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À paraître

Michel Humbert

La Loi des XII tables. Édition et commentaire


Cette édition s’est attachée, à partir de toutes les sources disponibles (toujours accompagnées de leur traduction), de reconstituer, au mieux le texte même des divers versets attribués aux XII Tables, à défaut, le contenu des dispositions placées sous l’autorité des décemvirs par les traditions littéraire, juridique et antiquaire. Au-delà de ce travail de reconstitution, l’effort a porté sur le commentaire de chacun des versets, pour en dégager aussi bien le sens qu’on peut leur reconnaître dans le contexte du Ve s. av. J.-C. que la place, souvent décisive, qu’ils occupèrent dans le droit privé de Rome jusqu’au règne de Justinien au milieu du VIe s. ap. J.-C., après avoir été enrichis d’abord par l’interprétation des pontifes ou veteres, puis par la science des prudentes à l’âge classique. Chaque verset, pris séparément, est considéré comme un tout ; mais l’analyse isolée a été complétée par de multiples références d’un verset à l’autre, afin de mettre en évidence les concepts caractéristiques de la pensée des décemvirs. Dans ce travail, l’apport de la recherche antérieure a été systématiquement utilisé. Notamment celui de la science allemande, philologique (Schöll), juridique (Dirksen) ou pandectiste (Puchta). L’introduction met en relief l’histoire de ce document (et ses diverses tentatives palingénétiques), ainsi que la signification politique de ce moment décisif dans la formation des institutions de Rome, dans lequel les sources antiques retrouvaient « la source de tout le droit public et privé de Rome » ou encore « un petit volume, qui, à lui seul, par le poids de son autorité et l’étendue de son utilité, dépassait tous les livres de tous les philosophes », selon le jugement prêté à Crassus par Cicéron. Plusieurs index croisés (termes et expressions utilisés par le code ; références internes aux divers versets ; sources antiques et modernes ; index matières) s’efforcent de rendre plus maniable l’utilisation de l’ouvrage.

 

Agrégé des Facultés de droit, membre de l’École française de Rome, puis Professeur aux Universités de Lille -2 et de Paris 2, dont il dirigea l’Institut de droit romain de 1982 à 2008. Auteur de : Le Remariage à Rome (Roma 1972) ; Municipium et civitas sine suffragio (Rome 1978) ; Institutions politiques et sociales de l’Antiquité (12e éd. Paris 2018) ; Antiquitatis effigies (Recueil d’études de droit public et privé romain) (Pavia 2013).


Sources et documents 7
Rome: École française de Rome, 2018

ISBN: 
Prix: € 
État: À paraître

Copertina Bruno D'Andrea

Bambini nel « limbo ». Dati e proposte interpretative sui tofet fenici e punici


Il volume offre una sintesi generale e un’analisi critica della documentazione disponibile (diretta e indiretta) relativa ai santuari fenici e punici chiamati tofet, esaminando le diverse proposte interpretative e cercando di prospettare nuove strade e di introdurre nuovi elementi. Dopo le prime scoperte archeologiche della seconda metà del XIX sec. e, soprattutto, dopo la scoperta del tofet di Cartagine nel 1921, questi santuari sono stati considerati il teatro di sacrifici umani, in connessione con le narrazioni di alcuni autori di lingua greco-romana e con la tradizione biblica relativa a Molek/Moloch. A queste ipotesi interpretative si sono affiancate, a partire dalla fine degli anni ’80 del secolo scorso, alcune tesi volte a negare in tutto o in parte l’ipotesi del sacrificio : esse considerano i bambini dei tofet morti per cause naturali e deposti in questi santuari per questioni iniziatico-rituali o come mezzo di comunicazione tra il fedele e la divinità. Il dibattito resta aperto: l’esame complessivo della documentazione non permette attualmente di  « uscire dal limbo », cioè di prendere una posizione definitiva sull’argomento, ma soltanto di fissare alcuni punti fermi, escludere alcune opzioni e proporre delle ipotesi.
 
