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Antiquity Middle Ages Modern and contemporary age All the news Forthcoming


Copertina Parent Sylvain Parent

Le pape et les rebelles : trois procès pour rébellion et hérésie au temps de Jean XXII (Marche d’Ancône, Romagne, Lombardie)


Dans les années 1320, dans un contexte de grande effervescence politique dans la péninsule italienne, le pape Jean XXII (1316-1334) lance une offensive judiciaire sans précédent contre ceux qu’il considère comme des rebelles et des ennemis de l’Église. Ces attaques touchent en premier lieu les membres de lignages puissants, prestigieux et en pleine ascension qui, en Italie du nord comme dans les territoires sous domination pontificale, tentent d’établir des seigneuries héréditaires et soutiennent ouvertement l’Empire (Visconti, Montefeltro, Este, Della Scala, etc.). Face à l’impossibilité de ramener ces opposants dans le droit chemin par la diplomatie et par les armes, la papauté finit par confier leur poursuite à l’Inquisition, déplaçant ainsi le combat sur le terrain de la foi. 
Cet ouvrage regroupe trois de ces procès emblématiques du pontificat de Jean XXII, conservés au Vatican dans les très riches fonds des Archives secrètes et de la Bibliothèque apostolique. Le premier implique plusieurs rebelles de la cité de Recanati, dans la Marche d’Ancône, poursuivis notamment pour idolâtrie ; le deuxième vise deux membres éminents de la famille des Este, les marquis Rinaldo et Obizzo, qui imposent leur domination sur Ferrare, en Romagne ; le troisième enfin est intenté contre la puissante famille milanaise des Visconti et leurs très nombreux soutiens et partisans en Italie du nord. Toutes ces affaires offrent un témoignage de premier plan sur l’activité de l’Inquisition dans l’Italie du premier Trecento et permettent, chacune à leur manière, d’interroger les liens qui se tissent alors, par l’intermédiaire du procès, entre rébellion et hérésie. 
  
Sylvain Parent, ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon et ancien membre de l’École française de Rome, est maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’École normale supérieure de Lyon et chercheur au Ciham (Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, UMR 5648).
 
 
 


Sources et documents
Rome: École française de Rome, 2019
env. 700 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1370-9
Price: € 65

Jean-Louis Gaulin, Giacomo Todeschini (ed.) 

Male ablata. La restitution des biens mal acquis, XIIe-XVe siècle


Contents
Introduction
Abstracts


Dans l’Occident médiéval, à partir du XIIe siècle, la question des biens mal acquis rencontre celle de la restitution, cet acte par lequel le bon chrétien s’engage à rendre les richesses acquises illicitement pour être en accord avec l’enseignement de l’Église et avec sa conscience. Les male ablata ont souvent pour origine – mais non exclusivement – des relations de crédit abusives, usuraires, que la restitution permet précisément de réparer en indemnisant, directement ou indirectement, les débiteurs lésés.
Du XIIe au XVe siècle, des sources variées documentent ce mouvement de restitutio male ablatorum, depuis les dispositions pontificales, les questions théologiques et les commentaires des canonistes jusqu’aux testaments et donations inter vivos, en passant par des promesses de restitution ou des actes judiciaires. Pour interroger cette documentation, il importe avant tout de se dégager d’un a priori historiographique très répandu qui en réduit la portée à une simple moralisation hypocrite, pour satisfaire l’Église, des pratiques économiques des marchands médiévaux. Les textes réunis dans ce volume s’appuient sur des dossiers documentaires inédits et apportent une première réponse aux questions historiques posées par la restitution des biens mal acquis : quels en furent les acteurs, les bénéficiaires et les intermédiaires, quelles en furent les modalités, la chronologie et la place dans les sociétés médiévales ?
 
Jean-Louis Gaulin est professeur d’histoire médiévale à l’université Lumière Lyon 2. Il dirige le CIHAM-UMR 5648, Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (Lyon – Avignon).

Giacomo Todeschini (Milan 1950) a été professeur d’histoire médiévale à l’université de Trieste. Ses études se sont concentrées sur le développement des théories, des lexiques et des langages économiques médiévaux et modernes. Parmi ses publications récentes :
Les marchands et le temple, Albin Michel, Paris, 2017 ; Gli ebrei nell’Italia medievale, Carocci, Rome, 2018.
 


Collection de l'École française de Rome 547
Roma: École française de Rome, 2019
274 p.
ISBN:  978-2-7283-1306-8
Price: € 33

Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge 131-1 (2019)


Contents



Mélanges de l'École française de Rome 131-1 (2019)
260 p., ill. coul. et n/b
ISBN:  978-2-7283-1396-9
ISSN:  1123-9883
Price: € 50

CEF_554_1re-de-couv Irene Bueno, Camille Rouxpetel (ed.) 

