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Antiquity Middle Ages Modern and contemporary age Simple Search Advanced Search
BEFAR_382_Couv-1re

[Monograph] - Antiquity


Le pouvoir des bons mots. « Faire rire » et politique à Rome du milieu du IIIe siècle a.C. à l’avènement des Antonins

Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 382
Roma: École française de Rome, 2019
ISBN: 978-2-7283-1366-2
500 p.




On line version OpenEdition Books

Contents
Introduction

Status: Available
Price: € 37
Ce livre reconstitue les mécanismes humoristiques de la vie politique romaine, entre la seconde moitié du IIIe s. a.C. et la fin du principat de Domitien, dans le but de montrer les adaptations du risum mouere face aux changements politiques et sociaux intervenus durant cette période. Il s’agit de dépasser une lecture centrée sur le rire de l’homo urbanus et du bon orateur, proposée par Cicéron et Quintilien, pour lui préférer une lecture historicisée et combinatoire qui considère les orateurs, les traits d’esprit, les auditoires et les causes politiques comme un tout à l’agencement variable de ce que les Modernes nomment l’« humour politique ». Scrutant les divers contextes politiques de cet humour, cette recherche souligne le passage, selon des rythmes syncopés résultant d’un repli de la causticité aristocratique face à César mais qui perdure à l’époque triumvirale, d’un « faire rire » frontal articulé autour du succès oratoire vers un humour fondé sur l’anonymat des correspondances, des graffitis ou des chants du triomphe. La dernière partie de l’ouvrage, centrée sur le Ier s. p.C., part de l’opposition établie par les sources entre les « bons princes » et les « tyrans » afin de montrer que, ne se limitant pas à refuser ou à accepter le rire politique selon son degré de dangerosité directe pour leur autorité, les princes l’utilisèrent à leur profit, entretenant une « inaccessible accessibilité » au fondement d’un charisme singulier qui permit l’aboutissement de la « Révolution romaine ».
 
Pascal Montlahuc, ancien membre de l’École française de Rome, est maître de conférences en histoire ancienne à l’université Paris Diderot (Paris 7) – Université de Paris.