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Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Toutes les nouveautés À paraître


588 Matteo Pompermaier

L’économie du ‘mouchoir’ : crédit et microcrédit à Venise au XVIIIe siècle


La littérature sur le crédit à l’époque moderne s’est souvent focalisée sur les Monts-de-piété, les prêteurs juifs et les notaires, considérés comme le noyau du système de crédit préindustriel. Cependant, pour la majorité des habitants des villes de l’Ancien Régime, le besoin presque quotidien d’obtenir de petits prêts était satisfait par d’autres voies, moins connues mais tout aussi fondamentales pour la fragile économie des couches populaires. En utilisant des sources d’archives inédites, ce volume analyse l’architecture du marché du crédit à Venise au XVIIIe siècle. Au sein de ce marché, il est apparu que osti (aubergistes) et bastioneri – gestionnaires des bastioni, entrepôts où le vin était vendu à emporter – occupaient une place centrale, à la fois comme fournisseurs de biens de première nécessité et prêteurs sur gage. Ils étaient un point de référence incontournable pour les franges les plus pauvres et vulnérables de la société, les protagonistes de ce que l’auteur appelle « l’économie du mouchoir » (economia del fazzoletto). Chaque année osti et bastioneri prenaient en gage des dizaines de milliers d’objets d’usage quotidien – la vraie « richesse » des pauvres – dans le cadre de transactions à mi-chemin entre crédit et consommation. Les coffres et les armoires des Vénitiens devenaient de véritables réserve de valeur, toujours disponibles pour être exploitées en cas de besoin : il s’agissait d’une ressource fondamentale, qui leur permettait de survivre, un mouchoir à la fois.

 

Docteur en histoire moderne des universités de Venise Ca’ Foscari et Rouen – Normandie, Matteo Pompermaier est actuellement chercheur en histoire économique à l’université de Stockholm. Ses recherches portent principalement sur les marchés financiers à l’époque moderne, en particulier sur les modalités d’accès au crédit des couches populaires.

 


Collection de l'École française de Rome 588
Roma: École française de Rome, 2021
400 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1501-7
Prix: € 29


Version en ligne OpenEdition Books

Goulet (1) (1) Anne-Madeleine Goulet, et alii (dir.) 

Spectacles et performances artistiques à Rome (1644-1740). Une analyse historique à partir des archives familiales de l'aristocratie


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


Le présent ouvrage apporte une contribution à l’histoire des arts du spectacle à Rome entre l’avènement en 1644 du pape Innocent X, issu de la famille des Pamphilj, et la mort du cardinal mécène Pietro Ottoboni en 1740, qui marqua la fin de l’époque du népotisme. Les innombrables spectacles organisés à l’époque par les familles de la haute aristocratie ont laissé des traces de leur exécution et de leur appréciation par le public dans des archives encore peu exploitées. En analysant, sous l’angle du concept de performance l’événement spectaculaire dans toutes ses dimensions (mécénat, financement, livrets, partitions, enjeux socio-politiques, collaborations artistiques, exécution singulière ou réitérée, réception par le public, mémorialisation), il devient possible de resituer ces entreprises artistiques dans le cadre d’une histoire sociale et culturelle de l’époque. À partir de l’exploration des archives de plusieurs grandes familles aristocratiques de Rome, des actes notariés et des archives institutionnelles, comme celles des académies, des établissements d’enseignement ou des théâtres, une vingtaine de spécialistes appartenant à des disciplines diverses s’interrogent sur l’existence, à l’époque, d’un modèle d’organisation commun aux différentes familles en matière d’arts du spectacle, un modèle qui est le signe d’une culture collective ainsi que d’un système de normes et de valeurs largement partagé.
 

De 2016 à 2021, Anne-Madeleine Goulet, directrice de recherche au CNRS en Arts du spectacle, a conduit le programme PerformArt financé par l’European Research Council, dans le cadre duquel cet ouvrage a été conçu et réalisé.

 

José María Domínguez enseigne à l’Université Complutense de Madrid. Ses recherches concernent les relations musicales entre l’Espagne et l’Italie au XVIIe et au XVIIIe siècle. Il s’intéresse notamment aux biographies des musiciens italiens à l’époque d’Alessandro Scarlatti.

 

Docteure en histoire moderne, Élodie Oriol est membre de l’École française de Rome depuis septembre 2019. Son domaine d’étude, qui porte sur l’Italie du XVIIIe siècle, s’inscrit à la croisée des histoires sociale, culturelle et économique de la musique.


Collection de l'École française de Rome 585
Roma: École française de Rome, 2021
584 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1489-8
Prix: € 35


Version en ligne OpenEdition Books

image site (1) Élisabeth Crouzet-Pavan, Jean-Baptiste Delzant, Clémence Revest (dir.) 

Panthéons de la Renaissance


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


Les listes d’hommes et de femmes illustres ont envahi, sous des formes extrêmement variées, la production littéraire et iconographique de l’Europe des XIVe-XVIIe siècles. Par-delà le constat de la fortune du genre et l’inventaire de ses avatars, cet ouvrage s’intéresse à la façon dont cette spectaculaire efflorescence de collections de noms, de biographies et d’images traduit un rapport spécifique à l’histoire et à la grandeur de l’humanité, qui caractérise l’imaginaire de la Renaissance. Les assemblées héroïques ainsi constituées, réarrangées, continuées jusqu’à l’âge présent, révèlent les évolutions des modèles de l’exemplarité individuelle et des pratiques commémoratives, fondées notamment sur l’instrumentalisation généalogique du passé et la mise en scène glorieuse de l’actualité.
De Boccace à Montaigne et Charles Perrault, de l’Italie des seigneurs-condottières à l’Empire des Habsbourg, des humanistes dalmates aux ligueurs français, ce livre fait émerger certains des principaux motifs et vecteurs d’une vogue des grands hommes qui a prospéré à l’âge de l’humanisme et de l’imprimé, les stratégies politiques et identitaires qu’elle recelait, mais aussi son érosion progressive, au profit d’autres idéaux et au service d’autres enjeux.
 
Élisabeth Crouzet-Pavan est professeur d’histoire du Moyen Âge à Sorbonne Université. Elle est spécialiste de l’Italie des derniers siècles du Moyen Âge et de la première Renaissance.
 
Ancien membre de l’École française de Rome, Jean-Baptiste Delzant est maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’université d’Aix-Marseille. Il est spécialiste de l’Italie urbaine de la fin du Moyen Âge.
 
Ancienne membre de l’École française de Rome, Clémence Revest est aujourd’hui chargée de recherche au CNRS (Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université). Elle est spécialiste de l’histoire de l’humanisme.
 


Collection de l'École française de Rome 591
Roma: École française de Rome, 2021
16 x 24 cm – 350 p.
ISBN:  978-2-7283-1507-9
Prix: € 29

Oriol (CEFR)_br Elodie Oriol

Vivre de la musique à Rome au XVIIIe siècle


Table des matières
Introduction


Consacré à l’étude des métiers de la musique à Rome au XVIIIe siècle, l’ouvrage s’inscrit dans une perspective d’histoire sociale. Il offre au lecteur un panorama des lieux et des institutions liés à la pratique de la musique, des chapelles aux théâtres en passant par les palais aristocratiques et les places publiques. À l’appui d’une documentation diversifiée, l’auteure met en lumière les spécificités structurelles de la vie musicale romaine et les ressorts de son attractivité. Nourrie des acquis récents de l’histoire du travail et de l’histoire des pratiques culturelles, l’approche associe des analyses quantitatives et des reconstitutions de parcours individuels afin de comprendre comment les cadres institutionnels et sociaux de la pratique musicale ont conditionné les carrières des musiciens et des musiciennes. L’étude des rivalités et des fortes disparités économiques, sociales et symboliques observées dans ce milieu professionnel apporte une contribution à la connaissance des transformations sociales et artistiques du XVIIIe siècle. En variant les échelles d’observation, les évolutions qui ont marqué cette période sont éclairées, tant du point de vue des productions culturelles et de leur consommation que des pratiques artistiques et des positionnements sociaux.

 

Élodie Oriol est docteure en histoire moderne et membre de l’École française de Rome depuis septembre 2019. Ses recherches sur l’Italie du XVIIIe siècle s’inscrivent à la croisée des études urbaines et d’une histoire à la fois sociale et culturelle, en prenant comme observatoire le monde de la musique et des spectacles.

 


Collection de l'École française de Rome 575
Roma: École française de Rome
578 p. ill. coul.
ISBN:  978-2-7283-1451-5
Prix: € 35


Version en ligne TORROSSA Version en ligne OpenEdition Books

autocéphalies Marie-Hélène Blanchet , et alii (dir.) 

Autocéphalies. L’exercice de l’indépendance dans les Églises slaves orientales


Table des matières
Introduction
Résumés des articles


L’histoire des Églises autocéphales – gouvernées de manière indépendante sans autorité ecclésiastique supérieure, mais sans renoncer à la communion interecclésiale – est généralement exposée dans les termes de la controverse et construite à l’aune des revendications politico-identitaires contemporaines. En ce sens, elle est fidèle à son creuset moderne : les nationalismes balkaniques du xixe siècle, qui présentaient le statut des Églises locales des nouveaux États comme la simple continuation des Églises autocéphales médiévales. Pour dépasser ce récit des origines, avec ses pièges sémantiques, et aborder le sujet de manière critique, ce livre reprend à nouveaux frais le dossier sur la longue durée, seule à même de montrer les franches ruptures entre les pratiques anciennes et la théorie récente. Au sein d’une géographie cohérente, du ixe au xxie siècle, celle du monde slave depuis la Russie jusqu’aux Balkans, ce volume historicise les contextes dans lesquels prennent sens les tentatives d’autocéphalie, d’abord intimement liées aux décisions impériales byzantines et aux défis géopolitiques du moment. Avec les notions de schisme et de frontière, les autocéphalies sont des phénomènes particulièrement révélateurs des dynamiques d’une communauté qui prend conscience d’elle-même et qui veut accéder au gouvernement de soi.

 

Marie-Hélène Blanchet est directrice de recherche au CNRS (Laboratoire Orient et Méditerranée – UMR 8167). Elle étudie les transformations de l’orthodoxie byzantine à la fin du Moyen Âge et les relations entre l’Empire byzantin, l’Occident latin et le monde slave aux XIVe-XVe siècles.

 

Frédéric Gabriel est directeur de recherche au CNRS (IHRIM, ENS de Lyon – Université de Lyon). Il travaille sur la discursivité théologique, notamment dans son rapport à la pensée de l’institution (l’ecclésiologie et son historiographie).

 

Laurent Tatarenko, ancien membre de l’EFR, est chargé de recherche au CNRS (Institut d’histoire moderne et contemporaine – UMR 8066). Ses travaux portent sur les régulations sociales et les cultures institutionnelles des populations uniates et orthodoxes dans l’Europe moderne.

 

 


Collection de l'École française de Rome 572
Roma: École française de Rome, 2021
673 p. - ill. coul.
ISBN:  978-2-7283-1453-9
Prix: € 45


Version en ligne TORROSSA Version en ligne journals.openedition.org

BEFAR_390-Couverture-Jesné-FB-bassa Fabrice Jesné

La face cachée de l’empire. L’Italie et les Balkans, 1861-1915


Table des matières
Introduction


Ce livre étudie la fabrique d’une politique étrangère, celle de l’Italie dans cet étranger proche qu’est pour elle la péninsule balkanique. L’Europe du sud-est est en effet, à la fin du XIXe siècle, le principal théâtre d’une « question nationale » à laquelle l’Italie doit son existence. C’est l’entrelacs de la Realpolitik, de la cause des peuples, mais aussi des intérêts matériels des individus et des groupes impliqués dans l’expansionnisme qu’examine cet ouvrage. Le livre brosse successivement les traits fondamentaux de cette politique : d'abord l'invention d'une légitimité à guider les peuples balkaniques vers la rédemption nationale. Ensuite le choc de la réalité, celle d'une puissance faible qui doit se réfugier dans un soft-power libéral et humanitaire. Il situe ensuite les questions balkaniques par rapport au débat politique en Italie même : entre question d’Orient, irrédentisme et colonialisme. S’intéressant aux acteurs de cette politique balkanique (savants, militants, consuls et affairistes), il apporte des éléments factuels et interprétatifs neufs sur l'impérialisme en pleine grandeur qui dessine, entre 1912 et 1915, un embryon d'empire italien en Méditerranée.

 

Fabrice Jesné est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Nantes et directeur des études à l’EFR. Ses travaux portent sur la politique balkanique de l’Italie libérale ainsi que sur l’histoire de l’institution consulaire en France et en Italie.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 394
Roma: École française de Rome, 2021
603 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1449-2
Prix: € 40


Version en ligne TORROSSA Version en ligne OpenEdition Books