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À paraître

Marie-Adeline Le Guennec

Aubergistes et clients. L’accueil mercantile dans l’Occident romain (IIIe s. av. J.-C.-IVe s. apr. J.-C.)


 Cette étude porte sur le secteur commercial qui, dans l’Antiquité romaine, fournissait contre paiement un accueil provisoire consistant en un hébergement et/ou des prestations de restauration et de débit de boissons. Ce secteur, qualifié ici d’accueil mercantile, était associé par les Romains à la figure professionnelle du caupo, désignation latine par excellence de l’aubergiste. L’enquête, centrée sur l’Occident, se donne pour but d’éclairer l’évolution de l’activité des caupones entre période médio-républicaine et début de l’Antiquité tardive. Dans un contexte de forte expansion de l’imperium Romanum, l’accueil mercantile jouait un rôle essentiel dans la gestion des mobilités humaines à caractère économique, et ce en dépit de la déconsidération dont cette activité faisait l’objet, notamment par comparaison avec l’hospitium, l’hospitalité gratuite.
Le premier chapitre de ce livre vise, à partir d’une approche croisée des textes et des vestiges, à cerner le cœur de métier des caupones. Sont ensuite étudiés les comportements économiques et commerciaux de ces professionnels de l’accueil et l’encadrement juridique auquel leurs activités étaient soumises. Enfin, les troisième et quatrième chapitres proposent d’analyser les identités respectives des caupones et de leurs clients, de discuter des représentations, voire des stéréotypes, dont ils faisaient l’objet, pour enfin se pencher sur les sociabilités qui prenaient naissance dans les auberges de l’Occident romain.
  
 
Marie-Adeline Le Guennec, ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégée de Lettres classiques, est docteur en Histoire d’Aix-Marseille Université. Elle est actuellement membre de l’École française de Rome.
 
Parution juin 2019


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 381
Roma: École française de Rome, 2019
env. 600 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1342-6
Prix: € 
État: À paraître

Cesare Santus

Trasgressioni necessarie : communicatio in sacris, coesistenza e conflitti tra le comunità cristiane orientali (Levante e Impero ottomano, XVII-XVIII secolo)


Communicatio in sacris è l’espressione con cui la Chiesa di Roma ha cercato di definire e disciplinare ogni forma di partecipazione di un cattolico alle celebrazioni liturgiche e ai sacramenti di un culto non cattolico. Tra il XVII e il XVIII secolo, tale fenomeno era particolarmente diffuso nel Mediterraneo orientale e nell’Impero ottomano, in seguito agli sforzi dei missionari europei per la conversione delle comunità cristiane locali. Questo libro analizza le pratiche comprese sotto questa etichetta come punto di partenza per una riflessione più approfondita sul processo di costruzione delle identità confessionali nel Levante di età moderna. Oltre a studiare il dibattito teorico sulla questione, l’attenzione principale è volta a ricostruire i diversi contesti sociali, politici e religiosi che rendevano inevitabile la communicatio. Le relazioni tra latini e greci sono analizzate nel caso dell’arcipelago egeo delle Cicladi e nelle isole Ionie sottomesse alla Repubblica di Venezia. Gli scontri tra i cristiani orientali convertiti al cattolicesimo e quelli rimasti fedeli alla propria Chiesa d’origine sono studiati attraverso le comunità armene di Costantinopoli e dell’Anatolia orientale. L’analisi si fonda su di un ampio ventaglio di fonti, prodotte soprattutto dalla rete consolare francese nel Levante e dalle congregazioni romane di Propaganda Fide e del Sant’Uffizio.
 
Cesare Santus, già membro dell’École française de Rome, è attualmente ricercatore del FNRS all’université Catholique de Louvain. Si interessa soprattutto del controllo dottrinale esercitato dalla Chiesa cattolica sui cristiani orientali.
 
 
 
Parution mai 2019


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 383
Roma: École française de Rome, 2019
env. 520 p., ill. n/b et pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1368-6
Prix: € 
État: À paraître

Jean-Louis Gaulin, Giacomo Todeschini (dir.) 

