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Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


Chauvard-couverture-CEF Michela Barbot, Jean-François Chauvard, Stefano Levati (dir.) 

L’expérience du déclassement social : France-Italie, XVIe - premier XIXe siècle


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


À mesure que le déclassement a été perçu comme un problème contemporain, il est devenu un objet de premier plan pour la sociologie des inégalités et, dans une moindre mesure, pour les études historiques qui ont privilégié les formes de mobilité ascendante, celles qui sont aussi les plus productrices de sources.
En prenant en compte l’Ancien Régime tout en englobant le moment révolutionnaire, cet ouvrage collectif observe, à partir des terrains français et italiens, le phénomène du déclassement dans le cadre d’un ordre hiérarchique, rigide, pensé comme naturel donc immuable, mais qui n’était pas immobile, alternant des périodes de plus ou moins grande ouverture ou fermeture, mais aussi dans une phase de rupture, de transition et de redéfinition où la perte de statut et de fortune a pu s’accompagner d’opportunités de reclassement.
Les études ici réunies ont été guidées par un questionnaire commun : montrer la difficulté d’appréhender des situations de déclassement où se mêlaient, selon des degrés variables, appauvrissement, déshonneur, déchéance morale ; restituer la parole – rare - des acteurs historiques sur leur expérience du déclassement ; montrer la difficulté de mesurer le déclassement à partir de marqueurs objectifs tant il s’agissait d’un phénomène relatif, parfois paradoxal, conditionné par un environnement social lui-même mouvant ; envisager le déclassement comme un processus en s’attachant à l’interprétation de trajectoires personnelles et collectives ; interroger, enfin, le rôle joué par l’État dans l’ordonnancement des frontières sociales.
 
 
Ancien directeur des études pour l’histoire moderne et contemporaine à l’École française de Rome, Jean-François Chauvard est professeur d’histoire moderne à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne/IHMC. Ses travaux portent sur les sociétés urbaines, les pratiques de transmission et les mobilités géographiques dans l’Italie moderne, en particulier dans le monde vénitien. Il a récemment publié Lier et délier la propriété. Tutelle publique et administration des fidéicommis à Venise aux derniers siècles de la République, École française de Rome, 2018.
 
Michela Barbot est chargée de recherche au CNRS (IDHE.S) et professeure attachée en histoire et sciences sociales à l’École Normale Supérieure de Paris-Saclay. Ses recherches portent sur l’histoire de la propriété, de la richesse et de l’inclusion sociale en milieu urbain entre époque moderne et contemporaine. Sur ces thèmes, elle a publié une monographie dédiée à Milan, Le architetture della vita quotidiana. Pratiche immobiliari e scambi immobiliari nella Milano d’età moderna, Marsilio, 2008.
 
Ancien élève de la Scuola Normale Superiore di Pisa, Stefano Levati est professeur d’histoire moderne à l’Università degli Studi di Milano. Il consacre ses recherches à l’histoire sociale – en particulier du monde de la finance et des affaires – pendant les années de transition entre l’Ancien Régime et la Restauration. Il a récemment publié Storia del tabacco nell’Italia moderna, Viella, 2017.
 


Collection de l'École française de Rome 573
Roma: École française de Rome, 2021
446 p.
ISBN:  978-2-7283-1442-3 ; ISBN électronique 978-2-7283-1447-8
Prix: € 35


Version en ligne OpenEdition Books

CEF 580 - copertina Didier Lett (dir.) 

