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Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


Lanfranchi-Couverture Thibaud Lanfranchi (dir.) 

Autour de la notion de sacer


Parmi les notions que l’Antiquité nous a léguées, sacer compte parmi les plus complexes. Attestée dans les sources romaines les plus anciennes, on la trouve aussi chez d’autres peuples de la péninsule italienne avant qu’elle ne soit réinvestie de dimensions nouvelles sous l’Empire, puis sous l’Empire chrétien. En dépit de nombreuses études couvrant presque tous les champs du savoir, il s’en faut que notre compréhension de cette notion soit bien établie à l’échelle de l’Italie antique, d’autant que malgré les tentatives qui en ont montré l’inanité, la vieille théorie de l’ambiguïté du sacré et de son rapport au tabou continue d’exercer son influence. Cet ouvrage rouvre donc le débat sur les significations de cette notion, en recourant à un comparatisme précis qui insère les termes et les inscriptions dans leur contexte historique et archéologique. À côté du monde romain pour lequel de nombreuses sources concourent à éclairer la notion de sacer, ce volume rend leur place aux peuples de l’Italie antique. En excluant le point de vue anachronique chrétien et toute conception universelle du « sacré », ce sont les multiples usages de sacer, ainsi que les divergences et convergences éventuelles d’un peuple à l’autre, qui forment le cœur de ces enquêtes au croisement de l’anthropologie, de l’histoire, de la linguistique et de l’archéologie.

 

Ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon, agrégé d’histoire, ancien membre de l’École française de Rome, Thibaud Lanfranchi est maître de conférences en histoire romaine à l’Université Toulouse-Jean Jaurès.


Collection de l'École française de Rome 541
Roma: École française de Rome, 2017
livre en ligne
ISBN:  978-2-7283-1288-7
Prix: € 


Version en ligne OpenEdition Books

CLASSIQUES-LEVY Carlos Lévy

Cicero Academicus. Recherches sur les Académiques et sur la philosophie cicéronienne


Les Academica de Cicéron sont généralement considérés uniquement comme un ouvrage majeur de la pensée sceptique. Le livre de C. Lévy montre qu’il s’agit de bien plus que cela. S’il est vrai que Cicéron fut un témoin majeur des tentatives d’élaboration d’une tradition sceptique, le concept même de scepticisme comme courant autonome de la philosophie ne sera théorisé qu’avec l’apparition du néo-pyrrhonisme d’Énésidème, qu’il ne semble pas connaître. L’identité philosophique de Cicéron est celle d’un Académicien, autrement dit d’un penseur pris entre le naturalisme de la période hellénistique et les premières manifestations d’un moyen platonisme assumant explicitement le retour à un Platon non-aporétique. Mais le choix de l’Académie permit aussi à Cicéron d’exprimer toute la richesse de sa culture philosophique et littéraire, ainsi que sa volonté de ne pas accepter passivement les cloisonnements traditionnels : monopole grec de la philosophie, séparation entre la philosophie et la rhétorique, opposition entre vie pratique et vie théorétique. Ce choix fut également, à la fin de sa vie, l’expression privilégiée de ses doutes, de ses drames personnels et de son désarroi devant la fin d’un monde, celui d’une res publica dont il se sentit toujours responsable. Carlos Lévy est actuellement Professeur émérite de langue et littérature latines à l’Université de Paris-Sorbonne.

 

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, docteur d’État en latin, il est correspondant de l’Institut et membre de l’Académie de Milan (Istituto Lombardo). Son oeuvre scientifique porte sur la philosophie hellénistique et romaine, sur la rhétorique antique et sur les interprétations contemporaines de la philosophie ancienne, en particulier chez Michel Foucault. Il a mis au coeur de sa réflexion, les personnalités de Cicéron et de Philon d’Alexandrie.

 


Classiques de l'École française de Rome
Roma: École française de Rome, 2017
697 p. (2nd éd.)
ISBN:  978-2-7283-1264-1
Prix: € 20

COUVERTURE-Officiers-angevins Riccardo Rao (dir.) 