Male ablata. La restitution des biens mal acquis, XIIe-XVe siècles


Dans l’Occident médiéval, à partir du XIIe siècle, la question des biens mal acquis rencontre celle de la restitution, cet acte par lequel le bon chrétien s’engage à rendre les richesses acquises illicitement pour être en accord avec l’enseignement de l’Église et avec sa conscience. Les male ablata ont souvent pour origine – mais non exclusivement – des relations de crédit abusives, usuraires, que la restitution permet précisément de réparer en indemnisant, directement ou indirectement, les débiteurs lésés.
Du XIIe au XVe siècle, des sources variées documentent ce mouvement de restitutio male ablatorum, depuis les dispositions pontificales, les questions théologiques et les commentaires des canonistes jusqu’aux testaments et donations inter vivos, en passant par des promesses de restitution ou des actes judiciaires. Pour interroger cette documentation, il importe avant tout de se dégager d’un a priori historiographique très répandu qui en réduit la portée à une simple moralisation hypocrite, pour satisfaire l’Église, des pratiques économiques des marchands médiévaux. Les textes réunis dans ce volume s’appuient sur des dossiers documentaires inédits et apportent une première réponse aux questions historiques posées par la restitution des biens mal acquis : quels en furent les acteurs, les bénéficiaires et les intermédiaires, quelles en furent les modalités, la chronologie et la place dans les sociétés médiévales ?
 
Jean-Louis Gaulin est professeur d’histoire médiévale à l’université Lumière Lyon 2. Il dirige le CIHAM-UMR 5648, Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (Lyon – Avignon).

Giacomo Todeschini (Milan 1950) a été professeur d’histoire médiévale à l’université de Trieste. Ses études se sont concentrées sur le développement des théories, des lexiques et des langages économiques médiévaux et modernes. Parmi ses publications récentes :
Les marchands et le temple, Albin Michel, Paris, 2017 ; Gli ebrei nell’Italia medievale, Carocci, Rome, 2018.


Collection de l'École française de Rome 547
Roma: École française de Rome, 2018
env. 272 p.
ISBN:  978-2-7283-1306-8
Prix: € 
État: À paraître

Irene Bueno, Camille Rouxpetel (dir.) 

Les récits historiques entre Orient et Occident, XIe-XVe siècle


 Espace privilégié d’échanges et de circulation, la Méditerranée médiévale est un théâtre de rencontres entre chrétiens d’Orient et d’Occident. Celles-ci constituent un moyen de transmission des savoirs et des connaissances, elles contribuent à façonner de nouvelles représentations tant sur le plan de l’histoire que sur le plan des espaces ou de l’ecclésiologie. Les conditions de production de textes historiques, leur circulation, leurs usages et l’autorité qui leur est conférée permettent alors d’examiner comment Latins, Grecs et Orientaux tiennent compte de l’altérité interne ou externe à la chrétienté dans leur définition de la chrétienté elle-même : comment intégrer l’Autre dans l’histoire de celle-ci, dont il est voulu qu’elle soit un ensemble cohérent ? Comment, entre Occident et Orient, l’histoire s’écrit-elle ? Que révèle-t-elle de la circulation des textes, des idées et des représentations entre les deux rives de la Méditerranée ? Comment, par qui et à quelles fins l’histoire ainsi construite est-elle utilisée ? La quête des origines, le plus souvent destinée à fonder une autorité, peut ainsi être mise au service tantôt d’une réflexion critique sur la situation présente, tantôt d’une stratégie de légitimation d’une entreprise à venir.
Centré sur l’Occident et les Orients chrétiens dans leur diversité, de Constantinople à l’Éthiopie en passant par l’Arménie, cet ouvrage n’en porte pas moins sur une aire régionale méditerranéenne où, à l’exception de sa partie nord-occidentale, les pouvoirs islamiques gagnent en importance au détriment des pouvoirs chrétiens. Entre Occident et Orients chrétiens, ilkhanides et islamiques, porosité, emprunts ou, à l’inverse, revendications identitaires de communautés qui, loin de vivre isolées les unes des autres, sont en interaction constante, constituent une variable supplémentaire de la définition d’une écriture de l’histoire. En réunissant les contributions d’orientalistes et d’occidentalistes, médiévistes comme modernistes, ce volume offre une réflexion transversale autour de la production et de la transmission des récits historiques dans l’espace méditerranéen et proche-oriental au Moyen Âge. Ces récits sont autant de symptômes de l’intégration constante qu’opèrent des sociétés interconnectées et ouvertes à de nouveaux espaces comme à l’introduction de nouvelles idées.