Membro dell’École française de Rome, Bruno D’Andrea si occupa di archeologia fenicio-punica, con particolare attenzione alle questioni di carattere religioso e in special modo all’archeologia del rito, agli animal studies e ai cambiamenti religiosi intervenuti nel mondo fenicio e punico in età ellenistica e romana. Nel 2014 ha pubblicato un lavoro su « I tofet del Nord Africa dall’età arcaica all’età romana: studi archeologici » (Collezione di studi fenici, 45).


Collection de l'École française de Rome 552
Roma: École française de Rome, 2018
170 p., pl. n/b
ISBN:  978-2-7283-1336-5
Prix: € 27
État: À paraître

Copertina Pierre Martin Père Charles-Pierre Martin

Histoire du couvent royal des Minimes français de la très Sainte Trinité sur le Mont Pincius à Rome


OEuvre de pierre perchée sur les hauteurs du Pincio à Rome, le couvent royal des Minimes français de la Trinité-des-Monts est aussi une oeuvre de papier sous la forme d’un imposant manuscrit écrit, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, par le père Charles Pierre Martin (1747-1806) et aujourd’hui conservé dans les Archives des Pieux Établissements de la France à Rome et à Lorette. Témoin de la tourmente révolutionnaire qui entraîna en 1798 la suppression d’un couvent trois fois séculaire, le père Martin entreprit la rédaction d’une monumentale histoire qui se voulait tout à la fois restitution du passé, témoignage de son époque, fondation d’une possible renaissance à venir.
Cette oeuvre de mémoire est construite comme un triptyque dont chaque tableau correspond à un temps de l’histoire du couvent : le temps des fondations sous l’impulsion de saint François de Paule, sous la protection des rois de France, de souverains pontifes et de grands seigneurs avec l’aide d’une multitude d’humbles donateurs ; le temps des épreuves, marqué par une interminable querelle juridictionnelle au sujet des privilèges des Minimes français sur le couvent, qui prit un tour éminemment politique du fait de la rivalité entre les monarchies catholiques et des oscillations de la position pontificale ; le temps de l’accomplissement durant lequel des frères, par leur foi et leur science, établirent la renommée du couvent.
Inspirée par une quête d’exhaustivité, cette oeuvre composite emprunte à plusieurs genres – les annales, l’hagiographie, la vie des hommes illustres, le corpus d’inscriptions lapidaires, la compilation d’archives, le recueil juridique – avec le souci de toujours mettre en avant les sources, en français et en latin.
Les spécialistes de l’histoire de l’Église, de l’histoire de l’art, de l’histoire des sciences savent combien ce manuscrit constitue une source aussi précieuse qu’inépuisable. Son édition, accompagnée d’études critiques sur la documentation mobilisée par le père Martin et d’index pour s’orienter dans le labyrinthe de l’oeuvre, met à la disposition des lecteurs un livre qui, à l’image de son objet, est un monument de foi et de science.
 
Maria Giovanna Canzanella-Quintaluce est bibliothécaire du Centre Jean Bérard.
Jean-François Chauvard est professeur d’histoire moderne à l’Université Lumière Lyon 2 – LARHRA.
Benoît Schmitz est professeur agrégé d’histoire.
Laurence Beck est agrégée de lettres classiques au Lycée Saint-Michel de Picpus (Paris).
Sophie Conte est maître de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.
Sebastiano Roberto est professeur d’histoire de l’architecture et de l’urbanisme à l’Université de Sienne.
Antonella Romano est directrice d’études à l’EHESS.


Sources et documents 6
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1208-5
Prix: € 
État: À paraître

Juan Carlos D'Amico, Jean-Louis Fournel (dir.) 

