In 2014-2019 she was the Principal Investigator of the ERC “Judaism and Rome”.
Natalie B. Dohrmann of the University of Pennsylvania researches rabbinic culture in the context of the Roman Near East, especially on the relationship between Roman law and the emergence of rabbinic Judaism.
Capucine Nemo-Pekelman is Assistant Professor at the University of Paris-Nanterre, in the Faculty of Law. She is a Legal Historian specialized in Roman Law and the legal status of the Jews in Late Antiquity.


Collection de l'École française de Rome 579
Rome: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1464-5 ; ISBN élec. 978-2-7283-1465-2
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Couverture_CEF_573 Michela Barbot, Jean-François Chauvard, Stefano Levati (ed.) 

Statuts et conditions sociales à l’épreuve du déclassement (France-Italie, XVIe- premier XIXe siècle)


À mesure que le déclassement a été perçu comme un problème contemporain, il est devenu un objet de premier plan pour la sociologie des inégalités et, dans une moindre mesure, pour les études historiques qui ont privilégié les formes de mobilité ascendante, celles qui sont aussi les plus productrices de sources.
En prenant en compte l’Ancien Régime tout en englobant le moment révolutionnaire, cet ouvrage collectif observe, à partir des terrains français et italiens, le phénomène du déclassement dans le cadre d’un ordre hiérarchique, rigide, pensé comme naturel donc immuable, mais qui n’était pas immobile, alternant des périodes de plus ou moins grande ouverture ou fermeture, mais aussi dans une phase de rupture, de transition et de redéfinition où la perte de statut et de fortune a pu s’accompagner d’opportunités de reclassement.
Les études ici réunies ont été guidées par un questionnaire commun : montrer la difficulté d’appréhender des situations de déclassement où se mêlaient, selon des degrés variables, appauvrissement, déshonneur, déchéance morale ; restituer la parole – rare - des acteurs historiques sur leur expérience du déclassement ; montrer la difficulté de mesurer le déclassement à partir de marqueurs objectifs tant il s’agissait d’un phénomène relatif, parfois paradoxal, conditionné par un environnement social lui-même mouvant ; envisager le déclassement comme un processus en s’attachant à l’interprétation de trajectoires personnelles et collectives ; interroger, enfin, le rôle joué par l’État dans l’ordonnancement des frontières sociales.
 
 
Ancien directeur des études pour l’histoire moderne et contemporaine à l’École française de Rome, Jean-François Chauvard est professeur d’histoire moderne à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne/IHMC. Ses travaux portent sur les sociétés urbaines, les pratiques de transmission et les mobilités géographiques dans l’Italie moderne, en particulier dans le monde vénitien. Il a récemment publié Lier et délier la propriété. Tutelle publique et administration des fidéicommis à Venise aux derniers siècles de la République, École française de Rome, 2018.
 
Michela Barbot est chargée de recherche au CNRS (IDHE.S) et professeure attachée en histoire et sciences sociales à l’École Normale Supérieure de Paris-Saclay. Ses recherches portent sur l’histoire de la propriété, de la richesse et de l’inclusion sociale en milieu urbain entre époque moderne et contemporaine. Sur ces thèmes, elle a publié une monographie dédiée à Milan, Le architetture della vita quotidiana. Pratiche immobiliari e scambi immobiliari nella Milano d’età moderna, Marsilio, 2008.
 
Ancien élève de la Scuola Normale Superiore di Pisa, Stefano Levati est professeur d’histoire moderne à l’Università degli Studi di Milano. Il consacre ses recherches à l’histoire sociale – en particulier du monde de la finance et des affaires – pendant les années de transition entre l’Ancien Régime et la Restauration. Il a récemment publié Storia del tabacco nell’Italia moderna, Viella, 2017.
 