Les grands officiers dans les territoires angevins - I grandi ufficiali nei territori angioini


Première publication de l’ANR EUROPANGE, ce volume explore un thème classique de l’historiographie angevine, à savoir celui des grands officiers, sujet sur lequel les recherches sont parcellaires, surtout depuis la perte des archives angevines de Naples durant la seconde Guerre Mondiale. Les articles recueillis, au-delà de proposer des séries de biographies des officiers, proposent véritablement une approche prosopographique de ce groupe d’individus si particulier et entendent apporter un certain nombre d’éléments relatifs à leurs déplacements et aux milieux au sein desquels se pratiquait leur recrutement. À partir de la documentation administrative, le présent volume interroge ainsi le processus de construction et de structuration des grands officiers en évitant l’approche et les méthodes téléologiques qui ont été mobilisés par les historiens au XIXe siècle. Il s’est agi notamment de ne pas projeter les catégories administratives telles qu’elles ont pu être élaborées pour l’Ancien Régime sur les officiers tels qu’ils se donnent à voir au Moyen Âge. Ce premier volume rassemble des contributions qui se déploient dans différents champs thématiques (la genèse et le développement de certains offices, le rôle joué par la guerre) et ont pour objectif de couvrir l’ensemble de l’Europe angevine, en proposant lorsque cela est possible une dimension comparative entre ces différentes aires géographiques et une mise en relation de cette question des grands officiers avec les changements de personnel politique qui ont touché ces espaces.
 
Riccardo Rao enseigne l’histoire médiévale au Département de Lettres, Philosophie et Communication de l’Université de Bergame et fait partie de plusieurs comités éditoriaux de revues scintifiques de ce domaine comme Reti Medievali ou le Bollettino della la Società per gli Studi storici di Cuneo et Popolazione e Storia. Il s’intéresse notamment à la présence angevine dans l’Italie communale et aux seigneuries urbaines des XIIe et XIIIe siècles. Au titre de ses publications récentes, on signalera deux ouvrages Signori di Popolo. Signoria e società comunale nell’Italia nord-occidentale, 1275-1330, Milano, FrancoAngeli, 2012 et I paesaggi dell’Italia medievale, Roma, Carocci, 2015.

 


Collection de l'École française de Rome 518
Roma: École française de Rome, 2016
428 p.
ISBN:  978-2-7283-1206-1
Prix: € 33


Version en ligne OpenEdition Books

CEF1-6-2 Reine-Marie Bérard

Mégara Hyblaea. 6, La nécropole méridionale de la cité archaïque. 2, Archéologie et histoire sociale des rituels funéraires


La nécropole Sud de la colonie archaïque de Mégara Hyblaea, en Sicile, figure parmi les premières du monde grec à avoir fait l’objet d’analyses anthropologiques de grande ampleur. Alors qu’une monographie est en cours de préparation sous la direction d’H. Duday et de M. Gras, l’objectif de cet ouvrage est de développer des problématiques transversales, au confluent de l’archéologie, de l’anthropologie biologique et de l’histoire, afin de mettre en évidence les articulations qui pouvaient exister entre l’identité biologique et l’identité sociale des défunts telle qu’elle apparaît à Mégara Hyblaea à travers le filtre des nécropoles. En analysant le traitement funéraire des femmes par rapport à celui des hommes, ce travail aborde la question débattue de l’origine des femmes des colons et de la nature des rapports entre Grecs et indigènes dans les colonies occidentales. L’étude consacrée aux enfants et aux variations du traitement funéraire en fonction des classe d’âge amène, quant à elle, à s’interroger sur la définition sociale de l’enfant et sur sa place dans la société grecque archaïque. Cette double approche permet enfin d’aborder la question de la formation et de la perpétuation des groupes familiaux à partir de leur inscription dans l’espace funéraire. Des comparaisons systématiques avec les tombes déjà publiées de la nécropole Ouest complètent cette approche des nécropoles mégariennes et permettent d’envisager les modes d’organisation de l’espace funéraire par rapport à l’espace urbain. L’ambition de ce travail est ainsi de restituer certains des grands principes qui structuraient la société d’une colonie grecque archaïque de première génération et d’envisager leur spécificité par rapport aux cités de la Grèce égéenne.
 
Reine-Marie Bérard est agrégée d’Histoire et docteur en Archéologie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, elle est actuellement membre de l’École française de Rome.


Collection de l'École française de Rome 1/6.2
Roma: École française de Rome, 2017
362 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1242-9
Prix: € 42

CEF529 Catherine Brice (dir.) 