François Ier et l’espace politique italien : états, domaines et territoires


Ce volume rassemble une série de contributions qui ont en commun d’aborder un vieux sujet – le tropisme italien de François Ier – d’une façon originale, dans la mesure où y sont discutées les formes que prirent les relations entre Royaume de France et péninsule italienne à partir d’une perspective italienne. Ce qui est au cœur de l’analyse, ce sont donc moins ici les ambitions du souverain français que la nécessaire adaptation de celles-ci à une réalité italienne complexe et polymorphe. Il s’agit de rendre compte de l’entrelacs de situations juridiques et territoriales aussi diverses qu’anciennes, bouleversées, qui plus est, par des guerres incessantes qui leur confèrent une certaine fragilité. Les guerres modernes, marquées par une intensité, une rapidité et une violence inédites, frappent les contemporains et les obligent à repenser les relations entre petites et grandes puissances au nom des rapports de forces, chacune ayant sa place dans un équilibre international chancelant où la péninsule italienne est alors le premier champ clos de la rivalité entre Valois et Habsbourg. Tour à tour, la Lombardie, la Vénétie, la Savoie, la Ligurie, la Toscane, le Duché d’Urbino, les États de l’Eglise, le Royaume de Naples comme celui de Sicile deviennent ainsi autant de cas permettant de rendre compte de l’incessante adaptation d’une politique française qui doit évoluer au rythme des défaites militaires successives de l’armée royale. En définitive, c’est moins l’expulsion des Français d’Italie et le renoncement à leurs prétentions outremonts qui sont le sujet de ce livre collectif que la capacité toujours renouvelée du Roi à inventer une nouvelle forme de « politique italienne », au gré de la changeante « qualité des temps » (Machiavel) et de celles des États.

 

Jean-Louis Fournel, Professeur à l’Université Paris 8 et membre de l’Institut universitaire de France (IUF), travaille sur l’histoire politique de la renaissance italienne et a préparé, avec Jean-Claude Zancarini, des éditions françaises commentées de Savonarole, Machiavel et Guicciardini (notamment Histoire d’Italie, 1996) ainsi que plusieurs essais sur les temps des guerres d’Italie (dont Les guerres d’Italie. Des batailles pour l’Europe, Gallimard, 2003).

 

Juan Carlos D’Amico, Professeur à l’Université de Caen-Normandie, est l’auteur de nombreux articles consacrés à la civilisation italienne du XVIe siècle. Il a coordonné plusieurs ouvrages sur les mythes politiques, les formes du pouvoir ou les révoltes à la même époque et a publié deux ouvrages sur les relations entre le Saint-Empire et la péninsule italienne (Charles Quint maître du monde : entre mythe et réalité et Le mythe impérial et l’allégorie de Rome).

 


Collection de l'École française de Rome 555
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN: 
Prix: € 
État: À paraître

Andreas Sohn, Jacques Verger (dir.) 

Le cardinal Franz Ehrle (1845-1934). Jésuite, historien et préfet de la Bibliothèque Vaticane / Franz Kardinal Ehrle (1845-1934). Jesuit, historiker und präfekt der vatikanischen Bibliothek


Le cardinal Franz Ehrle (1845-1934), jésuite originaire de Souabe en Allemagne, est une figure majeure de l’histoire religieuse et intellectuelle de son temps. Il fut préfet de la Bibliothèque vaticane de 1895 à 1914 et devint, en 1922, cardinal puis bibliothécaire et archiviste de l’Église romaine en 1929. Savant de réputation internationale, il s’est intéressé aussi bien à l’histoire de l’Église médiévale qu’à celle de la scolastique, des ordres religieux et de la bibliothèque des papes. La Bibliothèque vaticane lui doit sa physionomie moderne. Proche des papes, de Léon XIII à Pie XI, il fut aussi un homme attentif aux problèmes de son temps. Son nom est resté familier aux historiens mais les divers aspects de sa vie et de son œuvre demeurent en fait inégalement et insuffisamment connus. En rassemblant quatorze contributions consacrées aux multiples facettes du savant, du préfet de la Bibliothèque vaticane et du cardinal, révélatrices de sa personnalité, de sa production historique et de ses orientations théologiques, ecclésiologiques et spirituelles, le présent volume s’efforce de saisir, à la fois dans sa complexité et sa modernité, cette grande figure peut-être méconnue, témoin des défis intellectuels et religieux que l’Église eut à affronter au tournant des XIXe et XXe siècles.
 
Andreas Sohn est professeur d’histoire médiévale à l’université de Paris XIII – Sorbonne Paris Cité.
Jacques Verger est professeur émérite d’histoire médiévale à l‘université de Paris-Sorbonne et membre de l’Institut.


