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Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


CEF514 Pascal Dubourg-Glatigny

L’architecture morte ou vive : les infortunes de la coupole de Saint-Pierre de Rome au XVIIIe siècle


Table des matières
Introduction


Quelques mois après l’élection de Benoît XIV, les architectes de la Fabrique de Saint-Pierre de Rome engagèrent une série d’enquêtes de stabilité sur la coupole de la basilique. Elle présentait, depuis longtemps déjà, de nombreuses fissures. L’inquiétude s’étendit à la curie et, à l’automne 1742, elle était à son paroxysme. La pape commanda alors une expertise à des savants réputés mais étrangers au microcosme romain de l’architecture. Les résultats de leurs travaux, présentés lors d’un spectacle de démonstration scientifique mettant en scène la maquette de Michel Ange restaurée pour l’occasion, ne firent que déclencher une onde de protestations qui s’étendit sur plusieurs années. La querelle initiale, confinée dans les cercles du palais apostolique, se constitua rapidement en une controverse scientifiquement argumentée qui traversa avec une grande violence les catégories professionnelles et les clans intellectuels. Cependant, la richesse du dossier montre qu'il ne peut être réduit à un simple débat policé sur des questions techniques. Il fait apparaître la très grande diversité de conceptions sur l'architecture en vigueur dans la Rome du milieu du XVIIIe siècle, motivées par des positions identitaires, intellectuelles, religieuses et politiques discordantes.

 

Pascal Dubourg Glatigny est chargé de recherche au CNRS (Centre Alexandre Koyré). Il travaille sur la question de l’art comme phénomène technique et de la représentation de l'espace à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 514
Roma: École française de Rome, 2017
386 p., ill. n/b et 8 pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1181-1
Prix: € 27

CEF521 Mathieu Grenet

La fabrique communautaire. Les Grecs à Venise, Livourne et Marseille, v. 1770-v. 1840


Table des matières
Introduction


Avec les Juifs et les Arméniens, les Grecs constituent l’une des trois diasporas dites « classiques » de la période moderne : implantés sur l’ensemble du pourtour méditerranéen voire au-delà, ils investissent en particulier la plupart des grandes villes portuaires d’Europe méridionale, où ils s’adonnent au grand négoce et à la navigation comme au petit commerce et à l’artisanat. Comment cette présence s’organise-t-elle au quotidien ? Comment investit-elle l’espace urbain, quels sont ses modes d’inscription sociale et quelles identités (sociales, ethniques et confessionnelles) sécrète-t-elle ? Cette vaste enquête est ici envisagée dans une dimension comparatiste, à partir de trois terrains – Venise, Livourne et Marseille – à la fois distincts et étroitement connectés, au cours du demi-siècle précédant la guerre d’indépendance grecque (1821-1830) et la naissance de l’État néohellénique. À rebours des lectures traditionnellement homogénéisantes et inclusives des groupes étrangers dans la ville moderne, cet ouvrage s’attache à mettre en évidence le caractère complexe et souvent conflictuel des différentes stratégies d’affirmation et de négociation du fait communautaire grec en diaspora. Véritable laboratoire de définitions concurrentes de la « grécité », l’expérience communautaire grecque au tournant des xviiie et xixe siècles constitue ainsi le creuset d’un complexe processus de formation identitaire à l’aube de l’ère des nationalismes.

 

Docteur en histoire de l’Institut Universitaire Européen de Florence, Mathieu Grenet est maître de conférences en histoire moderne à l’INU Champollion d’Albi, chercheur au sein de l’UMR 5136 FRAMESPA, et membre du projet ERC « Mediterranean reconfigurations ». Il s’intéresse en particulier aux mobilités internationales, aux contacts interculturels et aux constructions identitaires à l’époque moderne.


Collection de l'École française de Rome 521
Roma: École française de Rome - École française d'Athènes, 2016
456 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1210-8
Prix: € 30