Frères de sang, frères d’armes, frères ennemis : la fraternité en Italie (1820-1924)


Table des matières
Introduction


Le XIXe siècle des nationalités s’est pensé comme le siècle de la fraternité, entre les peuples et les hommes. Et la nation moderne s’est souvent présentée comme fondée sur une extension de la famille, unie par le sang, les valeurs, la culture. Cette vision a entraîné des formes de mobilisation politique originales comme le volontariat, les sociétés de secours mutuel, les fraternités. Plus spécifiquement (mais non exclusivement) consacré à l’Italie du Risorgimento, ce volume prend acte de deux points qui apparaissent clairement : l’utilisation massive du mot frère (fratelli), fraternité (fratellanza) durant les guerres d’indépendance, et aussi de la mobilisation massive de frères de sang, d’une même famille, qui ont pu combattre ensemble : les frères Bandiera, Fabrizi, Cavour, Cairoli… en sont quelques exemples. Or, si la fraternité est un concept, c’est aussi un état et un sentiment. Un état, car être frère relève d’un statut familial, encadré par des normes, des lois qui n’instaurent pas l’amour fraternel, qui lui, est un sentiment. À l’intersection de ces acceptions de la fraternité, le volume aborde donc la dimension biographique et met en évidence que la fraternité « de sang » est en fait, souvent, le cadre d’un affrontement politique régulé par les intérêts familiaux. Entre les concepts et la pratique, les idées et les acteurs, la polysémie de la fraternité s’avère être un formidable outil de mobilisation négociée.

 

Catherine Brice est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris Est Créteil, membre du Centre de Recherche en Histoire européenne comparée (CRHEC) et de l’IUF (2013-2018). Elle a étudié la monumentalité publique et la monarchie italienne au XIXe siècle, a dirigé un projet ANR consacré à La fraternité comme catégorie de l’action politique et travaille sur les aspects économiques de l’exil politique italien au XIXe siècle.


Collection de l'École française de Rome 529
Roma: École française de Rome, 2017
344 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1212-2
Prix: € 24

CEF511 Eleonora Canepari

La construction du pouvoir local : élites municipales, liens sociaux et transactions économiques dans l’espace urbain : Rome, 1550-1650


Table des matières
Introduction


Le volume explore la relation de clientèle qui unit les élites aux couches populaires de Rome à l’époque moderne. À travers un voyage, très documenté, dans une ville en fort développement, l’auteur conduit le lecteur à travers l’espace urbain en explorant les différentes échelles du pouvoir politique : le palais, les îlots, le contrade, les quartiers. Le volume s’attache ainsi à comprendre comment un pouvoir local se crée, s’enracine et se perpétue dans la société urbaine. En empruntant à l’anthropologie politique les notions de pouvoir relationnel et de big-man, l’auteur suggère que l’une des clés de la conquête et du maintien du pouvoir local est à rechercher dans les liens qui unissent les « hommes illustres » des quartiers aux habitants de ces portions de l’espace urbain. C’est à l’échelle du quartier qui se situe l’enjeux de la conquête de l’autorité informelle, condition préliminaire et nécessaire à l’obtention d’une charge municipale. Le quartier devient ainsi l’espace d’un jeu politique pluriel, d’une compétition locale, exacerbée par l’ouverture que caractérise l’élite capitoline jusqu’à la moitié du XVIIIe siècle.

Eleonora Canepari est chercheur à Aix-Marseille Université. Elle est spécialiste de l’histoire urbaine et sociale de Rome à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 511
Roma: École française de Rome, 2017
399 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1159-0
Prix: € 25

CEF525 Giuseppina Enrica Cinque

Le rappresentazioni planimetriche di Villa Adriana tra XVI e XVIII secolo : Ligorio, Contini, Kircher, Gondoin, Piranesi


Table des matières
Introduction


Dal XV secolo a oggi la Villa Tiburtina fatta costruire dall’imperatore Elio Adriano a Tivoli non ha mai cessato di stimolare l’interesse di studiosi attratti dalla quantità e qualità delle sue decorazioni e soluzioni architettoniche. Da tale interesse si è sviluppata una cospicua letteratura che oggi si arricchisce di un nuovo contributo, impostato su una chiave di lettura innovativa e passibile di suscitare spunti di riflessione sia nell’ambito archeologico, sia in quello a carattere storico-architettonico. Attraverso una accurata disamina delle prime rappresentazioni planimetriche dell’intero sito imperiale, sempre analizzate in relazione a quanto attualmente rilevato e rilevabile, nel volume si approfondiscono l’operato e i contributi di quanti, nel corso di circa due secoli, hanno rivolto la loro attenzione indagatoria alla Villa. Per alcuni di essi, tra i quali Pirro Ligorio, Francesco Contini, Giovanni Battista Piranesi, Jacques Gondoin e Francesco Piranesi, la ricerca condotta ha recato a risultati inattesi, talora inediti, per lo più suscettibili di suggerire nuovi indicatori di ricerca anche e non solo per quanti sono attesi allo studio dell’immane Villa imperiale Tiburtina.

 

Giuseppina Enrica Cinque, laureata in architettura e dal 1984 docente del raggruppamento disciplinare « Disegno » presso l’Università degli Studi di Roma « Tor Vergata », Facoltà di Ingegneria, è autore di monografie inerenti i temi della storia della rappresentazione anche a carattere geografico territoriale. Dal 2004 al 2006 ha diretto le operazioni di rilievo della Villa Adriana di Tivoli e tutt’ora prosegue con gli studi analitici della documentazione ottenuta.


Collection de l'École française de Rome 525
Roma: École française de Rome, 2017
311 p., ill. n/b et 11 pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1204-7
Prix: € 50

CEF531 Jean-Marie Martin, Annick Peters-Custot, Vivien Prigent (dir.) 

L’héritage byzantin en Italie (VIIIe-XIIe siècle). IV. Habitat et structure agraire


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


Ce quatrième et dernier volume du programme L’héritage byzantin en Italie (VIIIe-XIIe siècle), qui cherchait à analyser et à comparer l’évolution des régions autrefois soumises à l’autorité byzantine, de la Vénétie à la Sicile et à la Sardaigne en passant par Ravenne, Rome, Naples, le Salento et la Calabre, a pour thème des realia. On s’est intéressé aux originalités touchant à l’occupation du sol, aux formes de la grande propriété,  aux contrats agraires et aux platee (listes de dépendants), enfin à la production et au commerce. La Sicile (sous les dominations byzantine et islamique) et la Sardaigne judicale (souvent négligée) sont bien représentées, à côté des diverses régions continentales ayant dépendu de l’Exarchat. Si, comme on s’y attendait, les évolutions sont dissemblables, les conclusions de Chris Wickham montrent la force de la tradition byzantine à propos de la grande propriété et du commerce ; l’héritage byzantin n’est pas uniforme, mais, même dans ces domaines éloignés de l’idéologie, il a laissé des traces durables.
 

- Jean-Marie Martin, directeur de recherche au CNRS (UMR Orient & Méditerranée), est spécialiste de l’histoire médiévale en Italie méridionale et de ses sources écrites.

 

- Annick Peters-Custot, professeur d’histoire du Moyen Âge à l’Université de Nantes, a pour domaine de recherche les Grecs en Italie méridionale au Moyen Âge et la perception du monachisme oriental en Occident.

 

- Vivien Prigent, chargé de recherche au CNRS (UMR Orient & Méditerranée), est spécialiste de l’histoire de l’Italie byzantine, de l’histoire monétaire et fiscale, de numismatique et de sigillographie.

 


Collection de l'École française de Rome 531
Roma: École française de Rome, 2017
432 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1224-5
Prix: € 30

COUVERTURE--1 Arnaud Bartolomei, Guillaume Calafat, Mathieu Grenet, Jörg Ulbert (dir.) 

De l’utilité commerciale des consuls. L’institution consulaire et les marchands dans le monde méditerranéen (XVIIe-XXe siècle)


