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Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


CEF511 Eleonora Canepari

La construction du pouvoir local : élites municipales, liens sociaux et transactions économiques dans l’espace urbain : Rome, 1550-1650


Table des matières
Introduction


Le volume explore la relation de clientèle qui unit les élites aux couches populaires de Rome à l’époque moderne. À travers un voyage, très documenté, dans une ville en fort développement, l’auteur conduit le lecteur à travers l’espace urbain en explorant les différentes échelles du pouvoir politique : le palais, les îlots, le contrade, les quartiers. Le volume s’attache ainsi à comprendre comment un pouvoir local se crée, s’enracine et se perpétue dans la société urbaine. En empruntant à l’anthropologie politique les notions de pouvoir relationnel et de big-man, l’auteur suggère que l’une des clés de la conquête et du maintien du pouvoir local est à rechercher dans les liens qui unissent les « hommes illustres » des quartiers aux habitants de ces portions de l’espace urbain. C’est à l’échelle du quartier qui se situe l’enjeux de la conquête de l’autorité informelle, condition préliminaire et nécessaire à l’obtention d’une charge municipale. Le quartier devient ainsi l’espace d’un jeu politique pluriel, d’une compétition locale, exacerbée par l’ouverture que caractérise l’élite capitoline jusqu’à la moitié du XVIIIe siècle.

Eleonora Canepari est chercheur à Aix-Marseille Université. Elle est spécialiste de l’histoire urbaine et sociale de Rome à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 511
Roma: École française de Rome, 2017
399 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1159-0
Prix: € 25

CEF525 Giuseppina Enrica Cinque

Le rappresentazioni planimetriche di Villa Adriana tra XVI e XVIII secolo : Ligorio, Contini, Kircher, Gondoin, Piranesi


Table des matières
Introduction


Dal XV secolo a oggi la Villa Tiburtina fatta costruire dall’imperatore Elio Adriano a Tivoli non ha mai cessato di stimolare l’interesse di studiosi attratti dalla quantità e qualità delle sue decorazioni e soluzioni architettoniche. Da tale interesse si è sviluppata una cospicua letteratura che oggi si arricchisce di un nuovo contributo, impostato su una chiave di lettura innovativa e passibile di suscitare spunti di riflessione sia nell’ambito archeologico, sia in quello a carattere storico-architettonico. Attraverso una accurata disamina delle prime rappresentazioni planimetriche dell’intero sito imperiale, sempre analizzate in relazione a quanto attualmente rilevato e rilevabile, nel volume si approfondiscono l’operato e i contributi di quanti, nel corso di circa due secoli, hanno rivolto la loro attenzione indagatoria alla Villa. Per alcuni di essi, tra i quali Pirro Ligorio, Francesco Contini, Giovanni Battista Piranesi, Jacques Gondoin e Francesco Piranesi, la ricerca condotta ha recato a risultati inattesi, talora inediti, per lo più suscettibili di suggerire nuovi indicatori di ricerca anche e non solo per quanti sono attesi allo studio dell’immane Villa imperiale Tiburtina.

 

Giuseppina Enrica Cinque, laureata in architettura e dal 1984 docente del raggruppamento disciplinare « Disegno » presso l’Università degli Studi di Roma « Tor Vergata », Facoltà di Ingegneria, è autore di monografie inerenti i temi della storia della rappresentazione anche a carattere geografico territoriale. Dal 2004 al 2006 ha diretto le operazioni di rilievo della Villa Adriana di Tivoli e tutt’ora prosegue con gli studi analitici della documentazione ottenuta.


Collection de l'École française de Rome 525
Roma: École française de Rome, 2017
311 p., ill. n/b et 11 pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1204-7
Prix: € 50

CEF531 Jean-Marie Martin, Annick Peters-Custot, Vivien Prigent (dir.) 