Collection de l'École française de Rome 551
Roma: École française de Rome

ISBN:  978-2-7283-1328-0
Prix: € 
État: À paraître

Valentina Sapienza

La chiesa di San Zulian a Venezia nel Cinquecento


La chiesa di San Zulian sorge a pochi passi da piazza San Marco forse già nel lontano IX secolo. Interamente ricostruita dopo il 1105, quando un incendio l’aveva letteralmente devastata, l’edificio è di nuovo in rovina nel 1553. Interviene allora il celebre medico Tommaso Rangone da Ravenna, in cerca di un luogo – un altro – che potesse perpetuarne la memoria presso i posteri. Grazie alle ingenti donazioni messe a disposizione dal generoso finanziatore, cui sarà concesso in cambio il diritto di sepoltura presso la cappella maggiore, la facciata e poi l’edificio tutto quanto vengono interamente ricostruiti su progetto di Jacopo Sansovino. Così la statua bronzea di Tommaso, opera di Alessandro Vittoria, con in mano un ramo di salsapariglia e uno di guaiaco (le piante medicinali deputate, secondo le sue scoperte, alla cura della sifilide), finisce per trionfare sul portale maggiore di San Zulian.

Se di queste vicende si sono occupati in molti, quasi nulla si sapeva del contesto socio-culturale in cui rinacque uno degli edifici più interessanti della Venezia del Cinquecento. Chi erano i membri della comunità di San Zulian? Chi sedeva tra i banchi del Santissimo Sacramento o della scuola dei Merciai? Chi fra i «zentilhomeni» e «i più i vechi et degni» cittadini della parrocchia era stato prescelto per la carica a vita di procuratore di chiesa? Chi contribuì alle vaste imprese decorative che videro attivi alcuni tra i più importanti pittori, scultori e architetti dell’epoca? E chi tenne le fila di questa gigantesca «opera corale», in cui la pittura sembra talvolta relegata a un rango inferiore?

Attraverso uno spoglio meticoloso dell’archivio di San Zulian e alcune preziose carte dell’Archivio di Stato di Venezia e attraverso una lettura attenta delle opere d’arte ancora in situ, che spesso rivelano ciò che i documenti tacciono, sono stati ricostruiti nel dettaglio il contesto di alcune delle confraternite presenti in chiesa, il funzionamento dell’immenso cantiere che occupò la comunità parrocchiale per almeno una trentina d’anni, i meccanismi di finanziamento delle imprese artistiche, il ruolo della comunità bergamasca e quello di almeno un altro praticamente sconosciuto mecenate, che da quella comunità proveniva, Gerolamo Vignola.

 

Valentina Sapienza insegna Storia dell’arte moderna all’università Ca’ Foscari di Venezia. Studia la pittura veneziana del Rinascimento, e in particolare il rapporto tra immagini, contesto e pensiero religioso.


Collection de l'École française de Rome 549
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1310-5
Prix: € 
État: À paraître

Clément Bur

La citoyenneté dégradée. Une histoire de l’infamie à Rome (312 av. J.-C. – 96 apr. J.-C.)


Ce travail propose une approche globale et diachronique de l’infamie, de 312 av. J.-C. à 96 apr. J.‑C., afin de décloisonner son étude et de la replacer dans son contexte socioculturel. L’infamie désigne la dégradation qui résulte de l’officialisation par un représentant de la cité d’un mépris jusqu’alors latent. Pour comprendre les fonctions et les modalités de cette formalisation, nous sommes partis d’un catalogue prosopographique, disponible en ligne. Lors de cérémonies de dégradation, l’infamie était actualisée au cas par cas, par une instance civique qui appréciait la dignité du citoyen. Ces spectacles du déshonneur favorisaient la diffusion des valeurs de l’aristocratie et la légitimaient en rappelant son excellence.