Collection de l'École française de Rome 554
Roma: École française de Rome, 2019
env. 384 p.
ISBN:  978-2-7283-1362-4
Prix: € 
État: À paraître

Nicolas Lamare

Les fontaines monumentales en Afrique romaine


Table des matières
Introduction


 Les fontaines monumentales constituaient des marqueurs essentiels du paysage urbain de l’Antiquité. Dans les villes du Maghreb romain et tardo-antique, elles occupaient une place privilégiée que leur accordaient peu d’autres régions de l’empire. Cet ouvrage prend en considération les provinces romaines d’Afrique, entre Atlantique et Tripolitaine, au cours des six premiers siècles de notre ère. Les analyses et les résultats de cette recherche se fondent sur un catalogue d’édifices et un corpus épigraphique inédits.
Soulignant les enjeux passés et présents dans l’étude de l’hydraulique antique, l’enquête retrace l’histoire des explorations archéologiques en Afrique du Nord, pour s’intéresser ensuite aux relations entre terminologie et classifications typologiques modernes et dresser un tableau de l’évolution morphologique des fontaines monumentales antiques. L’analyse technique et architecturale des édifices constitue le cœur de cette étude qui prend également en compte la gestion des aménagements hydrauliques et la perception des fontaines dans le tissu urbain.
Il s’agit ici de considérer les fontaines monumentales comme des composantes de la ville et du réseau hydraulique. Cette réflexion envisage ainsi l’ensemble de la circulation et des usages de l’eau et ambitionne plus largement de penser la civilisation urbaine, les aménagements de la ville antique et ses transformations sur la longue durée.
 
Nicolas Lamare est docteur en archéologie de l’université Paris-Sorbonne et membre associé de l’UMR 8167 Orient et Méditerranée.
Spécialiste du Maghreb antique, il a collaboré à plusieurs chantiers de fouilles en France, au Maroc, en Tunisie et en Turquie.
  
 
Parution mai 2019


Collection de l'École française de Rome 557
Rome: École française de Rome, 2019
484 p., ill. et planches n/b
ISBN:  978-2-7283-1380-8
Prix: € 
État: À paraître

Olivier Delouis, Maria Mossakowska-Gaubert, Annick Peters-Custot (dir.) 

Les mobilités monastiques en Orient et en Occident de l’Antiquité Tardive au Moyen Âge, IVe-XVe siècle


 
Le présent volume propose d’étudier un trait paradoxal de la vie monastique, celui de la mobilité des moines pourtant astreints par diverses règles et contraintes, depuis les origines, à la clôture et à la stabilitas loci. Durant un long Moyen Âge, allant du IVe au XVe siècle, les mouvements de circulation, d’échanges et d’influences monastiques forment en effet une réalité bien concrète, qui répond à des besoins essentiels de la vie des moines, économiques, administratifs, intellectuels ou religieux. Le phénomène étant pluriel, il convenait ici de le contextualiser et de l’historiciser, pour mieux saisir, dans chaque cas examiné, la tension pouvant naître de la notion même de voyage pour celui qui, par sa vocation, renonce a priori à tout dépaysement hors celui que lui offre son cloître. L’examen de différentes circulations pose alors en creux la question de la mobilité – condamnée, tolérée ou encouragée – comme facteur non pas secondaire mais essentiel dans la définition et la construction du fait monastique en Orient comme en Occident.
Ce volume contient 23 contributions présentées lors de deux rencontres scientifiques tenues à l’École française de Rome en 2014 et à l’université de Vienne en 2016, dans le cadre d’un programme intitulé Les moines autour de la Méditerranée. Contacts, échanges, influences entre Orient et Occident, de l’Antiquité tardive au Moyen Âge (IVe-XVe siècle).
 