I registri della giustizia penale nell’Italia dei secoli XII-XV


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


Nell'attuale paesaggio storiografico italiano è ben presente la volontà di lavorare sulle differenti tipologie documentarie prodotte nell’Italia dei Comuni. Così è per gli studi sugli statuti comunali, studi iniziati nel XIX secolo che proseguono tutt’oggi con atti di convegni ed edizioni documentarie, e per tutte le fonti istituzionali amministrative di carattere ordinario: delibere di organi consiliari (riformanze), registri fiscali, corrispondenze epistolari, registri giudiziari. Risultato di un convegno organizzato all'École française de Rome (6-8 giugno 2017), questo volume è il primo interamente dedicato ai registri della giustizia penale (libri maleficiorum); si tratta di documenti relativi alla gestione della cosa pubblica destinati all'azione, che racchiudono finalità performative. Sono presenti in quantità cospicue nel territorio italiano, in molti fondi di archivi e biblioteche comunali e negli Archivi di Stato. La «Rivoluzione documentaria» dell’Italia comunale ha conosciuto una delle sue più potenti espressioni anche attraverso le carte di questa amministrazione ordinaria.
Facendo parte a pieno titolo di una storia della giustizia, che si è rinnovata negli ultimi anni cercando di aprirsi il più possibile a tutto il territorio italiano e mostrando punti in comune e differenze regionali, i saggi qui raccolti si soffermano sulla produzione dei libri maleficiorum. Sono indagati il loro ruolo nel sistema documentario dei comuni e di altre istituzioni, la loro collocazione nel sistema documentario generale e le relazioni con altra documentazione comunale, il funzionamento delle istituzioni giudiziarie e i meccanismi procedurali, i conflitti, i negoziati e le sentenze. Le sezioni conclusive mettono a fuoco due temi centrali in materia di pratiche sociali, privilegiate nei libri maleficiorum stessi: la  violenza e il genere.

Également disponible auprès de la librairie Nardecchia : info@nardecchia.it

 

Didier Lett è professore di storia medievale all'Università di Parigi ed ex membro senior dell'IUF. Ha dedicato studi alla società medievale a partire della documentazione comunale italiana. Ha pubblicato Uomini e donne nel Medioevo. Storia del genere (secoli XII-XV), Bologna, Il Mulino, 2014 e Un procès de canonisation au Moyen Âge. Essai d’histoire sociale. Nicolas de Tolentino, 1325, Paris, PUF, 2008. Da 2017 a 2020, ha diretto quattro volumi dedicati a Statuts, écritures et pratiques sociales dans l’Italie communale et le Midi de la France (Éd. de la Sorbonne-CERM).

 


Collection de l'École française de Rome 580
Roma: École française de Rome, 2020
492 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1466-9
Prix: € 49


Version en ligne OpenEdition Books

Classiques-BERTRAND Gilles Bertrand

Le grand tour revisité : le voyage des français en italie (milieu XVIIIe siècle-début XIXe siècle)


 

Étape la plus emblématique du Grand Tour que les élites européennes accomplissaient au XVIIIe siècle, le voyage en Italie ne se réduit pas à une expérience de jeunes nobles complétant leur éducation. En temps de paix comme à la faveur des guerres, des Français de tous âges ont traversé les Alpes ou pris la mer avec les buts les plus variés. Riches ou pauvres, guidés par des modèles qui canalisaient leurs attentes, ils ont contribué à transformer le visage d'une terre engagée dans le processus unitaire en inventant des capitales, comme Milan, et en parcourant les Alpes ou le Sud marqué par les restes antiques. Terre des arts, de la culture classique et du catholicisme, l'Italie des Lumières est alors devenue le « laboratoire » d'une connaissance plus systématique de la nature, des hommes et de l'organisation des sociétés. Mais tandis que l'encyclopédisme fit place au seuil du XIXe siècle à des savoirs plus spécialisés, nobles et marchands, artistes et gens de lettres renouèrent avec un regard simplificateur et stéréotypé et le voyageur du XVIIIe siècle se mua en un touriste pressé et conquérant. C'est pour mieux comprendre le passage de ces formes complexes du voyage vers le tourisme que la présente enquête s'est attachée à dépouiller les guides, récits et journaux de voyage laissés par les Français sur l'Italie entre 1750 et 1815.
Cette réédition de l’ouvrage paru en 2008 comporte une postface qui fait le point sur les études plus récentes et propose de repenser l’histoire du voyage des Français en Italie.