À partir du IIe siècle av. J.‑C., l’infamie connut un phénomène de juridicisation : elle découlait désormais de l’application d’une règle juridique écrite sanctionnant certaines catégories de citoyens. Enfin, l’infamie concernait tous les citoyens, n’était pas contagieuse, et plaçait dans une situation de paria. Il était rare d’en sortir. La stigmatisation renforçait la cohésion du reste du groupe et participait à la redéfinition de son système normatif. Sans être un concept juridique unifié, l’infamie avait une unité conceptuelle. Elle affectait le citoyen qui ne se conformait pas au fonctionnement de la société et qui suscitait la défiance parce qu’il avait brisé l’intégrité de sa personne. Elle lui redonnait une place dans la hiérarchie civique en institutionnalisant une sorte d’anti-auctoritas. L’infamie s’inscrivait toujours dans une perspective de classement des citoyens afin d’organiser leurs rapports entre eux et avec l’État.

En définitive, analyser les formes d’infamie révèle en négatif la définition du bonus ciuis et les attentes des Romains envers leurs dirigeants. En posant la question des conséquences de l’évaluation morale du citoyen dans la société d’ordres qu’était Rome, c’est donc une histoire de la citoyenneté romaine sur la longue durée que propose ce travail ainsi qu’une réflexion sur le caractère méritocratique de la hiérarchie civique.

 

 

Agrégé d’histoire et diplômé de Sciences Po Paris, Clément Bur est aujourd’hui Maître de Conférences en histoire ancienne à l’INU Champollion d’Albi et membre du laboratoire PLH-ERASME (Toulouse – Jean Jaurès).


Collection de l'École française de Rome 544
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN: 
Prix: € 
État: À paraître

Bernard Dompnier, Stefania Nanni (dir.) 

La mémoire des saints originels entre XVIe et XVIIIe siècle


Alors que les travaux sur le culte des saints à l’époque moderne ont largement privilégié ces dernières décennies l’étude de la construction des réputations de sainteté et celle des procédures de canonisation, et donc surtout les figures les plus récentes, ce livre propose de s’attacher à la place que tiennent les saints les plus anciens dans la piété et dans la culture des xvie-xviiie siècles. Quelles que soient les sources examinées, il apparaît en effet que la mémoire du catholicisme moderne est largement organisée autour de personnages portés sur les autels depuis de nombreux siècles. Bien plus, on assiste à la même époque à un regain de ferveur pour les saints des origines, qu’illustrent aussi bien la diffusion des reliques des catacombes romaines dans toute la catholicité que l’intérêt renouvelé pour de « vieux » saints locaux, plus ou moins oubliés avec le temps. Le catholicisme tridentin, notamment en réponse aux attaques protestantes, s’édifie donc en donnant une nouvelle actualité à l’ancien sanctoral, non sans opérer évidemment une nouvelle lecture des figures qui le composent, mises en conformité avec les nouveaux idéaux confessionnels. 

Mais les enjeux liés à la sainteté originelle dépassent le seul domaine du culte. La réactivation de la mémoire des vieux saints ne saurait ainsi être séparée de stratégies des pouvoirs politiques – des États ou des villes – en quête de renforcement de leurs assises. Plus largement, le corpus de ces figures de sainteté constitue un bien commun, au-delà de la seule institution ecclésiale. La familiarité avec elles est suffisante pour que les diverses formes de productions culturelles (théâtre, littérature, peinture, musique) s’en emparent comme d’un répertoire librement disponible. Le projet qui porte ce livre, fondé sur le croisement d’interrogations conduites sur des documents de divers types, l’inscrit dans le courant actuel d’histoire de la mémoire, c’est-à-dire qu’il accorde une attention particulière, à travers la pluralité des représentations, aux relectures, (ré)appropriations et reconstructions tant des figures singulières que de la cohorte à laquelle ils appartiennent, patrimoine symbolique pour les sociétés des xviie et xviiie siècles.

 

 

Bernard Dompnier, professeur émérite d’histoire à l’Université Clermont Auvergne, spécialiste du catholicisme des xviiet xviiie siècles, travaille principalement sur l’histoire du culte et des dévotions.
Stefania Nanni, professeur d’histoire moderne à l’Université Sapienza de Rome, travaille sur les sentiments religieux et la sacralisation des espaces dans l’Europe moderne.

 


Collection de l'École française de Rome 545
Rome: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1300-6
Prix: € 
État: À paraître