 
Olivier Delouis, ancien membre de l’École française d’Athènes, est chargé de recherche au CNRS (UMR 8167 Orient et Méditerranée, Paris). Spécialiste du monachisme byzantin, il dirige la Revue des études byzantines.
Maria Mossakowska-Gaubert, ancien membre à titre étranger de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire, est chercheur à l’université de Copenhague (Saxo Institute, Actions Marie Skłodowska-Curie). Elle mène des recherches sur le monachisme en Égypte byzantine.
Annick Peters-Custot, professeure d’histoire du Moyen Âge à l’université de Nantes, est spécialiste de l’Italie méridionale byzantine, normande et souabe et du monachisme byzantin en Italie.


Collection de l'École française de Rome 558
Rome: École française de Rome, 2019

ISBN:  978-2-7283-1388-4
Prix: € 
État: À paraître

Sylvain Parent

Le pape et les rebelles : trois procès pour rébellion et hérésie au temps de Jean XXII (Marche d’Ancône, Romagne, Lombardie)


Dans les années 1320, dans un contexte de grande effervescence politique dans la péninsule italienne, le pape Jean XXII (1316-1334) lance une offensive judiciaire sans précédent contre ceux qu’il considère comme des rebelles et des ennemis de l’Église. Ces attaques touchent en premier lieu les membres de lignages puissants, prestigieux et en pleine ascension qui, en Italie du nord comme dans les territoires sous domination pontificale, tentent d’établir des seigneuries héréditaires et soutiennent ouvertement l’Empire (Visconti, Montefeltro, Este, Della Scala, etc.). Face à l’impossibilité de ramener ces opposants dans le droit chemin par la diplomatie et par les armes, la papauté finit par confier leur poursuite à l’Inquisition, déplaçant ainsi le combat sur le terrain de la foi. 
Cet ouvrage regroupe trois de ces procès emblématiques du pontificat de Jean XXII, conservés au Vatican dans les très riches fonds des Archives secrètes et de la Bibliothèque apostolique. Le premier implique plusieurs rebelles de la cité de Recanati, dans la Marche d’Ancône, poursuivis notamment pour idolâtrie ; le deuxième vise deux membres éminents de la famille des Este, les marquis Rinaldo et Obizzo, qui imposent leur domination sur Ferrare, en Romagne ; le troisième enfin est intenté contre la puissante famille milanaise des Visconti et leurs très nombreux soutiens et partisans en Italie du nord. Toutes ces affaires offrent un témoignage de premier plan sur l’activité de l’Inquisition dans l’Italie du premier Trecento et permettent, chacune à leur manière, d’interroger les liens qui se tissent alors, par l’intermédiaire du procès, entre rébellion et hérésie. 
  
Sylvain Parent, ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon et ancien membre de l’École française de Rome, est maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’École normale supérieure de Lyon et chercheur au Ciham (Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, UMR 5648).
 
 
Parution : juillet 2019
 


Sources et documents
Rome: École française de Rome, 2019
env. 700 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1370-9
Prix: € 
État: À paraître

Couv-Caricin Grad-IV Bernard Bavant, Vujadin Ivaniševic (dir.) 

