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Antiquity Middle Ages Modern and contemporary age All the news Forthcoming


Pascal Montlahuc

Le pouvoir des bons mots. « Faire rire » et politique à Rome du milieu du IIIe siècle a.C. à l’avènement des Antonins


 Ce livre reconstitue les mécanismes humoristiques de la vie politique romaine, entre la seconde moitié du IIIe s. a.C. et la fin du principat de Domitien, dans le but de montrer les adaptations du risum mouere face aux changements politiques et sociaux intervenus durant cette période. Il s’agit de dépasser une lecture centrée sur le rire de l’homo urbanus et du bon orateur, proposée par Cicéron et Quintilien, pour lui préférer une lecture historicisée et combinatoire qui considère les orateurs, les traits d’esprit, les auditoires et les causes politiques comme un tout à l’agencement variable de ce que les Modernes nomment l’« humour politique ». Scrutant les divers contextes politiques de cet humour (les procès, le Sénat, les contiones, le Forum, la campagne militaire ou la rue), cette recherche souligne le passage, selon des rythmes syncopés résultant d’un repli de la causticité aristocratique face à César mais qui perdure à l’époque triumvirale, d’un « faire rire » frontal articulé autour du succès oratoire vers un humour fondé sur l’anonymat des correspondances, des graffitis ou des chants du triomphe. La dernière partie de l’ouvrage, centrée sur le premier siècle du Principat, part de l’opposition établie par des sources souvent pro-sénatoriales entre les « bons princes » et les « tyrans » afin de montrer que, ne se limitant pas à refuser ou à accepter le rire politique selon son degré de dangerosité directe pour leur autorité politique, les princes utilisèrent le rire à leur profit, entretenant par là une « inaccessible accessibilité » au fondement d’une forme de charisme singulière qui permit l’aboutissement de la « Révolution romaine ».
  
 
Pascal Montlahuc, agrégé d’Histoire et docteur en histoire romaine de l’université Sorbonne Paris Cité/Paris Diderot, est membre de l’École française de Rome.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 382
Roma: École française de Rome, 2019

ISBN: 
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Marie-Adeline Le Guennec

Aubergistes et clients. L’accueil mercantile dans l’Occident romain (IIIe s. av. J.-C.-IVe s. apr. J.-C.)


 Cette étude porte sur le secteur commercial qui, dans l’Antiquité romaine, fournissait contre paiement un accueil provisoire consistant en un hébergement et/ou des prestations de restauration et de débit de boissons. Ce secteur, qualifié ici d’accueil mercantile, était associé par les Romains à la figure professionnelle du caupo, désignation latine par excellence de l’aubergiste. L’enquête, centrée sur l’Occident, se donne pour but d’éclairer l’évolution de l’activité des caupones entre période médio-républicaine et début de l’Antiquité tardive. Dans un contexte de forte expansion de l’imperium Romanum, l’accueil mercantile jouait un rôle essentiel dans la gestion des mobilités humaines à caractère économique, et ce en dépit de la déconsidération dont cette activité faisait l’objet, notamment par comparaison avec l’hospitium, l’hospitalité gratuite.
Le premier chapitre de ce livre vise, à partir d’une approche croisée des textes et des vestiges, à cerner le cœur de métier des caupones. Sont ensuite étudiés les comportements économiques et commerciaux de ces professionnels de l’accueil et l’encadrement juridique auquel leurs activités étaient soumises. Enfin, les troisième et quatrième chapitres proposent d’analyser les identités respectives des caupones et de leurs clients, de discuter des représentations, voire des stéréotypes, dont ils faisaient l’objet, pour enfin se pencher sur les sociabilités qui prenaient naissance dans les auberges de l’Occident romain.
  
 
Marie-Adeline Le Guennec, ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégée de Lettres classiques, est docteur en Histoire d’Aix-Marseille Université. Elle est actuellement membre de l’École française de Rome.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 381
Roma: École française de Rome, 2019
env. 600 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1342-6
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Bernard Dompnier, Stefania Nanni (ed.) 