L’héritage byzantin en Italie (VIIIe-XIIe siècle). IV. Habitat et structure agraire


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


Ce quatrième et dernier volume du programme L’héritage byzantin en Italie (VIIIe-XIIe siècle), qui cherchait à analyser et à comparer l’évolution des régions autrefois soumises à l’autorité byzantine, de la Vénétie à la Sicile et à la Sardaigne en passant par Ravenne, Rome, Naples, le Salento et la Calabre, a pour thème des realia. On s’est intéressé aux originalités touchant à l’occupation du sol, aux formes de la grande propriété,  aux contrats agraires et aux platee (listes de dépendants), enfin à la production et au commerce. La Sicile (sous les dominations byzantine et islamique) et la Sardaigne judicale (souvent négligée) sont bien représentées, à côté des diverses régions continentales ayant dépendu de l’Exarchat. Si, comme on s’y attendait, les évolutions sont dissemblables, les conclusions de Chris Wickham montrent la force de la tradition byzantine à propos de la grande propriété et du commerce ; l’héritage byzantin n’est pas uniforme, mais, même dans ces domaines éloignés de l’idéologie, il a laissé des traces durables.
 

- Jean-Marie Martin, directeur de recherche au CNRS (UMR Orient & Méditerranée), est spécialiste de l’histoire médiévale en Italie méridionale et de ses sources écrites.

 

- Annick Peters-Custot, professeur d’histoire du Moyen Âge à l’Université de Nantes, a pour domaine de recherche les Grecs en Italie méridionale au Moyen Âge et la perception du monachisme oriental en Occident.

 

- Vivien Prigent, chargé de recherche au CNRS (UMR Orient & Méditerranée), est spécialiste de l’histoire de l’Italie byzantine, de l’histoire monétaire et fiscale, de numismatique et de sigillographie.

 


Collection de l'École française de Rome 531
Roma: École française de Rome, 2017
432 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1224-5
Prix: € 30

COUVERTURE--1 Arnaud Bartolomei, Guillaume Calafat, Mathieu Grenet, Jörg Ulbert (dir.) 

De l’utilité commerciale des consuls. L’institution consulaire et les marchands dans le monde méditerranéen (XVIIe-XXe siècle)


Les vingt-huit études rassemblées ici s’intéressent aux multiples rôles joués par les consuls et l’institution consulaire auprès des marchands actifs dans l’espace méditerranéen du XVIIe au XXe siècle. Ce livre offre tout d’abord une présentation et une analyse des fonds et des sources disponibles pour mener à bien cette enquête historique, depuis les abondantes correspondances jusqu’aux manuels consulaires. Il met également à l’épreuve des pratiques et des usages les prérogatives juridictionnelles des consuls concernant le règlement des contentieux marchands et la certification des transactions et des contrats dans l’Empire ottoman comme en Europe occidentale. L’ouvrage propose ensuite d’observer la variété des contextes d’exercice des consuls et les stratégies commerciales différenciées de leurs autorités de tutelle, de la République de Gênes à la Suède, en passant par le Royaume-Uni, les États-Unis d’Amérique, la République des Sept-Îles ou le Royaume de France. Plusieurs études soulignent enfin les marges de manœuvre politiques, diplomatiques et économiques de consuls qui évoluent dans des relations de pouvoir et des réseaux d’affaires aux contours mouvants. En posant de la sorte la question de l'utilité commerciale des consuls, ces différents chapitres invitent à jeter un regard nouveau sur l’histoire de la fonction consulaire et sur les mécanismes de régulation politiques et institutionnels du commerce international aux époques moderne et contemporaine.

Cet ouvrage a été publié avec le concours du GIS Histoire et Science de la Mer.

 

Agrégé d’histoire et ancien membre de la Casa de Velázquez, Arnaud Bartolomei est actuellement  maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l’Université Côté d’Azur et membre du Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine. Ses recherches portent sur les pratiques et les institutions du commerce à distance dans les espaces européens, atlantiques et méditerranéens au XVIIIe et au XIXe siècle.

 

Guillaume Calafat est maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine). Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé d’histoire, ancien membre de l’École Française de Rome, ses recherches portent sur les échanges marchands et maritimes et leurs régulations dans la Méditerranée de  l’époque moderne.

 

Docteur en histoire de l’Institut Universitaire Européen de Florence, Mathieu Grenet est maître de conférences en histoire moderne à l’INU Champollion d’Albi, chercheur au sein de l’UMR 5136 FRAMESPA et membre du projet ERC « Mediterranean reconfigurations ». Il s’intéresse en particulier aux mobilités internationales, aux contacts interculturels et aux constructions identitaires à l’époque moderne.

 

Jörg Ulbert est maître de conférences en allemand à l’Université de Bretagne Sud. Ses recherches portent sur l’histoire des services consulaires français aux XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que sur les rapports franco-allemands à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 535
Roma-Madrid: École française de Rome - Casa de Vélasquez, 2017

ISBN:  978-2-7283-1260-3
Prix: € 


Version en ligne OpenEdition Books

CEF526bis Monique Olive (dir.) 

Campo delle Piane : un habitat de plein air épigravettien dans la Vallée du Gallero (Abruzzes, Italie centrale)


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


Le site de Campo delle Piane (Abruzzes) est connu depuis le milieu du XXsiècle grâce aux travaux de deux archéologues préhistoriens, G. B. Leopardi et A. M. Radmilli. Longtemps considéré comme un des rares témoignages d’habitat de plein air du Paléolithique récent, de nombreuses interrogations demeuraient sur son attribution chrono-culturelle et sur son interprétation fonctionnelle. La reprise des recherches sur ce site avait pour objectif d’y répondre. La démarche suivie conjugue approches archéologique et géoarchéologique et a pour cadre une petite vallée de piémont du Massif du Gran Sasso, la vallée du Gallero. Ces nouvelles études démontrent que cette vallée a connu plusieurs occupations épigravettiennes dont il reste de nombreuses traces, en superficie et en stratigraphie. Un niveau archéologique en place a été mis au jour au sein d’une séquence sédimentaire tardiglaciaire. La surface fouillée est interprétée comme une aire d’activités liées à l’exploitation des ressources animales (chasse, boucherie, travail de la peau) faisant partie d’un habitat plus vaste. Les informations acquises sur ce niveau le situent à la fin de l’Épigravettien ancien, durant une période de léger réchauffement climatique daté autour de 18 000 cal. BP. Un autre moment d’occupation, plus tardif, est attesté dans la vallée du Gallero grâce aux données stratigraphiques et à l’étude de l’industrie lithique récoltée en surface. Ce second épisode est attribué à l’Épigravettien récent et prend place durant l’interstade Bølling-Allerød. En conclusion, l’analyse du site de Campo delle Piane remet en cause l’existence d’une culture épigravettienne locale (le « Bertonien » d’A. M. Radmilli). Elle démontre l’intérêt de cette région des Apennins pour l’étude du Tardiglaciaire continental et révèle, en outre, que des habitats épigravettiens de plein air peuvent avoir été conservés dans d’autres vallées similaires du piémont oriental du Gran Sasso.

 

Monique Olive appartient à l’équipe « Ethnologie préhistorique » de l’UMR « Archéologies et Sciences de l’Antiquité » (Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès, Nanterre). Ses travaux portent sur l’habitat au Paléolithique récent.


Collection de l'École française de Rome 526
Roma: École française de Rome, 2017
168 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283- 1238-2
Prix: € 24

CEF485-3 Patrick Boucheron, Laura Gaffuri, Jean-Philippe Genet (dir.) 

Valeurs et systèmes de valeurs (Moyen Âge et Temps modernes)


Signs and States, programme financé par l’ERC (European Research Council), a pour but d’explorer la sémiologie de l’État du XIIIe siècle au milieu du XVIIe siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu’exprime l’idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblées dans une collection, Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640). Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d’une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l’Occident latin où l’on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d’abord le triomphe de la papauté, a donné à l’État moderne les moyens d’assurer sa propre légitimité en créant les conditions d’une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l’État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spécificité de l’Occident latin, clé de l’essor des états modernes européens.
 
- Patrick Boucheron est professeur d'histoire médiévale à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne.
- Laura Gaffuri est maître de conference à l'Universita degli studi di Torino
- Jean-Philippe Genet est professeur d'histoire médiévale à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne.


Collection de l'École française de Rome 485/3
Rome-Paris: École française de Rome - Publications de la Sorbonne, 2017
354 p.
ISBN:  978-2-7283-1280-1
Prix: € 28

Claude Briand-Ponsart, Michèle Coltelloni-Trannoy, Lluís Pons Pujol

Bibliographie analytique de l'Afrique antique. 44 (2010)



Bibliographie analytique de l'Afrique antique 44
Roma: École française de Rome, 2016
152 p.
ISBN:  978-2-7283-1248-1
Prix: € 24

BEFAR371 Alexandre Vincent

Jouer pour la cité : une histoire sociale et politique des musiciens professionnels de l’Occident romain


Table des matières
Introduction


Les cités romaines étaient tout sauf muettes. Chaque jour des musiciens les parcouraient lors de processions religieuses, d’appels au rassemblement, de procès, tandis que l’amphithéâtre résonnait aux sons d’instruments puissants. Sur le champ de bataille ou dans les camps militaires, il revenait à des soldats instrumentistes de transmettre les ordres et les informations. Omniprésentes, les sonorités musicales rythmaient donc le quotidien et creusaient peu à peu les sillons d’un substrat mémoriel collectif.
En considérant la musique comme une pratique sociale plus qu’un art, le présent ouvrage propose de jeter un nouveau regard sur le sujet : le contenu musical importe moins que son écho sur la société. Dans quelles circonstances jouait-on de la musique et avec quels effets ? pour et par qui ? L’existence de sonorités civiques, c’est-à-dire jouées au nom de la cité, lance l’étude sur les traces des interactions entre musique et politique. L’analyse du corpus épigraphique des musiciens professionnels de l’Occident romain, rassemblé pour la première fois, éclaire ce que signifiait alors jouer pour la cité. Les modalités de ce service musical, militaire comme civil, sont traquées au croisement des sources. Elles soulignent, à travers ses effets économiques et sociaux, la mise en place, dans les premières décennies du Principat, d’un dialogue dynamique entre les autorités romaines et les artisans du son. L’ouvrage apporte ainsi finalement un nouvel élément à la compréhension du principat d’Auguste : les sons y furent aussi des armes politiques.
  
Ancien membre de l’École française de Rome et docteur en histoire, Alexandre Vincent est actuellement maître de conférences en histoire romaine à l’université de Poitiers.
 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 371
Roma: École française de Rome, 2016
464 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1163-7
Prix: € 27

CEF521 Mathieu Grenet

La fabrique communautaire. Les Grecs à Venise, Livourne et Marseille, v. 1770-v. 1840


Table des matières
Introduction


Avec les Juifs et les Arméniens, les Grecs constituent l’une des trois diasporas dites « classiques » de la période moderne : implantés sur l’ensemble du pourtour méditerranéen voire au-delà, ils investissent en particulier la plupart des grandes villes portuaires d’Europe méridionale, où ils s’adonnent au grand négoce et à la navigation comme au petit commerce et à l’artisanat. Comment cette présence s’organise-t-elle au quotidien ? Comment investit-elle l’espace urbain, quels sont ses modes d’inscription sociale et quelles identités (sociales, ethniques et confessionnelles) sécrète-t-elle ? Cette vaste enquête est ici envisagée dans une dimension comparatiste, à partir de trois terrains – Venise, Livourne et Marseille – à la fois distincts et étroitement connectés, au cours du demi-siècle précédant la guerre d’indépendance grecque (1821-1830) et la naissance de l’État néohellénique. À rebours des lectures traditionnellement homogénéisantes et inclusives des groupes étrangers dans la ville moderne, cet ouvrage s’attache à mettre en évidence le caractère complexe et souvent conflictuel des différentes stratégies d’affirmation et de négociation du fait communautaire grec en diaspora. Véritable laboratoire de définitions concurrentes de la « grécité », l’expérience communautaire grecque au tournant des xviiie et xixe siècles constitue ainsi le creuset d’un complexe processus de formation identitaire à l’aube de l’ère des nationalismes.

 

Docteur en histoire de l’Institut Universitaire Européen de Florence, Mathieu Grenet est maître de conférences en histoire moderne à l’INU Champollion d’Albi, chercheur au sein de l’UMR 5136 FRAMESPA, et membre du projet ERC « Mediterranean reconfigurations ». Il s’intéresse en particulier aux mobilités internationales, aux contacts interculturels et aux constructions identitaires à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 521
Roma: École française de Rome - École française d'Athènes, 2016
456 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1210-8
Prix: € 30

BEFAR373 Clément Chillet

De l’Étrurie à Rome : Mécène et la fondation de l’Empire


Table des matières
Introduction


Si le nom de Mécène ne recouvre plus guère aujourdhui que lactivité de patronage des arts, il ne faut pas oublier que Caius Maecenas, le « Mécène historique » fut bien plus que le protecteur de Virgile, Horace, Properce. Bras droit dAuguste, il joua un rôle politique déterminant dans la période troublée du Triumvirat, et sa trajectoire semble se confondre avec la création de ce que nous considérons comme un nouveau régime, pour lequel les Romains neurent, pendant longtemps, aucun nom. Cest ainsi que, aux côtés du futur Auguste, il fut chargé, pendant la période triumvirale de rôle fiscaux, policiers, diplomatiques avant de se retirer du devant de la scène politique sans perdre de son influence réelle au moment où Auguste prétendit restaurer la République. Au-delà des aspects institutionnels, cet ouvrage cherche aussi à décrire la place de lindividu Mécène dans la société de son temps, sans en faire un exemple, ni un modèle, sans lisoler des cadres sociaux qui le déterminèrent, ni le fondre dans la masse confuse des mouvements du temps long. L’étude de la personnalité sociale construite par Mécène, principalement fondée sur une ascendance étrusque largement retravaillée, place lindividu dans un mouvement plus large de revalorisation des identités locales en Italie, encouragée par Auguste pour servir la Conjuratio Italiae sur laquelle il assit sa légitimité. Par ailleurs, louvrage tente de redonner sa place à cet individu non pas au cœur dun cercle  littéraire comme on le lit souvent  mais à lintersection de nombreux réseaux (fondés sur des critères daffinités intellectuelles, politiques, géographiques). À travers l’étude de différentes facettes dun personnage immergé dans les mouvements qui transformèrent profondément Rome, cest une meilleure compréhension de la société impériale naissante que cet ouvrage cherche à atteindre.
 

Clément Chillet, agrégé de Lettres Classiques, est ancien membre de l’École normale supérieure de Lyon et de l’École française de Rome. Il est actuellement maître de conférences en histoire romaine à luniversité Grenoble-Alpes.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 373
Roma: École française de Rome, 2016
609 p.
ISBN:  978-2-7283-1202-3
Prix: € 33

CEF527 Monique Dondin-Payre, Nicolas Tran (dir.) 

Esclaves et maîtres dans le monde romain : Expressions épigraphiques de leurs relations


La principale distinction relative au droit des personnes est que tous les hommes sont soit libres soit esclaves (Institutes, I, 9). Gaius souligne ainsi la place fondamentale de l’esclavage dans la Rome impériale. La barrière de la liberté était si structurante et le recours au travail servile pratiqué à une telle échelle, que la société romaine mérite assurément le qualificatif d’esclavagiste. Certes, la condition servile était inférieure, mais la concevoir en terme de barrière ou de strate horizontale, séparant les esclaves et les libres, se révèle insuffisant. Dans une population servile à la hiérarchie très marquée, la condition personnelle des esclaves dépendait beaucoup des relations verticales, qui unissaient chacun d’entre eux à leur maître. Tel est le sujet de ce livre collectif. L’examen prioritaire de la documentation épigraphique vise à en restituer la complexité. Il fait place à des serviteurs, à des domesticités et à des maîtres d’une grande diversité, dans différentes régions de l’Empire. Les grandes étapes de la vie des hommes et des femmes réduits en esclavage (l’enfance, la mort, en passant parfois par l’affranchissement) sont prises en compte. C’est aussi dans ses multiples dimensions, du droit aux affects, que la relation entre esclaves et maîtres se trouve mise en lumière.

 

- Monique Dondin-Payre, docteur d’État, directrice de recherches au CNRS (UMR 8210, Paris), est notamment spécialiste d’épigraphie, d’onomastique et des processus de romanisation des provinces romaines.

- Nicolas Tran est professeur d’histoire romaine à l’Université de Poitiers et à l’Institut Universitaire de France. Ses recherches sur les associations, le travail et les sociétés portuaires de l’Empire romain s’intéressent notamment à la condition des esclaves et des affranchis. Il est l’auteur de Dominus tabernae. Le statut de travail des artisans et des commerçants de l'Occident romain (Ier siècle av. J.-C. - IIIe siècle ap. J.-C.), Rome, 2013.


Collection de l'École française de Rome 527
Roma: École française de Rome, 2016

ISBN:  978-2-7283-1241-2 (Epub)
Prix: € 


Version en ligne OpenEdition Books