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Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


Claude Briand-Ponsart, Michèle Coltelloni-Trannoy, Lluís Pons Pujol

Bibliographie analytique de l'Afrique antique. 44 (2010)



Bibliographie analytique de l'Afrique antique 44
Roma: École française de Rome, 2016
152 p.
ISBN:  978-2-7283-1248-1
Prix: € 24

CEF520 Caroline Michel D'Annoville, Yann Rivière (dir.) 

Faire parler et faire taire les statues : de l’invention de l’écriture à l’usage de l'explosif


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


L’enquête a pris pour point de départ une figure familière aux habitants du quartier de la place Navone, la célèbre statue parlante de Pasquino. Dès sa découverte à la Renaissance et jusqu’à nos jours, ce marbre antique est devenu le lieu d’affichage d’épigrammes et d’autres formes d’expression écrite à l’encontre des autorités religieuses et politiques, les « pasquinades ». A partir de ce cas spécifique dont la renommée à l’époque moderne est singulière, l’enquête s’est vite élargie à l’ensemble des manifestations illicites dont les statues ont été le réceptacle depuis l’Antiquité, mais aussi plus largement aux divers signes et manifestations qui leur ont été attribuées, sans négliger le lien unissant la statue elle-même, dès sa conception ou son installation dans un lieu public, et le texte qui l’accompagne officiellement. L’image statuaire, par la vie et les paroles qu’on lui prête, devient alors le lieu d’une expression revendicative, voire d’une contestation violente. Pour en finir avec les forces qu’elle déploie ou qui s’affrontent dans la représentation elle-même, il n’y a qu’un pas à franchir, lorsque la conjoncture s’offre aux manifestations brutales : la destruction ou la mutilation de l’objet lui-même. Ainsi les mécanismes à l’œuvre pour « faire parler » une statue portent-ils toujours en eux le risque de les « faire taire » un jour. Les travaux réunis dans le présent volume – centrés sur le monde gréco-romain, ils s’ouvrent à d’autres contextes et d’autres périodes - appartiennent donc aux deux volets indissociables d’un même effort d’explicitation, depuis la naissance de l’Ecriture jusqu’à l’âge de la médiatisation planétaire.

 

- Agrégée d'histoire, ancienne membre de l'École française de Rome, Caroline Michel d'Annoville est professeur d'archéologie de l'Antiquité tardive et du haut Moyen Age à l'université Paris IV - Sorbonne.

 

- Ancien membre de l’École française de Rome, Yann Rivière est Directeur d’études à l’EHESS. Il a coordonné récemment la publication de deux ouvrages collectifs : Des réformes augustéennes, Rome, CEFR, 458, 2013 et en coll. avec C. Chillet et M.-Cl. Ferriès, Confiscations et expropriations à la fin de la République et sous l’Empire, Bordeaux, 2016. Dernier livre paru : Germanicus, prince romain, Paris, 2016.


Collection de l'École française de Rome 520
Roma: École française de Rome, 2016
515 p., pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1207-8
Prix: € 39

CEF514 Pascal Dubourg-Glatigny

L’architecture morte ou vive : les infortunes de la coupole de Saint-Pierre de Rome au XVIIIe siècle


Table des matières
Introduction


Quelques mois après l’élection de Benoît XIV, les architectes de la Fabrique de Saint-Pierre de Rome engagèrent une série d’enquêtes de stabilité sur la coupole de la basilique. Elle présentait, depuis longtemps déjà, de nombreuses fissures. L’inquiétude s’étendit à la curie et, à l’automne 1742, elle était à son paroxysme. La pape commanda alors une expertise à des savants réputés mais étrangers au microcosme romain de l’architecture. Les résultats de leurs travaux, présentés lors d’un spectacle de démonstration scientifique mettant en scène la maquette de Michel Ange restaurée pour l’occasion, ne firent que déclencher une onde de protestations qui s’étendit sur plusieurs années. La querelle initiale, confinée dans les cercles du palais apostolique, se constitua rapidement en une controverse scientifiquement argumentée qui traversa avec une grande violence les catégories professionnelles et les clans intellectuels. Cependant, la richesse du dossier montre qu'il ne peut être réduit à un simple débat policé sur des questions techniques. Il fait apparaître la très grande diversité de conceptions sur l'architecture en vigueur dans la Rome du milieu du XVIIIe siècle, motivées par des positions identitaires, intellectuelles, religieuses et politiques discordantes.

