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Antiquity Middle Ages Modern and contemporary age All the news Forthcoming


CEF540 Mathilde Carrive (ed.) 

Remployer, recycler, restaurer


Contents
Introduction


Lors des fouilles archéologiques, c’est le plus souvent sous forme fragmentaire que l’on retrouve les décors peints du monde romain. Quant aux peintures découvertes en place, il était d’usage à certaines périodes de les démanteler pour en emporter ce qu’on estimait le plus digne d’intérêt. C’est à l’histoire de ces fragments que s’intéresse cet ouvrage, en interrogeant les transformations qu’ils subissent, dans leur statut comme dans leurs fonctions. Il était en effet courant, dans l’Antiquité, de remployer les revêtements détruits comme matériau de construction, pour combler des structures, réaliser des niveaux de préparation de sol ou encore servir dans le blocage – voire dans les parements – de murs. Ils perdaient alors leur fonction décorative, qu’ils retrouvent par la suite entre les mains de l’archéologue qui tente de les reconstituer. Si la recherche a beaucoup progressé aux cours des dernières décennies sur la reconstitution et l’étude des décors qui nous sont parvenus à l’état fragmentaire, elle a néanmoins prêté peu d’attention aux fragments en eux-mêmes, devenus un temps matériaux de remploi ou simples gravats. C’est précisément cette deuxième vie, tout aussi riche d’informations que la première sur les pratiques de la société romaine, qui est éclairée dans la première partie de l’ouvrage. Le statut, esthétique et symbolique, du fragment a également évolué au cours de l’histoire : témoignage du monde antique arraché à l’œuvre de l’homme et du temps, son incomplétude peut grever l’intérêt qu’on lui porte ou au contraire lui donner un caractère d’autant plus précieux que menacé. La seconde partie s’intéresse ainsi à l’évolution du statut du fragment de décor et de son traitement aux époques moderne et contemporaine. L’ambition est ainsi de participer à une réflexion plus large sur les pratiques de construction anciennes et sur les méthodes de restauration et conservation modernes et contemporaines.

 

 

 

Ancienne membre de l’École Française de Rome, Mathilde Carrive est actuellement Maîtresse de Conférences en Histoire de l’Art et Archéologie Antiques à l’Université de Poitiers. Elle est spécialiste du décor et de l’architecture dans le monde romain.


Collection de l'École française de Rome 540
Rome: École française de Rome, 2017

ISBN:  978-2-7283-1272-6
Price: € 23
Status: Forthcoming pubblication

CEF546 Hugo Vermeren

Les Italiens à Bône (1865-1940)


Contents
Introduction


Quelles sont les raisons qui ont poussé des milliers d’Italiens et d’Italiennes à franchir la Méditerranée au XIXe siècle et à s’installer en Algérie ? Comment la ville de Bône (Annaba), à l’origine petit port du Maghreb oriental, est-elle devenue le premier lieu d’implantation italienne pendant la colonisation française ? Dans quelle mesure ces étrangers ont-ils participé à la formation d’une population française outre-Méditerranée ? Ce livre retrace les parcours des immigrants italiens qui se sont installés à Bône du milieu du XIXe siècle au début de la seconde guerre mondiale à l’appui d’archives inédites conservées en France, en Italie et en Algérie. La contribution des Italiens au peuplement européen de l’Algérie, au développement de ses villes portuaires et des activités maritimes, est encore aujourd’hui méconnue. Le cas de Bône et de ses pêcheurs italiens est à ce titre éclairant. Il inscrit les migrations italiennes dans des pratiques de longue durée et des stratégies bien déterminées, contrastant avec l’image récurrente de migrants poussés par la faim et la misère. L’histoire des Italiens de Bône nous invite à repenser la manière dont s’est formée la population des Français d’Algérie et à reconsidérer la place occupée par les étrangers dans la société coloniale algérienne. Au cœur de ce livre, l’étude des politiques d’immigration et de naturalisation menées par la France sur les territoires de son empire colonial témoigne d’une contradiction constante entre cosmopolitisme colonial et intégration « à la française ». Cette recherche replace également Bône, et plus largement l’Algérie, au centre d’un espace méditerranéen convoité au sein duquel se tissent les relations parfois tendues entre la France et l’Italie.

 

 

Docteur en histoire contemporaine de l’Université Paris Ouest-Nanterre, Hugo Vermeren est spécialiste des phénomènes migratoires, de l’histoire du Maghreb colonial et de l’histoire des mondes maritimes et des sociétés littorales en Méditerranée.


Collection de l'École française de Rome 546
Rome: École française de Rome, 2017

ISBN:  978-2-7283-1274-0
Price: € 36
Status: Forthcoming pubblication

Bernard Dompnier, Stefania Nanni (ed.) 