Caričin Grad. IV, Catalogue des objets des fouilles anciennes et autres études


Table des matières
Introduction


Caričin Grad est un site archéologique bien connu de Serbie, qui correspond selon toute vraisemblance à Iustiniana Prima, la ville fondée par l’empereur Justinien Ier près de son lieu de naissance. Sa durée d’existence fut très brève : des années 530 aux premières décennies du VIIe siècle. La coopération franco-serbe s’y est développée depuis 1978.
Le présent volume, consacré pour l’essentiel à des études de matériel, résulte de la reprise en 1997 de cette coopération qui avait été interrompue en 1991 par la dislocation de la Yougoslavie. La nouvelle équipe franco-serbe qui se mit alors au travail se donna pour objectifs non seulement d’achever les fouilles précédemment entreprises, mais aussi de publier le matériel antérieurement découvert et les travaux ponctuels restés inédits.
Comme la brièveté de l’occupation du site est exceptionnelle, et qu’elle fait de Caričin Grad un point d’ancrage chronologique précieux pour toute l’archéologie de l’Antiquité tardive dans les Balkans, on a dressé un catalogue complet des objets trouvés sur le site jusqu’en 1978, qu’ils soient conservés dans les musées de Leskovac ou de Belgrade, ou attestés seulement par les anciens inventaires. Ce catalogue, classé selon les fonctions des objets, constitue le premier chapitre du livre. Le chapitre II présente les résultats de la fouille de l’église double de la Ville Basse, effectuée en 1964-1965, en renouvelant la mise en phases et en offrant une documentation graphique sérieuse. Le chapitre III étudie pour la première fois un petit lot de céramiques qui fut découvert en 1975-1977 dans la partie sud de la Ville Haute et qui présente un grand intérêt, car il atteste dans ce secteur une réoccupation sporadique, probablement de nature domestique, aux Xe et XIe siècles. Enfin le chapitre IV ouvre sur les perspectives d’avenir : il s’agit de la première étude sur la provenance des marbres utilisés dans la décoration architecturale des bâtiments publics de Caričin Grad, avec recours à des analyses pétrographiques et géochimiques.

Bernard Bavant, ancien membre de l’École française de Rome et ancien chargé de recherche au CNRS (en retraite depuis 2017), s’est intéressé à l’histoire de la période protobyzantine, surtout en Syrie et dans les Balkans (formes de l’habitat, culture matérielle, rapports entre sources écrites et données archéologiques). Il a été co-directeur de la fouille de Caričin Grad de 1997 à 2018.

Vujadin Ivanišević est directeur de recherche à l’Institut archéologique de Belgrade, membre correspondant de l’Académie serbe des sciences et des arts et correspondant étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Numismate et archéologue de formation, il a travaillé sur le monnayage serbe médiéval, sur la période des Grandes Migrations et les débuts du Moyen Âge, et il porte un intérêt particulier à l’archéologie du paysage. Il dirige la fouille de Caričin Grad depuis 1999.

 


Collection de l'École française de Rome 75/4
Rome, Belgrade: École française de Rome; Institut archéologique de Belgrade, 2019
368 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1338-9
Prix: € 
État: À paraître

Enrica Asquer, et alii (dir.) 

Vingt-cinq ans après : les femmes au rendez-vous de l’histoire.


En mai 2016, un colloque international était l’occasion de célébrer, à l’École française de Rome, le XXVe anniversaire de la parution de L’Histoire des femmes en Occident et du XXanniversaire de la publication de la Storia delle donne in Italia, deux entreprises collectives dont l’éditeur italien Laterza avait été à l’origine. Le livre collectif issu de cette rencontre revient sur la genèse de ces ouvrages pionniers, leur réception et la solidité des acquis historiographiques dont ils sont le fruit en donnant tout d’abord la parole à Michelle Perrot et à quelques-unes des éditrices d’alors ; il s’efforce ensuite de rendre compte de l’extraordinaire évolution d’un champ d’études qui s’est enrichi en suivant les parcours déjà balisés par ces œuvres majeures, mais également en empruntant des directions plus inattendues. Plus de vingt éminent-e-s spécialistes font ainsi le point sur les thématiques les plus significatives qui, de nos jours, sont au cœur des questionnements de l’histoire des femmes et du genre, inscrite désormais dans une dimension globale : circulations, migrations et métissages, lois et droits, identités personnelles, familles et masculinités, économies et cultures matérielles.
 
 
Enrica Asquer est professeure à contrat d’histoire contemporaine à l’Università degli Studi di Padova et d’histoire des femmes et du genre à l’Università degli Studi di Trieste.
Anna Bellavitis, membre senior de l’Institut Universitaire de France, est professeure d’histoire moderne et directrice du GRHis EA 3831 à l’université de Rouen Normandie.
Giulia Calvi a été professeure d'histoire moderne à l’Università degli Studi di Siena et professeure d’histoire du genre à l’Institut universitaire européen de Florence.
Isabelle Chabot est maîtresse de conférences d’histoire médiévale et d’histoire du bas moyen âge à l’Università degli Studi di Padova.
Maria Cristina La Rocca est professeure d’histoire médiévale et d’histoire du haut moyen âge à l’Università degli Studi di Padova et responsable du Doctorat inter-athénées en études historiques, géographiques et anthropologiques.
Manuela Martini est professeure d'histoire contemporaine à l’université Lumière Lyon 2 et chercheuse au LARHRA-UMR 5190.
 