 

Pascal Dubourg Glatigny est chargé de recherche au CNRS (Centre Alexandre Koyré). Il travaille sur la question de l’art comme phénomène technique et de la représentation de l'espace à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 514
Roma: École française de Rome, 2017
386 p., ill. n/b et 8 pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1181-1
Prix: € 27

BEFAR371 Alexandre Vincent

Jouer pour la cité : une histoire sociale et politique des musiciens professionnels de l’Occident romain


Table des matières
Introduction


Les cités romaines étaient tout sauf muettes. Chaque jour des musiciens les parcouraient lors de processions religieuses, d’appels au rassemblement, de procès, tandis que l’amphithéâtre résonnait aux sons d’instruments puissants. Sur le champ de bataille ou dans les camps militaires, il revenait à des soldats instrumentistes de transmettre les ordres et les informations. Omniprésentes, les sonorités musicales rythmaient donc le quotidien et creusaient peu à peu les sillons d’un substrat mémoriel collectif.
En considérant la musique comme une pratique sociale plus qu’un art, le présent ouvrage propose de jeter un nouveau regard sur le sujet : le contenu musical importe moins que son écho sur la société. Dans quelles circonstances jouait-on de la musique et avec quels effets ? pour et par qui ? L’existence de sonorités civiques, c’est-à-dire jouées au nom de la cité, lance l’étude sur les traces des interactions entre musique et politique. L’analyse du corpus épigraphique des musiciens professionnels de l’Occident romain, rassemblé pour la première fois, éclaire ce que signifiait alors jouer pour la cité. Les modalités de ce service musical, militaire comme civil, sont traquées au croisement des sources. Elles soulignent, à travers ses effets économiques et sociaux, la mise en place, dans les premières décennies du Principat, d’un dialogue dynamique entre les autorités romaines et les artisans du son. L’ouvrage apporte ainsi finalement un nouvel élément à la compréhension du principat d’Auguste : les sons y furent aussi des armes politiques.
  
Ancien membre de l’École française de Rome et docteur en histoire, Alexandre Vincent est actuellement maître de conférences en histoire romaine à l’université de Poitiers.
 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 371
Roma: École française de Rome, 2016
464 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1163-7
Prix: € 27

CEF521 Mathieu Grenet

La fabrique communautaire. Les Grecs à Venise, Livourne et Marseille, v. 1770-v. 1840


Table des matières
Introduction


Avec les Juifs et les Arméniens, les Grecs constituent l’une des trois diasporas dites « classiques » de la période moderne : implantés sur l’ensemble du pourtour méditerranéen voire au-delà, ils investissent en particulier la plupart des grandes villes portuaires d’Europe méridionale, où ils s’adonnent au grand négoce et à la navigation comme au petit commerce et à l’artisanat. Comment cette présence s’organise-t-elle au quotidien ? Comment investit-elle l’espace urbain, quels sont ses modes d’inscription sociale et quelles identités (sociales, ethniques et confessionnelles) sécrète-t-elle ? Cette vaste enquête est ici envisagée dans une dimension comparatiste, à partir de trois terrains – Venise, Livourne et Marseille – à la fois distincts et étroitement connectés, au cours du demi-siècle précédant la guerre d’indépendance grecque (1821-1830) et la naissance de l’État néohellénique. À rebours des lectures traditionnellement homogénéisantes et inclusives des groupes étrangers dans la ville moderne, cet ouvrage s’attache à mettre en évidence le caractère complexe et souvent conflictuel des différentes stratégies d’affirmation et de négociation du fait communautaire grec en diaspora. Véritable laboratoire de définitions concurrentes de la « grécité », l’expérience communautaire grecque au tournant des xviiie et xixe siècles constitue ainsi le creuset d’un complexe processus de formation identitaire à l’aube de l’ère des nationalismes.

 

Docteur en histoire de l’Institut Universitaire Européen de Florence, Mathieu Grenet est maître de conférences en histoire moderne à l’INU Champollion d’Albi, chercheur au sein de l’UMR 5136 FRAMESPA, et membre du projet ERC « Mediterranean reconfigurations ». Il s’intéresse en particulier aux mobilités internationales, aux contacts interculturels et aux constructions identitaires à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 521
Roma: École française de Rome - École française d'Athènes, 2016
456 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1210-8
Prix: € 30

Mélanges de l'École française de Rome. Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 128/2 (2016)


LE GENRE, UNE NOUVELLE APPROCHE DU FAIT RELIGIEUX

Introduction, par Magali Della Sudda & Xenia Von Tippelskirch; Faith, hope and gender : Women’s religious experiences in the early modern period, par Olwen Hufton; Les archives des congrégations religieuses : nouvelles sources et nouveaux objets pour l'histoire sociale à l'époque contemporaine, par Anne Jusseaume; Pour une relecture de la vie religieuse féminine en Occident à la fin du Moyen Age, par Sylvie Duval; Sex, honour and morality : about the precarious situation of servant girls in post-Tridentine Münster, par Simone Laqua-O’Donnell; Croire et Ressentir. Pour une approche du fait religieux à travers les émotions, par Nicolas Guyard et Caroline Muller; Genre, controverses religieuses et direction spirituelle : l’affaire Charlotte Dubois  (Paris et Sedan 1630), par Daniela Solfaroli; Relazioni spirituali tra obbedienza e desiderio di autonomia nel percorso di Adelaide Coari (1881-1966), par Isabella Pera; « Femmes pleines de virilité ». Le « Mères Chrétiennes » tra conversione e lotta alla modernità (1850-1870), par Azzura Taffuro ; Innovazione nella conservazione. Elena Da Persico e la costruzione dell’azione cattolica femminile in Italia, par Liviana Gazzetta.


LA CHANCELLERIE CONSULAIRE FRANÇAISE (XVIe-XXe SIÈCLE) : ATTRIBUTIONS, ORGANISATION, AGENTS, USAGERS

 Introduction, par Arnaud Bartolomei, Mathieu Grenet, Fabrice Jesné et Jörg Ulbert; Qu’est-ce qu’un chancelier de consulat ? Une approche par les textes de droit français, par Jörg Ulbert; Recrutement et pratiques en chancellerie consulaire : le cas du consulat de France à Ancône et des vice-consulats de l’Adriatique (1726-1814), par Annalisa Biagianti; Un kaléidoscope administratif : la chancellerie du consulat de France à Salonique en 1839, par Mathieu Jestin; « Une place peu convenable » : être chancelier d’un consulat de France (premier XIXe siècle) par Alexandre Massé; La chancellerie du consulat de France à Cadix (1763-1789), par Olivier Le Gouic; Actes notariés versus actes de chancellerie. Le rôle des chancelleries consulaires françaises dans la formalisation des actes commerciaux et civils (XVIIIe-XIXe siècle) par Arnaud Bartolomei.

 

PENSER L’HÉGÉMONIE ET LA SUBALTERNITÉ AVEC GRAMSCI

Introduction, par Niccolò Mignemi; De la mobilisation au contrôle : les formes de l’hégémonie dans les « Cahiers de prison » de Gramsci, par Fabio Frosini; L’hégémonie de Gramsci entre la sphère politique et la sphère symbolique, par Giancarlo Schirru; Le concept de subalterne chez Gramsci, par Guido Liguori; L’émancipation des subalternes par la « culture populaire ». La pensée gramscienne et l’anthropologie pour appréhender l’Italie de l’après-guerre et le Tiers monde en voie de décolonisation (1948-1960), Riccardo Ciavolella; Bibliographie des ouvrages de Gramsci cités dans le dossier.

 

VARIA

Le mare nostrum fasciste. L’espace politique et culturel en Corse et à Malte à l’époque du fascisme italien, par Deborah Paci.

 


Mélanges de l'École française de Rome 128/2 (2016)

ISBN:  978-2-7283-1227-6
ISSN:  1123-9891
Prix: € 


Version en ligne REVUES.ORG

BEFAR373 Clément Chillet

De l’Étrurie à Rome : Mécène et la fondation de l’Empire


Table des matières
Introduction


Si le nom de Mécène ne recouvre plus guère aujourdhui que lactivité de patronage des arts, il ne faut pas oublier que Caius Maecenas, le « Mécène historique » fut bien plus que le protecteur de Virgile, Horace, Properce. Bras droit dAuguste, il joua un rôle politique déterminant dans la période troublée du Triumvirat, et sa trajectoire semble se confondre avec la création de ce que nous considérons comme un nouveau régime, pour lequel les Romains neurent, pendant longtemps, aucun nom. Cest ainsi que, aux côtés du futur Auguste, il fut chargé, pendant la période triumvirale de rôle fiscaux, policiers, diplomatiques avant de se retirer du devant de la scène politique sans perdre de son influence réelle au moment où Auguste prétendit restaurer la République. Au-delà des aspects institutionnels, cet ouvrage cherche aussi à décrire la place de lindividu Mécène dans la société de son temps, sans en faire un exemple, ni un modèle, sans lisoler des cadres sociaux qui le déterminèrent, ni le fondre dans la masse confuse des mouvements du temps long. L’étude de la personnalité sociale construite par Mécène, principalement fondée sur une ascendance étrusque largement retravaillée, place lindividu dans un mouvement plus large de revalorisation des identités locales en Italie, encouragée par Auguste pour servir la Conjuratio Italiae sur laquelle il assit sa légitimité. Par ailleurs, louvrage tente de redonner sa place à cet individu non pas au cœur dun cercle  littéraire comme on le lit souvent  mais à lintersection de nombreux réseaux (fondés sur des critères daffinités intellectuelles, politiques, géographiques). À travers l’étude de différentes facettes dun personnage immergé dans les mouvements qui transformèrent profondément Rome, cest une meilleure compréhension de la société impériale naissante que cet ouvrage cherche à atteindre.
 

Clément Chillet, agrégé de Lettres Classiques, est ancien membre de l’École normale supérieure de Lyon et de l’École française de Rome. Il est actuellement maître de conférences en histoire romaine à luniversité Grenoble-Alpes.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 373
Roma: École française de Rome, 2016
609 p.
ISBN:  978-2-7283-1202-3
Prix: € 33

CEF527 Monique Dondin-Payre, Nicolas Tran (dir.) 

Esclaves et maîtres dans le monde romain : Expressions épigraphiques de leurs relations


La principale distinction relative au droit des personnes est que tous les hommes sont soit libres soit esclaves (Institutes, I, 9). Gaius souligne ainsi la place fondamentale de l’esclavage dans la Rome impériale. La barrière de la liberté était si structurante et le recours au travail servile pratiqué à une telle échelle, que la société romaine mérite assurément le qualificatif d’esclavagiste. Certes, la condition servile était inférieure, mais la concevoir en terme de barrière ou de strate horizontale, séparant les esclaves et les libres, se révèle insuffisant. Dans une population servile à la hiérarchie très marquée, la condition personnelle des esclaves dépendait beaucoup des relations verticales, qui unissaient chacun d’entre eux à leur maître. Tel est le sujet de ce livre collectif. L’examen prioritaire de la documentation épigraphique vise à en restituer la complexité. Il fait place à des serviteurs, à des domesticités et à des maîtres d’une grande diversité, dans différentes régions de l’Empire. Les grandes étapes de la vie des hommes et des femmes réduits en esclavage (l’enfance, la mort, en passant parfois par l’affranchissement) sont prises en compte. C’est aussi dans ses multiples dimensions, du droit aux affects, que la relation entre esclaves et maîtres se trouve mise en lumière.

 

- Monique Dondin-Payre, docteur d’État, directrice de recherches au CNRS (UMR 8210, Paris), est notamment spécialiste d’épigraphie, d’onomastique et des processus de romanisation des provinces romaines.

- Nicolas Tran est professeur d’histoire romaine à l’Université de Poitiers et à l’Institut Universitaire de France. Ses recherches sur les associations, le travail et les sociétés portuaires de l’Empire romain s’intéressent notamment à la condition des esclaves et des affranchis. Il est l’auteur de Dominus tabernae. Le statut de travail des artisans et des commerçants de l'Occident romain (Ier siècle av. J.-C. - IIIe siècle ap. J.-C.), Rome, 2013.


Collection de l'École française de Rome 527
Roma: École française de Rome, 2016

ISBN:  978-2-7283-1241-2 (Epub)
Prix: € 


Version en ligne OpenEdition Books

BEFAR374 François Lerouxel

Le marché du crédit dans le monde romain (Égypte et Campanie)


Table des matières
Introduction


Dans le monde romain, le crédit est partout : riches et pauvres, hommes et femmes, urbains et ruraux, tous prêtent et empruntent les uns aux autres. En effet, si les banques privées existent et sont nombreuses et actives à l’époque romaine, les particuliers ne s’adressent pas à elles pour emprunter de l’argent. Ce livre tente d’expliquer comment débiteurs et créanciers se sont rencontrés et pourquoi ils ont décidé de faire affaire. Autrement dit, il retrace l’histoire de l’organisation et du fonctionnement du marché du crédit romain, principalement à partir des papyrus d’Égypte, de 30 avant J.-C. à 275 après J.-C., et à partir des tablettes de Campanie au Ier siècle après J.-C. Ces documents de la pratique, relativement peu exploités jusqu’ici en histoire financière romaine, sont des sources exceptionnelles puisqu’ils permettent d’écrire une véritable histoire du développement du marché du crédit dans la longue durée, depuis la conquête de l’Égypte en 30 avant J.-C. qui transforme l’économie monétaire égyptienne, en passant par la mise en place progressive d’un système de rédaction et d’enregistrement des contrats privés particulièrement sophistiqué, jusqu’au grand bouleversement inflationniste qui frappe l’Empire à partir de 275 après J.-C. et qui ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de l’économie monétaire de la province.
 
- François Lerouxel est maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne, membre junior de l’Institut universitaire de France (promotion 2016) et membre du laboratoire AOROC (UMR 8546 CNRS/ENS). Il a co-édité Les affaires de Monsieur Andreau en 2014 avec C. Apicella et M.-L. Haack et Propriétaires et citoyens dans l’Orient romain en 2016 avec A.-V. Pont.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 374
Roma: École française de Rome, 2016
398 p.
ISBN:  978-2-7283-1183-5
Prix: € 30

CEF522-bis Brigitte Marin, Catherine Virlouvet (dir.) 

Entrepôts et trafics annonaires en Méditerranée : Antiquité-Temps modernes


Table des matières
Introduction


Depuis une dizaine d’années les problèmes de pénurie alimentaire se sont de nouveau invités à la table des réunions au sommet entre États. En 2015, l’exposition universelle de Milan, en prenant pour thème « Nourrir la planète », choisissait de mettre l’accent sur ces questions. À l’heure où les ministres de l’agriculture des pays du G20 se préoccupent de nouveau de recenser les stocks mondiaux en denrées alimentaires de première nécessité que sont le riz et les céréales et de favoriser l’accroissement des capacités de stockage des pays producteurs pour en réguler le marché, on constate un regain d’intérêt pour l’étude de cette même question dans les sociétés anciennes. Cet ouvrage présente la synthèse d’un programme de recherche sur la place des entrepôts céréaliers dans les systèmes d’approvisionnement en Méditerranée, de l’Antiquité à la fin de la période moderne. À l’origine de ce projet, il y avait le constat d’une relative méconnaissance de ces bâtiments et de leur place centrale dans l’économie des sociétés préindustrielles. Cette lacune est aujourd’hui comblée. Le mouvement impulsé par cette recherche a suscité d’autres études publiées ou en cours de publication. Le livre présente un point des connaissances sur quatre questions transversales – le maillage géographique des bâtiments de stockage, leurs formes et leurs fonctions, les techniques de conservation des grains, enfin la place du dispositif de stockage dans les économies d’Ancien Régime – et quatre études de cas – un entrepôt d’Ostie antique, la situation de la Sicile sur la longue durée, celle de Venise au XVIIIe siècle, celle de l’Espagne à l’époque moderne. Il révèle le rôle central du stockage dans les économies d’Ancien Régime, la complexité de son organisation qui implique l’interaction de professionnels et d’intérêts privés, avec un pouvoir politique organisé et conscient des enjeux du stockage sur le plan politique et social. Saisis dans la longue durée de leur histoire, les entrepôts constituent un bon observatoire pour comprendre l’administration des approvisionnements urbains, de la production à la distribution, ses acteurs et ses transformations.
 