La mémoire des saints originels entre XVIe et XVIIIe siècle


Alors que les travaux sur le culte des saints à l’époque moderne ont largement privilégié ces dernières décennies l’étude de la construction des réputations de sainteté et celle des procédures de canonisation, et donc surtout les figures les plus récentes, ce livre propose de s’attacher à la place que tiennent les saints les plus anciens dans la piété et dans la culture des XVIe et XVIIIe siècles. Quelles que soient les sources examinées, il apparaît en effet que la mémoire du catholicisme moderne est largement organisée autour de personnages portés sur les autels depuis de nombreux siècles. Bien plus, on assiste à la même époque à un regain de ferveur pour les saints des origines, qu’illustrent aussi bien la diffusion des reliques des catacombes romaines dans toute la catholicité que l’intérêt renouvelé pour de « vieux » saints locaux, plus ou moins oubliés avec le temps. Le catholicisme tridentin, notamment en réponse aux attaques protestantes, s’édifie donc en donnant une nouvelle actualité à l’ancien sanctoral, non sans opérer évidemment une nouvelle lecture des figures qui le composent, mises en conformité avec les nouveaux idéaux confessionnels.
Mais les enjeux liés à la sainteté originelle dépassent le seul domaine du culte. La réactivation de la mémoire des vieux saints ne saurait ainsi être séparée de stratégies des pouvoirs politiques – des États ou des villes – en quête de renforcement de leurs assises. Plus largement, le corpus de ces figures de sainteté constitue un bien commun, au-delà de la seule institution ecclésiale. La familiarité avec elles est suffisante pour que les diverses formes de productions culturelles (théâtre, littérature, peinture, musique) s’en emparent comme d’un répertoire librement disponible. Le projet qui porte ce livre, fondé sur le croisement d’interrogations conduites sur des documents de divers types, l’inscrit dans le courant actuel d’histoire de la mémoire, c’est-à-dire qu’il accorde une attention particulière, à travers la pluralité des représentations, aux relectures, (ré)appropriations et reconstructions tant des figures singulières que de la cohorte à laquelle ils appartiennent, patrimoine symbolique pour les sociétés des XVIIe et XVIIIe siècles.

Bernard Dompnier, professeur émérite d’histoire à l’Université Clermont Auvergne, spécialiste du catholicisme des
XVIIe et XVIIIe siècles, travaille principalement sur l’histoire du culte et des dévotions.

Stefania Nanni, professeur d’histoire moderne à l’Université Sapienza de Rome, travaille sur les sentiments religieux et la sacralisation des espaces dans l’Europe moderne.

 


Collection de l'École française de Rome 545
Rome: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1300-6
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Irene Bueno, Camille Rouxpetel (ed.) 

Les récits historiques entre Orient et Occident, XIe-XVe siècle



Collection de l'École française de Rome 554
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1362-4
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

CEF_544_couv Clément Bur

La citoyenneté dégradée. Une histoire de l’infamie à Rome (312 av. J.-C. – 96 apr. J.-C.)


Contents
Introduction


À Rome, la dignité était au cœur de la hiérarchie civique. Dès lors, les citoyens qui ne répondaient plus aux attentes liées à leur rang étaient déclassés et perdaient certains droits. Devenus infâmes, ils jouissaient désormais d’une citoyenneté amoindrie. Ce livre est consacré à ces formes de dégradations civiques prononcées par un représentant de la cité et pour un motif moral. Le choix de la prosopographie (catalogue disponible en ligne) ainsi que d’une approche globale et diachronique a permis de proposer une synthèse renouvelée sur l’infamie. Cela passe d’abord par une étude d’ensemble des peines infamantes de la discipline militaire et surtout du regimen morum des censeurs. On saisit ainsi combien ces spectacles du déshonneur caractérisaient la culture politique romaine et contribuaient à définir le mos maiorum, tandis que le problème des candidats aux élections déboutés pour indignité en dessine les limites. Se pose ensuite la question des peines prescrites par les lois pénales et des réglementations écartant de diverses fonctions (témoins, juges, décurions…) certaines catégories de citoyens méprisés de longue date, comme les acteurs, les gladiateurs, ou les prostitués. Cette analyse dévoile un phénomène de juridicisation de l’infamie amorcé à partir du IIe siècle avant J.C. Mais l’on ne peut se passer d’un examen des infâmes eux-mêmes : leurs origines, leur situation et les possibilités de sortir de leur condition. L’étude des formes d’infamie révèle ainsi en négatif la définition du bonus ciuis et les attentes des Romains envers leurs dirigeants. La question de l’évaluation morale du citoyen dans la société d’ordres qu’était Rome conduit à une histoire de la citoyenneté romaine sur la longue durée : c’est donc une réflexion sur le caractère méritocratique de la hiérarchie civique et sur le mode de légitimation de l’aristocratie qui est proposée ici.
 
 
Agrégé d’histoire et diplômé de l’IEP Paris, Clément Bur est maître de conférences en histoire ancienne à l’INU Champollion d’Albi et membre du laboratoire PLH-ERASME (Toulouse 2 – Jean Jaurès). 
 


Collection de l'École française de Rome 544
Roma: École française de Rome, 2018
704 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1290-0
Price: € 40
Status: Forthcoming pubblication