 

 

Gilles Bertrand, professeur d’histoire moderne à l’Université Grenoble Alpes, s’intéresse aux relations entre la péninsule italienne et la France, à l’histoire culturelle de l’Italie et aux voyages en Europe de la fin du XVIIe au début du XIXsiècle. Parmi ses livres : Histoire du carnaval de Venise, XIe-XXIe siècle (Paris, Pygmalion, 2013, réédité coll. Texto, Tallandier, 2017) et La France et l’Italie. Histoire de deux nations sœurs, de 1660 à nos jours (avec J.-Y. Frétigné et A. Giacone, Paris, Colin, 2016). Il a coordonné avec J. Ehrard une édition des voyages de Montesquieu (Mes voyages, Paris, Classiques Garnier, 2012) et édité avec M. Pieretti le journal de voyage d’une marquise romaine à la fin du XVIIIe siècle (Una marchesa in viaggio per l'Italia, Rome, Viella, 2019). Avec le photographe R. Escomel il publie en 2021 chez Créaphis Nos Italies (collection Format Passeport).


Classiques de l'École française de Rome
Roma: École française de Rome, 2020
620 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1446-1
Prix: € 20

CEF_570_copertina Pierre-Antoine Fabre, et alii (dir.) 

La Compagnie de Jésus des anciens régimes au monde contemporain (XVIIIe-XXe siècles)


This volume, edited by Pierre-Antoine Fabre, Patrick Goujon SJ and Martín M. Morales SJ, presents thirty-seven essays on the modern history of the Society of Jesus, spanning the eighteenth- to the twentieth centuries. The essays are multilingual, multidisciplinary and range across a wide chronological, geographical and thematic landscape within the field of modern history, while the papal Suppression (1773) and Restoration (1814) of the worldwide Society provide the volume’s main orientation. Until recently, modern Jesuit history has received relatively limited scholarly attention. This volume aims to guide researchers in the riches of this period in the Society’s history and demonstrate its importance for modern historical studies more broadly. A novelty of the volume is that it brings together the later history of the “Old Society”, the interim period of the Suppression (1773-1814), and the “New Society” (from the Restoration). The book’s broad frame provides a window onto the great ruptures of European history, the main events of modern Catholic history, and early globalization. While the well-known upheavals of this period come into view, the persistent continuities of these centuries also emerge, exemplified most potently by the Society’s own partial survival during the forty-one years of its papal suppression.

Également disponible auprès de la librairie Nardecchia : info@nardecchia.it


Collection de l'École française de Rome 570
Roma: École française de Rome - Institutum Historicum Societatis Iesu, 2020
764 p.
ISBN:  978-2-7283-1419-5
Prix: € 60

copertina-CEF_571 Joëlle Prim

Aventinus mons. Limites, fonctions urbaines et représentations politiques d’une colline de la Rome antique


Table des matières
Introduction


 L’Aventin, la plus méridionale des collines de la Rome antique, a joué un rôle singulier dans l’histoire de la cité et dans la formation de son espace urbain. Ce postulat était au cœur de la monographie qui lui fut consacrée par Alfred Merlin en 1906. Depuis, les connaissances sur l’histoire de cet espace urbain ont considérablement avancé, aussi bien du point de vue théorique, avec les renouvellements de l’histoire urbaine de Rome, que du point de vue des méthodes d’analyse des sources disponibles sur le sujet. En outre, ce corpus documentaire s’est considérablement enrichi, en particulier grâce au travail accompli ces vingt dernières années par les différents services archéologiques chargés des fouilles sur la colline. L’ensemble de ces éléments justifiait une nouvelle étude de cet espace de la Ville de Rome.
Concentrant l’enquête sur la période qui s’étend du IIe s. av. au Ier s. apr. J.-C., l’auteur propose d’interroger les singularités de l’Aventin telles que nous continuons à les appréhender depuis les travaux d’Alfred Merlin – en particulier son image de « colline par excellence de la plèbe » –, mais aussi d’en dégager de nouvelles. À cette fin, le présent ouvrage se structure autour de trois dossiers thématiques étroitement articulés. Identifier les éléments qui définissent les confins territoriaux de l’Aventin ; étudier ses caractéristiques socio-urbaines et les confronter à l’image plébéienne de la colline qui s’élabore au cours de cette période, et enfin, étudier la cartographie religieuse et certaines fonctions spécifiques qui s’organisent autour de ses sanctuaires : tels sont les principaux thèmes qui structurent cette histoire discontinue du mont Aventin.
 
Après des études d’histoire et une période d’activité dans les domaines de la médiation et de la valorisation du patrimoine archéologique, Joëlle Prim a conduit une thèse de doctorat sur l’histoire de l’Aventin sous la direction de Claudia Moatti, et a bénéficié d’une allocation de recherche attribuée par l’université de Paris 8.


Collection de l'École française de Rome 571
Rome: École française de Rome, 2021
588 p.
ISBN:  978-2-7283-1420-1 / ISBN électronique 978-2-7283-1469-0
Prix: € 45

Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité 132-1 (2020)



Mélanges de l'École française de Rome 132-1 (2020)

ISBN:  électronique 978-2-7283-1436-2 - ISBN papier 978-2-7283-1435-5
ISSN:  0223-5102
Prix: € 50


Version en ligne journals.openedition.org

Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge 132-2 (2020)



Mélanges de l'École française de Rome 132-2 (2020)

ISBN:  978-2-7283-1462-1 - ISBN électronique 978-2-7283-1463-8
ISSN:  1123-9883
Prix: € 


Version en ligne journals.openedition.org

B EFAR-GIOANNI-copertina Stéphane Gioanni

Gouverner le monde par l’écrit : l’autorité pontificale en Dalmatie de l’Antiquité tardive à la réforme « grégorienne »


Table des matières
Introduction


L’extension progressive de l’autorité pontificale en Dalmatie a profité de la longue histoire romaine de cette ancienne province impériale. Les sources révèlent d’abord les ambitions, les contradictions et les échecs de la papauté dans cette région perçue comme une porte d’entrée vers l’espace byzantin, les Balkans et l’Europe centrale. Ce n’est qu’aux Xe-XIe siècles, au moment où se redéfinissent les sphères d’influence dans l’Adriatique, qu’apparaissent les différents volets d’une diplomatie cohérente (légende d’apostolicité attribuant l’évangélisation de la Dalmatie à un disciple de saint Pierre ; obligation de la liturgie latine ; diffusion de l’art roman ; ambassades apostoliques ; conciles sous l’autorité de la métropole de Split ; expansion bénédictine sous l’influence de l’abbaye du Mont-Cassin ; collaboration avec la dynastie croate). Le serment de fidélité du roi Zvonimir au pape Grégoire VII en 1075, aux portes de l’antique Salone, illustre un volet régional de la réforme « grégorienne » qui renforça la primauté pontificale et le royaume dalmato-croate. Il nous invite à décentrer le regard, à varier les échelles, du local à l’universel, pour mieux saisir la nature politique de cette réforme globale qui inaugure un nouveau rapport au monde.
 
Stéphane Gioanni, ancien membre et directeur des études de l’EFR, est professeur à l’université Lyon 2 et directeur du laboratoire Histoire et Sources des Mondes Antiques. Ses recherches portent sur les pratiques de l’écrit ecclésiastique (IVe-XIe s.) en Provence, Italie et Dalmatie.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 386
Roma: École française de Rome, 2020
395 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1473-7
Prix: € 45

ROMA-ANTICA-COpertina-DEFINITIFA Henri Broise, et alii (dir.) 

Recherches archéologiques à la Magliana, 3. Un bois sacré du suburbium romain : topographie générale du site ad deam diam


Table des matières
Introduction


Si les inscriptions provenant du bois sacré de Dea Dia, à La Magliana (Rome), sont bien connues, le site lui-même est longtemps resté une énigme, malgré des découvertes du XVIe et du XIXe siècle. Dégager aujourd’hui la topographie sous une bourgade construite autour de la voie ferrée Rome-Fiumicino et deux routes n’était pas aisé. L’exploration a due être faite au fur et à mesure par sondages successifs en fonction des découvertes faites, à commencer par les découvertes du balneum publiées en 1987. La topographie générale dégagée par quarante années de recherches révèle l’existence d’un grand ensemble en forme de terrasses descendant de l’aedes Deae Diae, située sur le flanc de la colline vers le balneum voisin de la rive du Tibre. Or ce grand ensemble avec son bois sacré entourant une rotonde, son espace réservé aux empereurs divinisés, et la partie inférieure avec un portique et les bains, représentent le sanctuaire de l’époque sévérienne. Jusqu’à nos fouilles, les raisonnements sur le site se fondaient sur ces bâtiments sévériens pour reconstruire la topographie antérieure connue par les protocoles épigraphiques des arvales. Or les fouilles ont démontré que tout ce grand ensemble date du début du IIIe siècle ap. J.-C. Entre Auguste et les Sévères, le bois sacré et ses espaces annexes peuvent par déduction et en fonction de certaines découvertes être placés entre la rotonde et la gare actuelle. Un peu plus loin vers l’anse du Tibre se trouvait le temple de Fors Fortuna construit par Sp. Carvilius au début du IIIe siècle av. J.-C., dont certains éléments ont été retrouvés. Enfin, il convient de souligner que tous les sondages ont démontré que le site comporte un secteur républicain (IIIe/Ier siècle av. J.-C.) vers la zone présumée du temple de Fors Fortuna, et que tout le reste date de l’époque impériale. Dea Dia et son culte sont donc à considérer comme la création d’un culte « restauré » de toutes pièces par Octavien.

