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Auteur = "braunstein"

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BEFAR372

[Monographie] , Moyen Âge , Époque moderne et contemporaine


Les Allemands à Venise (1380-1520)

Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 372
Roma: École française de Rome, 2016
ISBN: 978-2-7283-1125-5
975 p.. ill. n/b




Version en ligne TORROSSA Version en ligne OpenEdition Books

Table des matières
Introduction

État: Disponible
Prix: € 65
Au pied des Alpes, Venise, ouverte sur le monde : les immigrants venus du Nord, désignés au XVe siècle comme Allemands, qu'ils soient venus de l'Empire ou de ses confins, ont formé dans le tissu urbain une minorité active, sans cesse renouvelée. La présence allemande à Venise est attestée depuis la fin du XIIe siècle dans tous les secteurs de la vie artisanale et industrielle et se disperse dans toute la ville. Mais les plus anciens témoignages sur cette présence soulignent le rôle économique et l'importance institutionnelle d'un édifice situé près du pont du Rialto, où les marchands allemands sont contraints de résider. Par le « Fondaco dei Tedeschi » un flux continu de métaux monétaires, produits des mines d'Europe centrale, constitue la contrepartie des importations d'épices, de soieries et de coton qui font la fortune de Venise et approvisionnent l'Outremont, de Bruges à Cracovie. Les résidents du « Fondaco » sont les représentants des principales villes et sociétés d'affaires, qui, de la Haute-Allemagne à la Rhénanie, dominent au XVe siècle et jusqu'au début du XVIe siècle les échanges entre le monde méditerranéen et l'Europe du Nord et du Nord-Ouest. Ces échanges font de Venise une place essentielle pour l'apprentissage du commerce, qu'il s'agisse de la langue, du droit ou de la comptabilité. Hors du « Fondaco », actes notariés et testaments font revivre une communauté présente dans tous les métiers, en particulier dans les domaines de pointe où l'art et l'invention technique se conjuguent, comme l'orfèvrerie ou l'imprimerie. Insérés jusqu'à se fondre dans les réseaux qui les entourent, ceux des ateliers, des paroisses et des « scuole », nombre d'Allemands ont construit une vie définitivement étrangère, et, par conséquent, vénitienne.

Ancien élève de l'École Normale Supérieure, agrégé de l'Université, ancien membre de l'École française de Rome, fellow du Wissenschaftskolleg (Berlin), Philippe Braunstein est Directeur d'Études honoraire à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.