- Catherine Virlouvet est professeur d’histoire romaine à l’Université d’Aix-Marseille. Depuis 2011, elle est directrice de l’École française de Rome. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les problèmes d’approvisionnement de la Rome antique.

- Brigitte Marin est professeur d’histoire moderne à l’Université d’Aix-Marseille. Elle dirige la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (USR 3125 AMU/CNRS). Elle a publié plusieurs études d’histoire des villes de l’Europe méridionale à l’âge moderne, concernant en particulier Naples au XVIIIe siècle.


Collection de l'École française de Rome 522
Roma: École française de Rome, 2016
406 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1246-7
Prix: € 30

CEF517 Paolo Cammarosano, Bruno Dumézil, Stéphane Gioanni, Laurent Vissière (dir.) 

Art de la lettre et lettre d'art. Épistolaire politique III : Convegno di studio


Au Moyen Âge fleurit un extraordinaire art de la lettre, qui, s’il s’inspire des grands modèles antiques, s’en démarque aussi volontiers. La perfection stylistique d’une missive, fût-elle administrative, témoigne à la fois de l’importance d’un souverain et de la compétence de sa chancellerie. Mais la véritable lettre d’art ne s’inscrit pas forcément dans une correspondance simple entre deux individus dans la mesure où elle suppose un public et un horizon d’attente plus vastes. La forme épistolaire n’est plus alors qu’une façade pour proposer un discours philosophique ou politique, en prose ou en vers. Les plus grands lettrés du Moyen Âge, de Sidoine Apollinaire à Philippe de Mézières, se sont plu à composer de telles épîtres, qui ont ensuite traversé les siècles. C’est à ce genre méconnu de la lettre d’art médiévale qu’est consacré le troisième volume du cycle Épistolaire politique.
Livre en vente sur le site du CERM (Trieste) : www.cerm-ts.org


Collection de l'École française de Rome 517
Roma - Trieste: École française de Rome ; CERM, 2016
359 p., ill. n/b
ISBN:  978-88-95368-23-8
Prix: € 32

BEFAR369 Camille Rouxpetel

L’Occident au miroir de l’Orient chrétien : Cilicie, Syrie, Palestine et Égypte (XIIe-XIVe siècle)


Introduction


Pourquoi l’Orient chrétien ? Les Latins – croisés, pèlerins ou missionnaires – partant pour la Cilicie. la Syrie-Palestine et l’Égypte du XIIe à l’orée du XVe siècle, se rendent à la rencontre d’hommes à la fois semblables parce que chrétiens et dissemblables parce qu’orientaux. C’est cette expérience d’une altérité rendue particulière par la grande proximité avec laquelle elle se conjugue qui constitue l’objet de ce livre. En effet, les différents discours sur l’altérité, construits à la confluence de la culture savante, d’un système de représentations occidentales et de l’expérience née de la rencontre affectent en retour la définition de la christianitas. Les attitudes des auteurs varient selon leur statut et selon les trajectoires propres à chacun. Après l’analyse des modalités et des rythmes de l’intégration des chrétiens d’Orient par les Latins à leur univers culturel, cette étude analyse le discours latin sur l’altérité orientale. Aux prémisses de la rencontre et à l’autorité de la chose lue, succèdent bientôt la découverte de visu et in situ et l’autorité de la chose vue et, souvent, entendue. Comment les Latins perçoivent-ils leurs coreligionnaires et ces perceptions parviennent-elles à bouleverser les a priori du départ ? Puis, au premier regard, dans lequel affleure la spontanéité de la réaction à l’altérité, succède et se superpose un discours plus construit où les autorités et les représentations pèsent davantage, sans que cela soit toujours du domaine du conscient. Les enjeux, territoriaux, pastoraux et évangéliques contribuent alors à définir les contours des images de l’autre.

Camille Rouxpetel est membre de l’École française de Rome et docteur en études médiévales de l’Université Paris IV-Sorbonne.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 369
Roma: École française de Rome, 2015
581 p., 2 pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1121-7
Prix: € 40


Version en ligne TORROSSA