Collection de l'École française de Rome 573
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1442-3 ; ISBN électronique 978-2-7283-1447-8
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

CEF_576 Julie Leone

Musarna 4. La céramique à paroi fine


La céramique à paroi fine fait partie des groupes céramiques les mieux représentés dans les contextes archéologiques d’époque romaine, plus particulièrement dans ceux compris entre le IIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle ap. J.-C.. Caractéristique de la romanisation, on la retrouve dans l’ensemble de la Péninsule italique et des territoires conquis. Sans pouvoir être regroupée sous une définition technique univoque, la céramique à paroi fine désigne principalement des vases à boire dont le répertoire morphologique se met en place dans la seconde moitié du IIe siècle av. J.-C. 
Sur la base de découvertes particulièrement abondantes, son émergence a été localisée en Étrurie méridionale. Fondée par Tarquinia, la cité étrusco-romaine de Musarna se trouve au centre de cette région et la vingtaine de campagnes de fouilles menée par l’École Française de Rome a permis de mettre au jour une importante quantité de céramique à paroi fine, dont une partie assez bien conservée. Son étude, qui sera suivie de celles notamment des céramiques à vernis noir et des céramiques communes, a semblé pertinente afin de mieux définir la vaisselle d’Étrurie romaine, dont les caractéristiques typologiques sont parmi les plus influentes dans l’ensemble du monde romain.
Le corpus de Musarna a ainsi été quantifié, caractérisé techniquement et il été possible d’en construire une typologie afin de suivre son évolution et sa diffusion. À la lumière des découvertes les plus récentes et d’études typologiques parallèles, les questions de l’émergence du groupe et de sa fonction ont également pu être à nouveau aborder. L’étude à par ailleurs mis en évidence l’hétérogénéité de la production et de la diffusion en Étrurie, et plus largement dans la partie tyrrhénienne de l’Italie centrale dont les différences typologiques apparaissent comme le timide reflet de singularités productives et commerciales des différents territoires qui composent cette région. 
 

Chercheuse associée au laboratoire ArAr (UMR 5138, Lyon), Julie Leone s’est formée en archéologie à l’Université de Paris X-Nanterre et a conclu son doctorat à Aix-Marseille Université. Elle a collaboré à de nombreux projets de l’École Française de Rome et du Centre Jean Bérard de Naples en participant notamment à des fouilles archéologiques et en réalisant des inventaires et études de matériel céramique. Elle travaille actuellement en archéologie préventive à l’Inrap (Champagne-Ardennes), sur des chantiers urbains et ruraux de périodes chronologiques variées. 

 


Collection de l'École française de Rome 576
Roma: École française de Rome, 2021

ISBN:  978-2-7283-1443-0
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Couverture-Istria-FB-br Daniel Istria (ed.) 

Mariana. L’évêché et les édifices de culte du Ve-XVIe siècle


Cet ouvrage collectif est le résultat d’un programme de recherche de quatre années consacré au siège épiscopal de Mariana (Lucciana, Haute-Corse). Après une présentation de la colonie romaine fondée au début du Ier siècle avant notre ère, sont exposés les résultats de l’étude archéologique de cinq édifices de culte chrétien (la basilique paléochrétienne intra-muros et son baptistère, la basilique suburbaine, la cathédrale romane ainsi que l’église San Parteo), des résidences épiscopales successives ainsi que du territoire de cet ancien évêché.
Bien que l’agglomération abandonnée de Mariana ait fait l’objet de deux programmes de recherche par le passé (1958-1967 et 1998-2007), de nombreuses questions restaient posées. La relecture systématique des vestiges dégagés anciennement, l’étude des constructions conservées en élévation, le réexamen des mobiliers archéologiques et les datations par le radiocarbone permettent aujourd’hui de répondre à une partie de ces interrogations. On peut ainsi proposer de nouvelles interprétations et une chronologie plus précise de ce centre du pouvoir d’un intérêt majeur pour l’histoire de la Corse. Au-delà, une mise en perspective de cet ensemble au destin si singulier amène aussi à porter un autre regard sur l’ancienne colonie de Mariana et sur sa place dans le contexte de la Méditerranée occidentale entre le Ve et le XVe siècle.

 

Ancien membre de l’École française de Rome, Daniel Istria est depuis 2006 chargé de recherche au CNRS rattaché au Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée (UMR 7298 CNRS, Aix Marseille Université, Aix-en-Provence, France). Archéologue, spécialiste des sièges épiscopaux médiévaux, il a consacré une partie de sa carrière à l’étude de la Corse. Il travaille aujourd’hui sur plusieurs sites prestigieux d’Algérie.  


Collection de l'École française de Rome 574
Roma: École française de Rome, 2020

ISBN:  978-2-7283-1455-3
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication