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Nouveautés

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


Juan Carlos D'Amico, Jean-Louis Fournel (dir.) 

François Ier et l’espace politique italien : états, domaines et territoires


Ce volume rassemble une série de contributions qui ont en commun d’aborder un vieux sujet – le tropisme italien de François Ier – d’une façon originale, dans la mesure où y sont discutées les formes que prirent les relations entre Royaume de France et péninsule italienne à partir d’une perspective italienne. Ce qui est au cœur de l’analyse, ce sont donc moins ici les ambitions du souverain français que la nécessaire adaptation de celles-ci à une réalité italienne complexe et polymorphe. Il s’agit de rendre compte de l’entrelacs de situations juridiques et territoriales aussi diverses qu’anciennes, bouleversées, qui plus est, par des guerres incessantes qui leur confèrent une certaine fragilité. Les guerres modernes, marquées par une intensité, une rapidité et une violence inédites, frappent les contemporains et les obligent à repenser les relations entre petites et grandes puissances au nom des rapports de forces, chacune ayant sa place dans un équilibre international chancelant où la péninsule italienne est alors le premier champ clos de la rivalité entre Valois et Habsbourg. Tour à tour, la Lombardie, la Vénétie, la Savoie, la Ligurie, la Toscane, le Duché d’Urbino, les États de l’Église, le Royaume de Naples comme celui de Sicile deviennent ainsi autant de cas permettant de rendre compte de l’incessante adaptation d’une politique française qui doit évoluer au rythme des défaites militaires successives de l’armée royale. En définitive, c’est moins l’expulsion des Français d’Italie et le renoncement à leurs prétentions outremonts qui sont le sujet de ce livre collectif que la capacité toujours renouvelée du Roi à inventer une nouvelle forme de « politique italienne », au gré de la changeante « qualité des temps » (Machiavel) et de celles des États.
 
Jean-Louis Fournel, Professeur à l’Université Paris 8 et membre de l’Institut universitaire de France (IUF), travaille sur l’histoire politique de la renaissance italienne et a préparé, avec Jean-Claude Zancarini, des éditions françaises commentées de Savonarole, Machiavel et Guicciardini (notamment Histoire d’Italie, 1996) ainsi que plusieurs essais sur les temps des guerres d’Italie (dont Les guerres d’Italie. Des batailles pour l’Europe, Gallimard, 2003).
 
Juan Carlos D’Amico, Professeur à l’Université de Caen-Normandie, est l’auteur de nombreux articles consacrés à la civilisation italienne du XVIe siècle. Il a coordonné plusieurs ouvrages sur les mythes politiques, les formes du pouvoir ou les révoltes à la même époque et a publié deux ouvrages sur les relations entre le Saint-Empire et la péninsule italienne (Charles Quint maître du monde : entre mythe et réalité et Le mythe impérial et l’allégorie de Rome).

 


Collection de l'École française de Rome 548
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1340-2
Prix: € 
État: À paraître

Bernard Dompnier, Stefania Nanni (dir.) 

La mémoire des saints originels entre XVIe et XVIIIe siècle


Alors que les travaux sur le culte des saints à l’époque moderne ont largement privilégié ces dernières décennies l’étude de la construction des réputations de sainteté et celle des procédures de canonisation, et donc surtout les figures les plus récentes, ce livre propose de s’attacher à la place que tiennent les saints les plus anciens dans la piété et dans la culture des XVIe et XVIIIe siècles. Quelles que soient les sources examinées, il apparaît en effet que la mémoire du catholicisme moderne est largement organisée autour de personnages portés sur les autels depuis de nombreux siècles. Bien plus, on assiste à la même époque à un regain de ferveur pour les saints des origines, qu’illustrent aussi bien la diffusion des reliques des catacombes romaines dans toute la catholicité que l’intérêt renouvelé pour de « vieux » saints locaux, plus ou moins oubliés avec le temps. Le catholicisme tridentin, notamment en réponse aux attaques protestantes, s’édifie donc en donnant une nouvelle actualité à l’ancien sanctoral, non sans opérer évidemment une nouvelle lecture des figures qui le composent, mises en conformité avec les nouveaux idéaux confessionnels.
Mais les enjeux liés à la sainteté originelle dépassent le seul domaine du culte. La réactivation de la mémoire des vieux saints ne saurait ainsi être séparée de stratégies des pouvoirs politiques – des États ou des villes – en quête de renforcement de leurs assises. Plus largement, le corpus de ces figures de sainteté constitue un bien commun, au-delà de la seule institution ecclésiale. La familiarité avec elles est suffisante pour que les diverses formes de productions culturelles (théâtre, littérature, peinture, musique) s’en emparent comme d’un répertoire librement disponible. Le projet qui porte ce livre, fondé sur le croisement d’interrogations conduites sur des documents de divers types, l’inscrit dans le courant actuel d’histoire de la mémoire, c’est-à-dire qu’il accorde une attention particulière, à travers la pluralité des représentations, aux relectures, (ré)appropriations et reconstructions tant des figures singulières que de la cohorte à laquelle ils appartiennent, patrimoine symbolique pour les sociétés des XVIIe et XVIIIe siècles.

Bernard Dompnier, professeur émérite d’histoire à l’Université Clermont Auvergne, spécialiste du catholicisme des
XVIIe et XVIIIe siècles, travaille principalement sur l’histoire du culte et des dévotions.

Stefania Nanni, professeur d’histoire moderne à l’Université Sapienza de Rome, travaille sur les sentiments religieux et la sacralisation des espaces dans l’Europe moderne.

 


Collection de l'École française de Rome 545
Rome: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1300-6
Prix: € 
État: À paraître

Irene Bueno, Camille Rouxpetel (dir.) 

Les récits historiques entre Orient et Occident, XIe-XVe siècle



Collection de l'École française de Rome 554
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1362-4
Prix: € 
État: À paraître

Jean-Louis Gaulin, Giacomo Todeschini (dir.) 

Male ablata. La restitution des biens mal acquis, XIIe-XVe siècles


Dans l’Occident médiéval, à partir du XIIe siècle, la question des biens mal acquis rencontre celle de la restitution, cet acte par lequel le bon chrétien s’engage à rendre les richesses acquises illicitement pour être en accord avec l’enseignement de l’Église et avec sa conscience. Les male ablata ont souvent pour origine – mais non exclusivement – des relations de crédit abusives, usuraires, que la restitution permet précisément de réparer en indemnisant, directement ou indirectement, les débiteurs lésés.
Du XIIe au XVe siècle, des sources variées documentent ce mouvement de restitutio male ablatorum, depuis les dispositions pontificales, les questions théologiques et les commentaires des canonistes jusqu’aux testaments et donations inter vivos, en passant par des promesses de restitution ou des actes judiciaires. Pour interroger cette documentation, il importe avant tout de se dégager d’un a priori historiographique très répandu qui en réduit la portée à une simple moralisation hypocrite, pour satisfaire l’Église, des pratiques économiques des marchands médiévaux. Les textes réunis dans ce volume s’appuient sur des dossiers documentaires inédits et apportent une première réponse aux questions historiques posées par la restitution des biens mal acquis : quels en furent les acteurs, les bénéficiaires et les intermédiaires, quelles en furent les modalités, la chronologie et la place dans les sociétés médiévales ?
 
Jean-Louis Gaulin est professeur d’histoire médiévale à l’université Lumière Lyon 2. Il dirige le CIHAM-UMR 5648, Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (Lyon – Avignon).

Giacomo Todeschini (Milan 1950) a été professeur d’histoire médiévale à l’université de Trieste. Ses études se sont concentrées sur le développement des théories, des lexiques et des langages économiques médiévaux et modernes. Parmi ses publications récentes :
Les marchands et le temple, Albin Michel, Paris, 2017 ; Gli ebrei nell’Italia medievale, Carocci, Rome, 2018.


Collection de l'École française de Rome 547
Roma: École française de Rome, 2018
env. 272 p.
ISBN:  978-2-7283-1306-8
Prix: € 
État: À paraître

Clément Bur

La citoyenneté dégradée. Une histoire de l’infamie à Rome (312 av. J.-C. – 96 apr. J.-C.)



Ce travail propose une approche globale et diachronique de l’infamie, de 312 av. J.-C. à 96 apr. J.‑C., afin de décloisonner son étude et de la replacer dans son contexte socioculturel. L’infamie désigne la dégradation qui résulte de l’officialisation par un représentant de la cité d’un mépris jusqu’alors latent. Pour comprendre les fonctions et les modalités de cette formalisation, nous sommes partis d’un catalogue prosopographique, disponible en ligne. Lors de cérémonies de dégradation, l’infamie était actualisée au cas par cas, par une instance civique qui appréciait la dignité du citoyen. Ces spectacles du déshonneur favorisaient la diffusion des valeurs de l’aristocratie et la légitimaient en rappelant son excellence.
À partir du IIe siècle av. J.‑C., l’infamie connut un phénomène de juridicisation : elle découlait désormais de l’application d’une règle juridique écrite sanctionnant certaines catégories de citoyens. Enfin, l’infamie concernait tous les citoyens, n’était pas contagieuse, et plaçait dans une situation de paria. Il était rare d’en sortir. La stigmatisation renforçait la cohésion du reste du groupe et participait à la redéfinition de son système normatif. Sans être un concept juridique unifié, l’infamie avait une unité conceptuelle. Elle affectait le citoyen qui ne se conformait pas au fonctionnement de la société et qui suscitait la défiance parce qu’il avait brisé l’intégrité de sa personne. Elle lui redonnait une place dans la hiérarchie civique en institutionnalisant une sorte d’anti-auctoritas. L’infamie s’inscrivait toujours dans une perspective de classement des citoyens afin d’organiser leurs rapports entre eux et avec l’État.
En définitive, analyser les formes d’infamie révèle en négatif la définition du bonus ciuis et les attentes des Romains envers leurs dirigeants. En posant la question des conséquences de l’évaluation morale du citoyen dans la société d’ordres qu’était Rome, c’est donc une histoire de la citoyenneté romaine sur la longue durée que propose ce travail ainsi qu’une réflexion sur le caractère méritocratique de la hiérarchie civique.
 

Agrégé d’histoire et diplômé de Sciences Po Paris, Clément Bur est aujourd’hui Maître de Conférences en histoire ancienne à l’INU Champollion d’Albi et membre du laboratoire PLH-ERASME (Toulouse – Jean Jaurès).


Collection de l'École française de Rome 544
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1290-0
Prix: € 
État: À paraître