 

Également disponible auprès de la librairie Nardecchia : info@nardecchia.it



John Scheid a été membre de l’École Française de Rome (1974-1977), directeur d’études à l'École Pratique des Hautes Études (1983 à 2001) et professeur au Collège de France (2001-2016).

Henri Broise, architecte ingénieur de recherche, a exercé ses fonctions à l’École Française de Rome (1977-2001) puis à l’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique du CNRS (2001-2014).

 

 


Roma antica 8
Roma: École française de Rome, 2020
521 p., ill. n/b et dépl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1476-8
Prix: € 140

BEFAR_385_couv_prov Cécile Troadec

Roma crescit. Une histoire économique et sociale de Rome au XVe siècle


Table des matières
Introduction


Comment une société s’adapte-t-elle aux changements de conjoncture ? C’est à cette question que tente de répondre ce livre, en prenant pour laboratoire la Rome du Quattrocento. Impulsée par le retour du pape et de la Curie, la croissance économique s’accompagne d’une accentuation des inégalités sociales. En associant approche macro-économique et micro-histoire, ce livre interroge les conditions de possibilité de la croissance : l’attractivité d’une capitale, un semi-dirigisme économique, l’adaptation des acteurs qui saisissent les nouvelles opportunités d’enrichissement offertes par un marché urbain en pleine expansion. En replaçant Rome dans une histoire plus large, celle des villes de l’Italie renaissante, cet ouvrage démontre comment la compétition sociale au sein d’une ville de cour a provoqué un profond changement social que donnent à voir l’évolution des pratiques matrimoniales, des règles de l’héritage, des manières d’habiter et la construction des mémoires familiales.

 

Cécile Troadec agrégée d’Histoire, est ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et ancienne membre de l’École française de Rome. Ses recherches portent sur les économies et les sociétés urbaines de l’Italie tardo-médiévale, notamment sur les mobilités et l’accueil des étrangers.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 385
Rome: École française de Rome, 2020
555 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1402-7
Prix: € 40

CEF_559_couv-prov Jean-Claude Hocquet

Les monastères vénitiens et l’argent


Table des matières
Introduction


Les hommes du Moyen Âge, pour racheter leurs péchés, multipliaient les dons aux monastères qui accumulèrent d’importants patrimoines. Le livre oppose deux monastères vénitiens, l’un rural situé sur la frontière lagunaire, La Trinité de Brondolo, l’autre, urbain, placé au cœur du pouvoir politique, San Giorgio Maggiore. San Giorgio a multiplié les donations, La Trinité a entrepris une audacieuse politique de mise en valeur de la Lagune et pour obtenir le produit des dîmes, s’opposa à la noblesse campagnarde et à la paysannerie. Sous le poids des procès, le monastère s’endetta et le pape en confia la gestion aux Cisterciens, jusqu’à sa destruction en 1380. Le monastère de San Giorgio subit aussi la crise au XIVe siècle, le mouvement de réforme rassembla les monastères bénédictins dans des congrégations, sous le patronage de l’abbaye de saint Benoit et sous l’autorité du pape. La Congrégation instituait la solidarité financière entre ses membres sollicités de contribuer aux finances pontificales et aux guerres contre les Turcs. Le monastère a alors recouru aux instruments de crédit mis au point dans une république marchande. Ayant appelé les plus grands architectes, Palladio et Longhena, pour reconstruire ses bâtiments et les embellir, à la chute de la République il disposait d’un patrimoine immobilier considérable.
 
