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Antiquity Middle Ages Modern and contemporary age All the news Forthcoming


CLASSIQUES-Jacques François Jacques

Le privilège de liberté


Introduction


De l’époque grecque classique à l’Antiquité tardive, la cité – polis en grec, civitas en latin – constitue un système politique dominant parmi les peuples de la Méditerranée. Mais qu’advient-il de ce modèle d’organisation quand, à la fin du Ier siècle avant notre ère, Octave-Auguste fonde un empire territorial, le plus vaste ayant jamais existé ? Publié en 1984, cet ouvrage a ouvert des perspectives originales sur la question des relations entre le pouvoir impérial romain et les habitants des cités. À partir d’enquêtes documentaires minutieuses, François Jacques a démontré que l’autonomie et le dynamisme des communautés locales ne furent pas compromis par l’intervention des princes et de leurs agents. Au contraire, cette liberté, sans cesse défendue et préservée, contribua jusque tard dans le IIIe siècle à la cohésion et à l’intégration des nombreux peuples qui composaient l’imperium Romanum.
Cette nouvelle édition du livre de François Jacques, épuisé depuis une dizaine d’années, est enrichie d’une préface inédite de Antony Hostein qui offre un état des recherches récentes sur les communautés civiques du monde romain.
 
François Jacques (1946-1992) était historien de l’Antiquité romaine, professeur à l’université de Lille III et auteur notamment de : Les Cités de l’Occident romain, Paris, Les Belles lettres, 1990 (rééd. 2012) et, avec John Scheid, Rome et l’intégration de l’Empire, tome 1, Paris, PUF, « Nouvelle Clio », 1990 (7e éd. 2010).
 
Antony Hostein, agrégé d’histoire, ancien Pensionnaire de la fondation Thiers, est directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études. Numismate, spécialiste des cités du monde romain, il a récemment publié La cité et l’empereur, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012 et co-édité avec Jérôme Mairat : Roman Provincial Coinage. Volume IX. From Trajan Decius to Uranius Antoninus (AD 249-254), Londres-Paris, BMP, BNF, 2016.


Classiques de l'École française de Rome
Roma: École française de Rome, 2018
904 p.
ISBN:  978-2-7283-1326-6
Price: € 20
Status: Forthcoming pubblication

Henri Tréziny, et alii

Mégara Hyblaea 7. La ville classique, hellénistique et romaine


Mégara Hyblaea 7. La ville classique, hellénistique et romaine est essentiellement la publication des fouilles menées par François Villard et Georges Vallet entre 1949 et 1975. L’attention des fouilleurs s’étant focalisée sur l’agora archaïque, les niveaux récents ont été moins étudiés, à l’exception du temple hellénistique (Mégara Hyblaea 4, 1966). L’étude actuelle se fonde sur un réexamen des données d’archive ainsi que sur une relecture systématique des vestiges visibles, accompagnée de quelques nettoyages et sondages de contrôle. Le dossier stratigraphique est donc limité et la chronologie difficile à fixer dans le détail. On propose cependant des modifications importantes dans les datations relatives et absolues de nombreux monuments (temple, fortification, bains). L’essentiel des vestiges commentés dans ce livre porte sur le IIIe s. av. J.-C. et le règne de Hiéron II, mais on s’est vite rendu compte de l’importance de l’époque classique et de la réoccupation d’époque romaine, jusque là méconnues, d’où le titre plus large donné au volume.

Le livre se présente donc comme la suite du Mégara 5, mais surtout comme le préalable indispensable à une reprise de fouilles modernes sur les niveaux post-archaïques de Mégara Hyblaea.

 

Ancien élève de l’ENS Saint-Cloud et de l’EFR, Directeur de recherche émérite au CNRS (Aix-Marseille Université, Centre Camille Jullian) Henri Tréziny travaille à Mégara Hyblaea depuis 1973. Il a publié en 2004 avec Michel Gras et Henri Broise le volume Mégara Hyblaea 5. La ville archaïque.