 
Parution second semestre 2019


Collection de l'École française de Rome 561
Rome: École française de Rome, 2019

ISBN:  978-2-7283-1378-5
Prix: € 
État: À paraître

Bertrand Jestaz (éd.) 

Documents pour servir à l’histoire de la Renaissance à Venise


Table des matières
Introduction


L’histoire de l’art se nourrit de documents à condition qu’ils soient édités assez rigoureusement pour fournir des informations fiables. Le présent recueil répond à ce besoin. Il rassemble 745 documents latins ou vénitiens recueillis principalement à l’Archivio di Stato de Venise qui sont soit inédits, soit connus déjà par des éditions défectueuses et ici expurgés de leurs erreurs. Ils s’étendent sur une période qui va pour la plupart du milieu du XVe à la fin du XVIe siècle. Ils concernent d’abord l’architecture de Venise, dont la construction de monuments insignes comme l’église S. Giorgio Maggiore (plus de 45) ou la Scuola S. Rocco (près de 80) ; puis les différents acteurs de la vie artistique, artistes, artisans, amateurs, maîtres d’ouvrage, collectionneurs et marchands, ces derniers révélés souvent par des inventaires dont l’édition apporte à l’histoire des collections des matériaux nouveaux et considérables ; enfin l’exercice des différents métiers d’art (peinture, sculpture, orfèvrerie principalement, et aussi l’imprimerie). Un index recensant les lieux, les personnes et les œuvres d’art citées en permet une consultation aisée. Un glossaire vénitien in fine aidera le lecteur non initié.
 
Bertrand Jestaz, archiviste-paléographe, diplômé de l’École du Louvre, ancien membre de l’École française de Rome, a été conservateur au musée du Louvre, puis directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études et professeur à l’École des Chartes. Il est spécialiste de l’art de la Renaissance.


Sources et documents 10
Rome: École française de Rome, 2019
622 p.
ISBN:  978-2-7283-1376-1
Prix: € 
État: À paraître

Dominique Briquel

L’origine des Étrusques, un débat antique


La question des origines a longtemps occupé une place centrale dans les travaux des étruscologues, qui se sont traditionnellement divisés entre partisans de la thèse migratoire et de la thèse autochtoniste. Ce n’est plus le cas de nos jours, depuis que M. Pallottino a montré que la façon dont le problème était posé simplifiait abusivement le processus de la naissance d’un peuple, qu’on ne peut jamais rapporter à une origine unique, mais qui est toujours le résultat de la combinaison d’éléments divers. Mais pourquoi la question a-t-elle eu une telle importance dans l’histoire des études sur les Étrusques ? La réponse doit être cherchée  dans la manière dont elle a été posée dans l’Antiquité :  lorsque Hellanicos, Hérodote, Denys d’Halicarnasse ont avancé des vues déjà divergentes sur les origines de le peuple, faisant d’eux soit des Pélasges arrivés de Thessalie, soit des colons venus de Lydie, soit une population indigène de la péninsule, celles-ci n’avaient rien d’une enquête scientifique, mais traduisaient des prises de position vis-à-vis des Étrusques, relevaient donc de l’idéologie plus que de l’histoire. Le débat antique, que D. Briquel a étudié à travers les trois ouvrages ici réunis, explique le poids que cette problématique a eu chez les Modernes, qui l’ont poursuivi dans les mêmes termes.
Né en 1946 à Nancy, Dominique Briquel, ancien élève de l’École Normale Supérieure et agrégé de grammaire, a été membre de l’École française de Rome de 1971 à 1974. Il a ensuite occupé des postes de professeur de latin à l’université de Bourgogne puis à la Sorbonne, ainsi que, parallèlement, les fonctions de directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études avec une spécialisation en étruscologie. 
Parution : 9 septembre 2019 
 


Classiques de l'École française de Rome
Rome: École française de Rome, 2019
Coffret de 3 volumes
ISBN:  978-2-7283-1398-3
Prix: € 
État: À paraître

Giulia Puma

Les Nativités italiennes (1250-1450). Une histoire d’adoration


Cet ouvrage, situé à la croisée de l’histoire des images et de l’histoire religieuse, est fondé sur la constitution d’une série longue, allant de 1250 à 1450, et couvrant les régions centrales de la péninsule italienne, des scènes peintes, à fresque et sur retable, représentant la Nativité du Christ. La série est traitée aussi bien pour les possibilités quantitatives qu’elle offre que pour les études de cas ou de groupes d’images qu’elle permet d’identifier. La thèse de l’ouvrage est que le principal moteur de transformation de l’iconographie de cette scène théophanique, centrale dans la christologie médiévale, réside dans le motif de l’adoration, la représentation d’une ou plusieurs figures agenouillées, priant et adorant l’Enfant nouveau-né. L’apparition et le développement de ce motif sont ancrés dans un contexte large qui permet d’appréhender les évolutions spirituelles, esthétiques et sociales du rapport aux images. L’apport de l’ouvrage est double, d’une part il constitue la première histoire iconographique de la Nativité du Christrigoureusement fondée sur les apports épistémologiques les plus récents dans le champ des études visuelles, d’autre part, le motif du ou des adorateurs dans la composition picturale constitue un observatoire privilégié du rôle actif des images dans la culture et les pratiques dévotionnelles à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance. Analysées comme rouages, mais également comme miroirs de telles pratiques, ces images s’avèrent des sources visuelles aussi complexes que riches pour la recherche historique, et cet ouvrage voudrait être une démonstration de leur fort potentiel heuristique.
 
 
Parution : second semestre 2019


Collection de l'École française de Rome 562
Rome: École française de Rome, 2019

ISBN:  978-2-7283-1405-8
Prix: € 
État: À paraître

Pascal Montlahuc

Le pouvoir des bons mots. « Faire rire » et politique à Rome du milieu du IIIe siècle a.C. à l’avènement des Antonins


 Ce livre reconstitue les mécanismes humoristiques de la vie politique romaine, entre la seconde moitié du IIIe s. a.C. et la fin du principat de Domitien, dans le but de montrer les adaptations du risum mouere face aux changements politiques et sociaux intervenus durant cette période. Il s’agit de dépasser une lecture centrée sur le rire de l’homo urbanus et du bon orateur, proposée par Cicéron et Quintilien, pour lui préférer une lecture historicisée et combinatoire qui considère les orateurs, les traits d’esprit, les auditoires et les causes politiques comme un tout à l’agencement variable de ce que les Modernes nomment l’« humour politique ». Scrutant les divers contextes politiques de cet humour (les procès, le Sénat, les contiones, le Forum, la campagne militaire ou la rue), cette recherche souligne le passage, selon des rythmes syncopés résultant d’un repli de la causticité aristocratique face à César mais qui perdure à l’époque triumvirale, d’un « faire rire » frontal articulé autour du succès oratoire vers un humour fondé sur l’anonymat des correspondances, des graffitis ou des chants du triomphe. La dernière partie de l’ouvrage, centrée sur le premier siècle du Principat, part de l’opposition établie par des sources souvent pro-sénatoriales entre les « bons princes » et les « tyrans » afin de montrer que, ne se limitant pas à refuser ou à accepter le rire politique selon son degré de dangerosité directe pour leur autorité politique, les princes utilisèrent le rire à leur profit, entretenant par là une « inaccessible accessibilité » au fondement d’une forme de charisme singulière qui permit l’aboutissement de la « Révolution romaine ».
  
 
Pascal Montlahuc, agrégé d’Histoire et docteur en histoire romaine de l’université Sorbonne Paris Cité/Paris Diderot, est membre de l’École française de Rome.
 
 
Parution juin 2019


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 382
Roma: École française de Rome, 2019
env. 500 p.
ISBN:  978-2-7283-1366-2
Prix: € 
État: À paraître