Les vingt-huit études rassemblées ici s’intéressent aux multiples rôles joués par les consuls et l’institution consulaire auprès des marchands actifs dans l’espace méditerranéen du XVIIe au XXe siècle. Ce livre offre tout d’abord une présentation et une analyse des fonds et des sources disponibles pour mener à bien cette enquête historique, depuis les abondantes correspondances jusqu’aux manuels consulaires. Il met également à l’épreuve des pratiques et des usages les prérogatives juridictionnelles des consuls concernant le règlement des contentieux marchands et la certification des transactions et des contrats dans l’Empire ottoman comme en Europe occidentale. L’ouvrage propose ensuite d’observer la variété des contextes d’exercice des consuls et les stratégies commerciales différenciées de leurs autorités de tutelle, de la République de Gênes à la Suède, en passant par le Royaume-Uni, les États-Unis d’Amérique, la République des Sept-Îles ou le Royaume de France. Plusieurs études soulignent enfin les marges de manœuvre politiques, diplomatiques et économiques de consuls qui évoluent dans des relations de pouvoir et des réseaux d’affaires aux contours mouvants. En posant de la sorte la question de l'utilité commerciale des consuls, ces différents chapitres invitent à jeter un regard nouveau sur l’histoire de la fonction consulaire et sur les mécanismes de régulation politiques et institutionnels du commerce international aux époques moderne et contemporaine.

Cet ouvrage a été publié avec le concours du GIS Histoire et Science de la Mer.

 

Agrégé d’histoire et ancien membre de la Casa de Velázquez, Arnaud Bartolomei est actuellement  maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l’Université Côté d’Azur et membre du Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine. Ses recherches portent sur les pratiques et les institutions du commerce à distance dans les espaces européens, atlantiques et méditerranéens au XVIIIe et au XIXe siècle.

 

Guillaume Calafat est maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine). Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé d’histoire, ancien membre de l’École Française de Rome, ses recherches portent sur les échanges marchands et maritimes et leurs régulations dans la Méditerranée de  l’époque moderne.

 

Docteur en histoire de l’Institut Universitaire Européen de Florence, Mathieu Grenet est maître de conférences en histoire moderne à l’INU Champollion d’Albi, chercheur au sein de l’UMR 5136 FRAMESPA et membre du projet ERC « Mediterranean reconfigurations ». Il s’intéresse en particulier aux mobilités internationales, aux contacts interculturels et aux constructions identitaires à l’époque moderne.

 

Jörg Ulbert est maître de conférences en allemand à l’Université de Bretagne Sud. Ses recherches portent sur l’histoire des services consulaires français aux XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que sur les rapports franco-allemands à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 535
Roma-Madrid: École française de Rome - Casa de Vélasquez, 2017

ISBN:  978-2-7283-1260-3
Prix: € 


Version en ligne OpenEdition Books

CEF526bis Monique Olive (dir.) 

Campo delle Piane : un habitat de plein air épigravettien dans la Vallée du Gallero (Abruzzes, Italie centrale)


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


Le site de Campo delle Piane (Abruzzes) est connu depuis le milieu du XXsiècle grâce aux travaux de deux archéologues préhistoriens, G. B. Leopardi et A. M. Radmilli. Longtemps considéré comme un des rares témoignages d’habitat de plein air du Paléolithique récent, de nombreuses interrogations demeuraient sur son attribution chrono-culturelle et sur son interprétation fonctionnelle. La reprise des recherches sur ce site avait pour objectif d’y répondre. La démarche suivie conjugue approches archéologique et géoarchéologique et a pour cadre une petite vallée de piémont du Massif du Gran Sasso, la vallée du Gallero. Ces nouvelles études démontrent que cette vallée a connu plusieurs occupations épigravettiennes dont il reste de nombreuses traces, en superficie et en stratigraphie. Un niveau archéologique en place a été mis au jour au sein d’une séquence sédimentaire tardiglaciaire. La surface fouillée est interprétée comme une aire d’activités liées à l’exploitation des ressources animales (chasse, boucherie, travail de la peau) faisant partie d’un habitat plus vaste. Les informations acquises sur ce niveau le situent à la fin de l’Épigravettien ancien, durant une période de léger réchauffement climatique daté autour de 18 000 cal. BP. Un autre moment d’occupation, plus tardif, est attesté dans la vallée du Gallero grâce aux données stratigraphiques et à l’étude de l’industrie lithique récoltée en surface. Ce second épisode est attribué à l’Épigravettien récent et prend place durant l’interstade Bølling-Allerød. En conclusion, l’analyse du site de Campo delle Piane remet en cause l’existence d’une culture épigravettienne locale (le « Bertonien » d’A. M. Radmilli). Elle démontre l’intérêt de cette région des Apennins pour l’étude du Tardiglaciaire continental et révèle, en outre, que des habitats épigravettiens de plein air peuvent avoir été conservés dans d’autres vallées similaires du piémont oriental du Gran Sasso.

 

Monique Olive appartient à l’équipe « Ethnologie préhistorique » de l’UMR « Archéologies et Sciences de l’Antiquité » (Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès, Nanterre). Ses travaux portent sur l’habitat au Paléolithique récent.


Collection de l'École française de Rome 526
Roma: École française de Rome, 2017
168 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283- 1238-2
Prix: € 24

CEF485-3 Patrick Boucheron, Laura Gaffuri, Jean-Philippe Genet (dir.) 

Valeurs et systèmes de valeurs (Moyen Âge et Temps modernes)


Signs and States, programme financé par l’ERC (European Research Council), a pour but d’explorer la sémiologie de l’État du XIIIe siècle au milieu du XVIIe siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu’exprime l’idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblées dans une collection, Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640). Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d’une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l’Occident latin où l’on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d’abord le triomphe de la papauté, a donné à l’État moderne les moyens d’assurer sa propre légitimité en créant les conditions d’une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l’État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spécificité de l’Occident latin, clé de l’essor des états modernes européens.
 
- Patrick Boucheron est professeur d'histoire médiévale à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne.
- Laura Gaffuri est maître de conference à l'Universita degli studi di Torino
- Jean-Philippe Genet est professeur d'histoire médiévale à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne.


Collection de l'École française de Rome 485/3
Rome-Paris: École française de Rome - Publications de la Sorbonne, 2017
354 p.
ISBN:  978-2-7283-1280-1
Prix: € 28

Claude Briand-Ponsart, Michèle Coltelloni-Trannoy, Lluís Pons Pujol

Bibliographie analytique de l'Afrique antique. 44 (2010)



Bibliographie analytique de l'Afrique antique 44
Roma: École française de Rome, 2016
152 p.
ISBN:  978-2-7283-1248-1
Prix: € 24

Copertina-Gabucci Ada Gabucci

Attraverso le Alpi e lungo il Po : importazione e distribuzione di sigillate galliche nella Cisalpina


La presenza della sigillata gallica nella Transpadana occidentale è cosa nota da tempo, per lo meno agli studiosi locali, ma l’entità del fenomeno e il suo significato sul piano economico e delle relazioni commerciali sono ancora oggi molto poco evidenti a livello nazionale e internazionale. Il rinvenimento di un notevole quantitativo di sigillata gallica nello scavo di alcune porzioni di discarica addossate alle mura di cinta della Torino romana ha dato l’avvio a uno studio che mette in luce come la sigillata gallica nella Cisalpina non sia affatto una presenza sporadica, né probabilmente il risultato di un approvvigionamento destinato a soddisfare solo i bisogni dei ceti più abbienti, ma costituisca invece un indicatore economico piuttosto importante. Il volume prende in esame più di 500 frammenti, per lo più inediti, di sigillata prodotta nella Gallia meridionale e centrale tra l’età claudia e il III secolo, tutti rinvenuti nella Cisalpina occidentale, e passa in rassegna i dati editi per l’area nordorientale. Lo scopo principale, oltre a quello di far emergere la presenza non marginale di queste produzioni nel nord Italia, è la ricostruzione di una via cisalpina per il trasporto di merci diverse, molte delle quali deperibili, da ovest verso est. Fossili guida nella ricerca sono le ceramiche di Lezoux e Banassac, prodotti che non avevano una rete di distribuzione mediterranea, ma si concentravano nell’Europa continentale e in Britannia. Definire i loro itinerari permette di ipotizzare dinamiche commerciali sulle lunghe distanze, in un mercato che non aveva le caratteristiche e i numeri di quello Urbano o di quello militare, e di assegnare alla Gallia Cisalpina un ruolo di qualche importanza come via meridionale di transito e di connessione tra l’area transalpina occidentale e quella orientale.

 

Ada Gabucci, archeologa libera professionista, si occupa di materiali (e in particolare sigillate), anche per gli aspetti legati all'organizzazione della raccolta dei dati e della catalogazione a fronte di grandi quantitativi di reperti. È membro del Laboratoire d'archéologie médiévale et moderne en Méditerranée dell'Université d'Aix-Marseille, CNRS, LA3M UMR 7298.

 


Collection de l'École française de Rome 532
Roma: École française de Rome, 2017 (version en ligne)

ISBN:  978-2-7283-1255-9
Prix: € 


Version en ligne OpenEdition Books