La mémoire des saints originels entre XVIe et XVIIIe siècle


Alors que les travaux sur le culte des saints à l’époque moderne ont largement privilégié ces dernières décennies l’étude de la construction des réputations de sainteté et celle des procédures de canonisation, et donc surtout les figures les plus récentes, ce livre propose de s’attacher à la place que tiennent les saints les plus anciens dans la piété et dans la culture des XVIe-XVIIIe siècles. Quelles que soient les sources examinées, il apparaît en effet que la mémoire du catholicisme moderne est largement organisée autour de personnages portés sur les autels depuis de nombreux siècles. Bien plus, on assiste à la même époque à un regain de ferveur pour les saints des origines, qu’illustrent aussi bien la diffusion des reliques des catacombes romaines dans toute la catholicité que l’intérêt renouvelé pour de « vieux » saints locaux, plus ou moins oubliés avec le temps. Le catholicisme tridentin, notamment en réponse aux attaques protestantes, s’édifie donc en donnant une nouvelle actualité à l’ancien sanctoral, non sans opérer évidemment une nouvelle lecture des figures qui le composent, mises en conformité avec les nouveaux idéaux confessionnels. 

Mais les enjeux liés à la sainteté originelle dépassent le seul domaine du culte. La réactivation de la mémoire des vieux saints ne saurait ainsi être séparée de stratégies des pouvoirs politiques – des États ou des villes – en quête de renforcement de leurs assises. Plus largement, le corpus de ces figures de sainteté constitue un bien commun, au-delà de la seule institution ecclésiale. La familiarité avec elles est suffisante pour que les diverses formes de productions culturelles (théâtre, littérature, peinture, musique) s’en emparent comme d’un répertoire librement disponible. Le projet qui porte ce livre, fondé sur le croisement d’interrogations conduites sur des documents de divers types, l’inscrit dans le courant actuel d’histoire de la mémoire, c’est-à-dire qu’il accorde une attention particulière, à travers la pluralité des représentations, aux relectures, (ré)appropriations et reconstructions tant des figures singulières que de la cohorte à laquelle ils appartiennent, patrimoine symbolique pour les sociétés des XVIIe et XVIIIe siècles.

 

Bernard Dompnier, professeur émérite d’histoire à l’Université Clermont Auvergne, spécialiste du catholicisme des XVIIet XVIIIe siècles, travaille principalement sur l’histoire du culte et des dévotions.
Stefania Nanni, professeur d’histoire moderne à l’Université Sapienza de Rome, travaille sur les sentiments religieux et la sacralisation des espaces dans l’Europe moderne.


Collection de l'École française de Rome 545
Rome: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1300-6
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Arnaud Fossier

Le bureau des âmes. Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle)


La Pénitencerie apostolique naît au début du XIIIe siècle, dans un monde où l’Église exerce son dominium sur toute la Chrétienté et où le pape commence à se doter d’un appareil administratif précoce et puissant. D’abord voué à entendre en confession les pèlerins qui se rendent à Rome pour demander l’absolution de leurs péchés, ce nouvel office se voit très vite mandaté par le souverain pontife pour répondre aux suppliques qui, chaque jour, lui sont adressées. Les registres de ces suppliques ont été conservés et constituent une formidable manne documentaire pour les historiens de l’Église, de la religion et de la société médiévales. La série continue de ces registres ne commence toutefois qu’au milieu du XVe siècle, si bien que les deux premiers siècles d’existence de la Pénitencerie apostolique ont été laissés dans l’ombre, faute de sources comparables qui puissent en éclairer pleinement le fonctionnement et l’action.

L’objet de ce livre est de réparer cet oubli en prenant appui sur des « formulaires » de lettres datant du XIIIe et du XIVe siècle. Au nombre de sept, ces formulaires recueillent, réordonnent et généralement abrègent, des centaines de lettres que la Pénitencerie expédiait en réponse aux suppliants. Leur fonction première est donc de fournir aux pénitenciers et à leurs scribes des modèles stylistiques, en même temps que des solutions juridiques. Véritables répertoires d’« exemples », ils reflètent tous les cas de figure auxquels pouvait être quotidiennement confrontée la Pénitencerie : homicides, naissances illégitimes, mariages incestueux, faux et usage de faux, moines ayant fui leurs couvents, ou promotions frauduleuses.

La Pénitencerie avait ensuite à charge de lever les « censures canoniques » encourues par certains suppliants, d’octroyer des dispenses à ceux qui, par exemple, ne pouvaient légalement se marier, ou bien de délivrer des autorisations à celles et ceux qui souhaitaient renoncer à un jeûne ou un pèlerinage. Pareilles mesures consistaient à suspendre les règles établies par le droit, en même temps qu’elles témoignaient d’un réel souci de penser par cas et d’adapter le droit aux faits, en vue du salut des âmes. L’histoire de la Pénitencerie apostolique éclaire donc non seulement celle de la bureaucratisation des pouvoirs publics en Occident, mais aussi celle des techniques du gouvernement « pastoral » dont l’Église s’est dotée à la fin du Moyen Âge.

 

 

Ancien élève de l'École normale supérieure de Lyon et ancien membre de l'École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences à l'université de Bourgogne.
Ses recherches portent désormais sur l'institution du sujet en Occident.


 

 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 378
Rome: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1286-3
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication