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Novità editoriali

Antichità Medioevo Epoca moderna e contemporanea Tutte le novità In corso di stampa


Pierre-Marie Delpu

Un autre Risorgimento. La formation du monde libéral dans le royaume des Deux-Siciles (1815-1856)


Indice
Introduzione


Entre l’effondrement de l’Empire napoléonien en 1815 et le milieu des années 1850, où la « question napolitaine » devient une affaire diplomatique internationale, la partie continentale du royaume des Deux-Siciles voit s’affirmer un scénario de politisation cohérent qui associe la revendication des libertés politiques à l’opposition à la monarchie bourbonienne. À partir de la documentation administrative bourbonienne, des écrits personnels des libéraux et de leurs productions politiques, on se propose d’étudier ce mouvement politique par ses acteurs. Il a pris la forme d’une société civile d’opposition réticulée et disparate, davantage anti-absolutiste qu’elle n’est idéolo-giquement libérale. À travers les circuits locaux, nationaux et transnationaux de la politisation libérale dans le Mezzogiorno pré-unitaire, c’est la singularité du Risorgimento méridional qu’on voudrait mettre en évidence, entre adhésions et résistances à la construction nationale italienne et réappro-priations de cette dernière.

 

 

Pierre-Marie Delpu, ancien élève de l’École Normale Supérieure LSH (Lyon), agrégé et docteur en histoire, enseigne l’histoire contemporaine à Aix-Marseille Université. Ses travaux actuels portent sur les cultes des martyrs révolutionnaires dans l’Europe méditerranéenne au XIXe siècle.


Collection de l'École française de Rome 556
Rome: École française de Rome, 2019
520 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1384-6
Prezzo: € 29
Stato: Prossima pubblicazione

Pascal Montlahuc

Le pouvoir des bons mots. « Faire rire » et politique à Rome du milieu du IIIe siècle a.C. à l’avènement des Antonins


 Ce livre reconstitue les mécanismes humoristiques de la vie politique romaine, entre la seconde moitié du IIIe s. a.C. et la fin du principat de Domitien, dans le but de montrer les adaptations du risum mouere face aux changements politiques et sociaux intervenus durant cette période. Il s’agit de dépasser une lecture centrée sur le rire de l’homo urbanus et du bon orateur, proposée par Cicéron et Quintilien, pour lui préférer une lecture historicisée et combinatoire qui considère les orateurs, les traits d’esprit, les auditoires et les causes politiques comme un tout à l’agencement variable de ce que les Modernes nomment l’« humour politique ». Scrutant les divers contextes politiques de cet humour (les procès, le Sénat, les contiones, le Forum, la campagne militaire ou la rue), cette recherche souligne le passage, selon des rythmes syncopés résultant d’un repli de la causticité aristocratique face à César mais qui perdure à l’époque triumvirale, d’un « faire rire » frontal articulé autour du succès oratoire vers un humour fondé sur l’anonymat des correspondances, des graffitis ou des chants du triomphe. La dernière partie de l’ouvrage, centrée sur le premier siècle du Principat, part de l’opposition établie par des sources souvent pro-sénatoriales entre les « bons princes » et les « tyrans » afin de montrer que, ne se limitant pas à refuser ou à accepter le rire politique selon son degré de dangerosité directe pour leur autorité politique, les princes utilisèrent le rire à leur profit, entretenant par là une « inaccessible accessibilité » au fondement d’une forme de charisme singulière qui permit l’aboutissement de la « Révolution romaine ».
  
 
Pascal Montlahuc, agrégé d’Histoire et docteur en histoire romaine de l’université Sorbonne Paris Cité/Paris Diderot, est membre de l’École française de Rome.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 382
Roma: École française de Rome, 2019

ISBN: 
Prezzo: € 
Stato: Prossima pubblicazione

Marie-Adeline Le Guennec

Aubergistes et clients. L’accueil mercantile dans l’Occident romain (IIIe s. av. J.-C.-IVe s. apr. J.-C.)


 Cette étude porte sur le secteur commercial qui, dans l’Antiquité romaine, fournissait contre paiement un accueil provisoire consistant en un hébergement et/ou des prestations de restauration et de débit de boissons. Ce secteur, qualifié ici d’accueil mercantile, était associé par les Romains à la figure professionnelle du caupo, désignation latine par excellence de l’aubergiste. L’enquête, centrée sur l’Occident, se donne pour but d’éclairer l’évolution de l’activité des caupones entre période médio-républicaine et début de l’Antiquité tardive. Dans un contexte de forte expansion de l’imperium Romanum, l’accueil mercantile jouait un rôle essentiel dans la gestion des mobilités humaines à caractère économique, et ce en dépit de la déconsidération dont cette activité faisait l’objet, notamment par comparaison avec l’hospitium, l’hospitalité gratuite.
Le premier chapitre de ce livre vise, à partir d’une approche croisée des textes et des vestiges, à cerner le cœur de métier des caupones. Sont ensuite étudiés les comportements économiques et commerciaux de ces professionnels de l’accueil et l’encadrement juridique auquel leurs activités étaient soumises. Enfin, les troisième et quatrième chapitres proposent d’analyser les identités respectives des caupones et de leurs clients, de discuter des représentations, voire des stéréotypes, dont ils faisaient l’objet, pour enfin se pencher sur les sociabilités qui prenaient naissance dans les auberges de l’Occident romain.
  
 
Marie-Adeline Le Guennec, ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégée de Lettres classiques, est docteur en Histoire d’Aix-Marseille Université. Elle est actuellement membre de l’École française de Rome.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 381
Roma: École française de Rome, 2019
env. 600 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1342-6
Prezzo: € 
Stato: Prossima pubblicazione