 


Collection de l'École française de Rome 1/7
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1282-5
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Jean-François Chauvard

Lier et délier la propriété. Tutelle publique et administration des fidéicommis à Venise aux derniers siècles de la République


Les fidéicommis étaient consubstantiels aux sociétés d’Ancien Régime. En rendant les biens indisponibles et en fixant la ligne de succession, ces fondations testamentaires visaient la conservation de l’assise matérielle des familles. Au nom de la libre circulation des biens et d’une conception absolue de la propriété, ils furent au XVIIIsiècle l’objet de critiques qui débouchèrent sur des réformes dans certains États italiens. Rien de tel dans la République de Venise où le patriciat n’envisagea jamais de réformes systémiques qui risquaient de remettre en cause les équilibres politiques et sociaux. Néanmoins, dès la fin du XVsiècle, l’État vénitien légiféra à mesure que les fidéicommis entraient en contradiction avec d’autres systèmes normatifs : le recouvrement des créances et des impôts et le remboursement des dots. L’État définit également les conditions de levée de l’inaliénabilité des biens et mit en place, sous l’égide des Juges du Procurator, une procédure pour garantir le réinvestissement des capitaux assujettis à fidéicommis (emprunts publics et prêts) au prix d’un travail administratif considérable. L’exploitation des archives de cette cour de justice permet d’éclairer le rôle de l’autorité judiciaire dans la cogestion des fidéicommis et celui des ayants droit qui pouvaient se comporter en administrateurs actifs, capables de remodeler le contenu du fidéicommis sans changer sa valeur. En scrutant les modalités du passage de l’indisponible au disponible, ce livre interroge l’élasticité d’un dispositif réputé pour sa rigidité ; il démontre aussi que les fidéicommis étaient une institution totalisante dont le gouvernement était autant une affaire de famille qu’une affaire d’État.

 

 

Ancien directeur des études modernes et contemporaines à l’École française de Rome, Jean-François Chauvard est professeur d’histoire moderne à l’Université Lumière Lyon 2 - LARHRA. Ses travaux portent sur l’histoire des sociétés urbaines de l’Italie moderne, en particulier sur le monde vénitien.


Collection de l'École française de Rome 528
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1222-1
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Valentina Sapienza

La chiesa di San Zulian a Venezia nel Cinquecento


La chiesa di San Zulian sorge a pochi passi da piazza San Marco forse già nel lontano IX secolo. Interamente ricostruita dopo il 1105, quando un incendio l’aveva letteralmente devastata, l’edificio è di nuovo in rovina nel 1553. Interviene allora il celebre medico Tommaso Rangone da Ravenna, in cerca di un luogo – un altro – che potesse perpetuarne la memoria presso i posteri. Grazie alle ingenti donazioni messe a disposizione dal generoso finanziatore, cui sarà concesso in cambio il diritto di sepoltura presso la cappella maggiore, la facciata e poi l’edificio tutto quanto vengono interamente ricostruiti su progetto di Jacopo Sansovino. Così la statua bronzea di Tommaso, opera di Alessandro Vittoria, con in mano un ramo di salsapariglia e uno di guaiaco (le piante medicinali deputate, secondo le sue scoperte, alla cura della sifilide), finisce per trionfare sul portale maggiore di San Zulian.

Se di queste vicende si sono occupati in molti, quasi nulla si sapeva del contesto socio-culturale in cui rinacque uno degli edifici più interessanti della Venezia del Cinquecento. Chi erano i membri della comunità di San Zulian? Chi sedeva tra i banchi del Santissimo Sacramento o della scuola dei Merciai? Chi fra i «zentilhomeni» e «i più i vechi et degni» cittadini della parrocchia era stato prescelto per la carica a vita di procuratore di chiesa? Chi contribuì alle vaste imprese decorative che videro attivi alcuni tra i più importanti pittori, scultori e architetti dell’epoca? E chi tenne le fila di questa gigantesca «opera corale», in cui la pittura sembra talvolta relegata a un rango inferiore?

Attraverso uno spoglio meticoloso dell’archivio di San Zulian e alcune preziose carte dell’Archivio di Stato di Venezia e attraverso una lettura attenta delle opere d’arte ancora in situ, che spesso rivelano ciò che i documenti tacciono, sono stati ricostruiti nel dettaglio il contesto di alcune delle confraternite presenti in chiesa, il funzionamento dell’immenso cantiere che occupò la comunità parrocchiale per almeno una trentina d’anni, i meccanismi di finanziamento delle imprese artistiche, il ruolo della comunità bergamasca e quello di almeno un altro praticamente sconosciuto mecenate, che da quella comunità proveniva, Gerolamo Vignola.

 

Valentina Sapienza insegna Storia dell’arte moderna all’università Ca’ Foscari di Venezia. Studia la pittura veneziana del Rinascimento, e in particolare il rapporto tra immagini, contesto e pensiero religioso.


Collection de l'École française de Rome 549
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1310-5
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Clément Bur

La citoyenneté dégradée. Une histoire de l’infamie à Rome (312 av. J.-C. – 96 apr. J.-C.)


This work intends to propose a global and diachronic approach to infamy, from 312 BC to 96 AD, in order to decompartmentalize its study, and put it back in its sociocultural context. Infamy refers to the degradation which results from the fulfillment of some latent contempt by a representative of the city. To understand the functions and the forms of this formalisation, we started from a prosopographic catalogue, available online. During the degradation ceremonies, infamy was actualised case by case by a civic authority which gauges the citizen’s value. These dishonour shows favoured the spread of the values of aristocracy and, by reminding its excellence, made it legitimate.

From the 2nd century BC, infamy experienced a phenomenon of juridicisation: it stemmed now from the application of a written legal rule affecting some groups of citizen. Finally, infamy affected all the citizens, was not contagious, and made its target a social outcast. It was rare to get through this. The stigmatisation reinforced the cohesion of the rest of the group and contributed to redefine his normative system. Infamy was not a unified legal concept, but it had an ideational unity. It affected the citizen who did not conform to the society functioning and who aroused distrust because he had broken his personal integrity. It replaced him in the civic hierarchy by institutionalizing a kind of anti-auctoritas. Infamy always fell within a perspective of ordering citizens so as to organize their relationships between them and with the State.

Finally, analyzing the forms of infamy reveals in negative the definition of the bonus ciuis and the expectations of the Romans toward their leaders. Questioning the consequences of the moral assessment of the citizen in the order society which was Rome, it is an history of the roman citizenship on the long run that this work proposes, and a reflection on the meritocratic character of the civic hierarchy.

 

 

 

Agrégé d’histoire et diplômé de Sciences Po Paris, Clément Bur est aujourd’hui Maître de Conférences en histoire ancienne à l’INU Champollion d’Albi et membre du laboratoire PLH-ERASME (Toulouse – Jean Jaurès).


Collection de l'École française de Rome 544
Roma: École française de Rome, 2018

ISBN: 
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

Bernard Dompnier, Stefania Nanni (ed.) 

La mémoire des saints originels entre XVIe et XVIIIe siècle


Alors que les travaux sur le culte des saints à l’époque moderne ont largement privilégié ces dernières décennies l’étude de la construction des réputations de sainteté et celle des procédures de canonisation, et donc surtout les figures les plus récentes, ce livre propose de s’attacher à la place que tiennent les saints les plus anciens dans la piété et dans la culture des xvie-xviiie siècles. Quelles que soient les sources examinées, il apparaît en effet que la mémoire du catholicisme moderne est largement organisée autour de personnages portés sur les autels depuis de nombreux siècles. Bien plus, on assiste à la même époque à un regain de ferveur pour les saints des origines, qu’illustrent aussi bien la diffusion des reliques des catacombes romaines dans toute la catholicité que l’intérêt renouvelé pour de « vieux » saints locaux, plus ou moins oubliés avec le temps. Le catholicisme tridentin, notamment en réponse aux attaques protestantes, s’édifie donc en donnant une nouvelle actualité à l’ancien sanctoral, non sans opérer évidemment une nouvelle lecture des figures qui le composent, mises en conformité avec les nouveaux idéaux confessionnels. 

Mais les enjeux liés à la sainteté originelle dépassent le seul domaine du culte. La réactivation de la mémoire des vieux saints ne saurait ainsi être séparée de stratégies des pouvoirs politiques – des États ou des villes – en quête de renforcement de leurs assises. Plus largement, le corpus de ces figures de sainteté constitue un bien commun, au-delà de la seule institution ecclésiale. La familiarité avec elles est suffisante pour que les diverses formes de productions culturelles (théâtre, littérature, peinture, musique) s’en emparent comme d’un répertoire librement disponible. Le projet qui porte ce livre, fondé sur le croisement d’interrogations conduites sur des documents de divers types, l’inscrit dans le courant actuel d’histoire de la mémoire, c’est-à-dire qu’il accorde une attention particulière, à travers la pluralité des représentations, aux relectures, (ré)appropriations et reconstructions tant des figures singulières que de la cohorte à laquelle ils appartiennent, patrimoine symbolique pour les sociétés des xviie et xviiie siècles.

 

 

Bernard Dompnier, professeur émérite d’histoire à l’Université Clermont Auvergne, spécialiste du catholicisme des xviiet xviiie siècles, travaille principalement sur l’histoire du culte et des dévotions.
Stefania Nanni, professeur d’histoire moderne à l’Université Sapienza de Rome, travaille sur les sentiments religieux et la sacralisation des espaces dans l’Europe moderne.

 


Collection de l'École française de Rome 545
Rome: École française de Rome, 2018

ISBN:  978-2-7283-1300-6
Price: € 
Status: Forthcoming pubblication

BEFAR_378_1re-couv Arnaud Fossier

Le bureau des âmes. Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle)


Contents
Introduction


Ce livre est le résultat d’une enquête menée sur les archives les plus anciennes d’une institution originale et mal connue : la Pénitencerie apostolique. Né au tout début du XIIIe siècle dans le giron d’une papauté exerçant son pouvoir sur tout l’Occident latin, ce nouvel office fut d’abord voué à entendre en confession les pèlerins qui se rendaient à Rome pour demander l’absolution de leurs péchés. Il s’est ensuite très vite vu mandaté pour répondre aux suppliques qui, chaque jour, étaient adressées au souverain pontife. L’enquête s’appuie donc sur les « formulaires » voués à recueillir, réordonner et abréger les milliers de lettres que la Pénitencerie expédiait en réponse aux suppliants. Véritables répertoires d’exemples, dans lesquels la « forme » et la « norme » sont indissociables, ces manuels reflètent tous les cas de figure auxquels pouvait être confrontée la Pénitencerie : homicides, naissances illégitimes, mariages incestueux, faux et usage de faux, moines ayant fui leurs couvents, etc. À tous ces suppliants, le tribunal du pape avait la charge d’octroyer des dispenses, des licences ou des absolutions, parfois dans le secret du « for de la confession ». Situé au croisement d’une histoire des pratiques de l’écrit et de l’avènement des bureaucraties, du gouvernement pastoral et de la souveraineté pontificale, de la confession auriculaire et de l’espace public, ce livre entend dépasser le cadre classique de la monographie institutionnelle.

 

Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 378
Rome: École française de Rome, 2018
648 p.
ISBN:  978-2-7283-1286-3
Price: € 39
Status: Forthcoming pubblication