Longtemps directeur du laboratoire d’Histoire à l’université de Lille, Jean-Claude Hocquet a été successivement assistant à la Sorbonne, chargé de cours à l’EHESS (Paris), professeur à Ca’Foscari (Venise) et à Lille, directeur de recherche au CNRS. Depuis 1958 ses travaux portent sur de multiples aspects de l’histoire vénitienne.


Collection de l'École française de Rome 559
Roma: École française de Rome, 2020
456 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-0813-2 ; ISBN électronique 978-2-7283-1472-0
Prix: € 35

Couverture-Istria-FB-br Daniel Istria (dir.) 

Mariana. L’évêché et les édifices de culte du Ve-XVIe siècle


Table des matières
Introduction


Cet ouvrage collectif est le résultat d’un programme de recherche de quatre années consacré au siège épiscopal de Mariana (Lucciana, Haute-Corse). Après une présentation de la colonie romaine fondée au début du Ier siècle avant notre ère, sont exposés les résultats de l’étude archéologique de cinq édifices de culte chrétien (la basilique paléochrétienne intra-muros et son baptistère, la basilique suburbaine, la cathédrale romane ainsi que l’église San Parteo), des résidences épiscopales successives ainsi que du territoire de cet ancien évêché.
Bien que l’agglomération abandonnée de Mariana ait fait l’objet de deux programmes de recherche par le passé (1958-1967 et 1998-2007), de nombreuses questions restaient posées. La relecture systématique des vestiges dégagés anciennement, l’étude des constructions conservées en élévation, le réexamen des mobiliers archéologiques et les datations par le radiocarbone permettent aujourd’hui de répondre à une partie de ces interrogations. On peut ainsi proposer de nouvelles interprétations et une chronologie plus précise de ce centre du pouvoir d’un intérêt majeur pour l’histoire de la Corse. Au-delà, une mise en perspective de cet ensemble au destin si singulier amène aussi à porter un autre regard sur l’ancienne colonie de Mariana et sur sa place dans le contexte de la Méditerranée occidentale entre le Ve et le XVe siècle.

 

Ancien membre de l’École française de Rome, Daniel Istria est depuis 2006 chargé de recherche au CNRS rattaché au Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée (UMR 7298 CNRS, Aix Marseille Université, Aix-en-Provence, France). Archéologue, spécialiste des sièges épiscopaux médiévaux, il a consacré une partie de sa carrière à l’étude de la Corse. Il travaille aujourd’hui sur plusieurs sites prestigieux d’Algérie.  


Collection de l'École française de Rome 574
Roma: École française de Rome, 2020
266 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1455-3
Prix: € 39


Version en ligne OpenEdition Books

Couverture-Bridoux-FB-br Virginie Bridoux

Les royaumes d’Afrique du Nord : émergence, consolidation et insertion dans les aires d’influences méditerranéennes (201-33 av. J.-C.)


Table des matières
Introduction


Quand et comment ont émergé ces royaumes antiques indépendants, numide et maure, dont l’existence nous est tout particulièrement révélée dans le contexte des guerres puniques ? Quelles sont les dynasties royales en place et de quelle manière conservent-elles le pouvoir au sein de vastes territoires couvrant le nord du Maroc et de l’Algérie actuels ainsi que le nord-ouest tunisien ? Des territoires souvent dirigés par des rois de nature belliqueuse ou ambitieuse et dont les limites évoluent au gré des alliances ou des rivalités entre peuples voisins ; des territoires composés de diverses communautés urbaines et rurales qu’il fallait tolérer, voire contenir et même contrôler.
Comment ces royaumes et leurs populations évoluent-ils au contact des autres régions de Méditerranée, incluses dans les mondes punique, grec puis romain ? Quel est l’impact de l’implication des souverains nord-africains dans les conflits méditerranéens, en particulier les guerres puniques et les guerres civiles romaines de la fin de la République ? Dans quelle mesure l’insertion de ces royaumes dans l’orbite romaine conduit-elle à la disparition du royaume numide en 41 av. J.-C. et à l’intégration de la Maurétanie dans l’ager publicus en 33 av. J.-C. ?
Ce sont quelques unes des questions fondamentales auxquelles cet ouvrage tente de répondre face à une documentation qui peut paraître bien fragmentaire et parfois déroutante mais qui offre finalement une diversité de sources : des données textuelles, archéologiques, architecturales, épigraphiques, numismatiques ou encore iconographiques, dont la synthèse permet de proposer un regard novateur sur l’histoire de ces régions entre la deuxième guerre punique et la mort du roi Bocchus II (201-33 av. J.-C.).

Virginie Bridoux est chargée de recherche au CNRS (UMR 8546), ancien membre de l’École française de Rome, docteur de l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne, spécialiste de l’Afrique du Nord à l’époque préromaine. Après avoir collaboré à plusieurs missions archéologiques au Maghreb de 1999 à 2008, elle assure depuis 2009 la co-direction de la mission archéologique franco-marocaine du site antique et médiéval de Kouass (Asilah, Maroc)..


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 387
Roma: École française de Rome, 2020
281 p., ill. n/b et pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1421-8
Prix: € 39

CEF_518-4_couv Thierry Pécout (dir.) 

Les officiers et la chose publique dans les territoires angevins (XIIIe-XVe siècle) : vers une culture politique ? / Gli ufficiali e la cosa pubblica nei territori angioini (XIII-XV secolo): verso una cultura politica?


Au sein de l’ensemble des territoires contrôlés par les dynasties angevines, nous proposons d’examiner le personnel chargé des services centraux, la chancellerie, les cours de justice, les Chambre des comptes et archives, ou encore le conseil royal ou l’hôtel, tout comme les officiers des cours locales. On s’interrogera sur l’origine, la formation, les réseaux et les carrières de ce personnel, ainsi que sur la genèse institutionnelle de ses offices et charges. Tous ces éléments de départ s’articuleront avec une réflexion sur l’émergence de cultures administratives et politiques propres à ce groupe, autant de valeurs, de normes sociales, de pratiques, de dévotions et de goûts spécifiques caractérisant la genèse d’un milieu, et dans certains cas d’un « corps de l’État », dans le prolongement du colloque précédent tenu à Angers en novembre 2015 (« Parcours universitaires et formations intellectuelles des officiers angevins »). La question des circulations, des modèles et des échanges est certes importante. Mais dans un contexte monarchique, l’enjeu est aussi d’interroger précisément les phénomènes de « dépersonnalisation » de l’État et de discuter cette notion au regard de l’élaboration d’une « machine administrante » distincte de la personne du souverain et dont ce milieu est l’acteur. Pour éclairer ces processus, il s’agira de recourir tant à la prosopographie qu’aux carrières individuelles, à l’archéologie, à l’histoire et à l’histoire de l’art, à l’histoire des idées et des croyances, tant aux usages de l’écrit administratif ou spéculatif, qu’aux arts et lettres.
 
Thierry Pécout, professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université Jean Monnet (Saint-Étienne), membre honoraire de l’Institut universitaire de France, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, directeur du Centre d’étude et de recherche sur les communautés, congrégations et ordres religieux (CERCOR, UMR LEM 8584), directeur des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ, travaille sur l’histoire sociale et culturelle de l’institution, entre fin XIe et XIVs., sur les processus d’institutionnalisation au sein des Églises séculières (épiscopat et chapitres cathédraux) et du gouvernement princier, dans les domaines de la maison de Provence-Anjou-Sicile.
 

Également disponible auprès de la librairie Nardecchia : info@nardecchia.it  

 


Collection de l'École française de Rome 518-4
Rome: École française de Rome, 2020
669 p., ill. n/b
ISBN:  papier 978-2-7283-1444-7 ; électronique 978-2-7283-1445-4
Prix: € 56


Version en ligne OpenEdition Books

Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge 132-1 (2020) 132-1


  


Mélanges de l'École française de Rome 132-1
283 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  électronique : 978-2-7283-1404-1 ; papier : 978-2-7283-1403-4
ISSN:  1123-9883
Prix: € 50


Version en ligne journals.openedition.org