Les récits historiques entre Orient et Occident (XIe-XVe siècle)


Contents
Introduction
Abstracts


Espace privilégié d’échanges et de circulation, la Méditerranée médiévale est un théâtre de rencontres entre chrétiens d’Orient et d’Occident. Celles-ci constituent un moyen de transmission des savoirs et des connaissances, elles contribuent à façonner de nouvelles représentations tant sur le plan de l’histoire que sur le plan des espaces ou de l’ecclésiologie. Les conditions de production de textes historiques, leur circulation, leurs usages et l’autorité qui leur est conférée permettent alors d’examiner comment Latins, Grecs et Orientaux tiennent compte de l’altérité interne ou externe à la chrétienté dans sa définition même. La quête des origines, le plus souvent destinée à fonder une autorité, peut ainsi être mise au service tantôt d’une réflexion critique sur la situation présente, tantôt d’une stratégie de légitimation d’une entreprise à venir.
Centré sur l’Occident et les Orients chrétiens, de Constantinople à l’Éthiopie en passant par l’Arménie, cet ouvrage n’en porte pas moins sur une aire régionale méditerranéenne où, à l’exception de sa partie nord-occidentale, les pouvoirs islamiques gagnent en importance au détriment des pouvoirs chrétiens. Entre Occident et Orients chrétiens, ilkhanides et islamiques, porosité, emprunts ou, à l’inverse, revendications identitaires de communautés qui, loin de vivre isolées les unes des autres, sont en interaction constante, constituent une variable supplémentaire de la définition d’une écriture de l’histoire. Ce livre offre une réflexion transversale autour de la production et de la transmission des récits historiques dans l’espace méditerranéen et proche-oriental au Moyen Âge. Ces récits sont autant de symptômes de l’intégration constante qu’opèrent des sociétés interconnectées et ouvertes à de nouveaux espaces comme à l’introduction de nouvelles idées.
 
 
Irene Bueno est chercheur en histoire médiévale à l’université de Bologne. Ses recherches portent sur l’histoire des hérésies et de l’inquisition et sur les interactions entre la papauté et l’Orient chrétien et non chrétien à la fin du Moyen Âge. Elle est notamment l’auteur de Defining heresy. Inquisition, theology and papal policy at the time of Jacques Fournier (2015).

Camille Rouxpetel est Florence Gould Fellow à la Villa I Tatti et ancien membre de l’École française de Rome. Ses travaux portent sur les relations interculturelles entre les Églises et les communautés chrétiennes d’Occident et du Proche-Orient entre les XIIe et XVe siècles. Elle a notamment publié L’Occident au miroir de l’Orient chrétien. Cilicie, Syrie, Palestine, Égypte (XIIe-XIVe siècle), 2015 (BEFAR, 369).
 
 


Collection de l'École française de Rome 554
Roma: École française de Rome, 2019
384 p.
ISBN:  978-2-7283-1362-4
Price: € 41

Giulia Puma

Les Nativités italiennes (1250-1450). Une histoire d’adoration


Contents
Introduction


Cet ouvrage, situé à la croisée de l’histoire des images et de l’histoire religieuse, est fondé sur la constitution d’une série longue, allant de 1250 à 1450, et couvrant les régions centrales de la péninsule italienne, des scènes peintes, à fresque et sur retable, représentant la Nativité du Christ. La série est traitée aussi bien pour les possibilités quantitatives qu’elle offre que pour les études de cas ou de groupes d’images qu’elle permet d’identifier. La thèse de l’ouvrage est que le principal moteur de transformation de l’iconographie de cette scène théophanique, centrale dans la christologie médiévale, réside dans le motif de l’adoration, la représentation d’une ou plusieurs figures agenouillées, priant et adorant l’Enfant nouveau-né. L’apparition et le développement de ce motif sont ancrés dans un contexte large qui permet d’appréhender les évolutions spirituelles, esthétiques et sociales du rapport aux images. L’apport de l’ouvrage est double, d’une part il constitue la première histoire iconographique de la Nativité du Christ rigoureusement fondée sur les apports épistémologiques les plus récents dans le champ des études visuelles, d’autre part, le motif du ou des adorateurs dans la composition picturale constitue un observatoire privilégié du rôle actif des images dans la culture et les pratiques dévotionnelles à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance. Analysées comme rouages, mais également comme miroirs de telles pratiques, ces images s’avèrent des sources visuelles aussi complexes que riches pour la recherche historique, et cet ouvrage voudrait être une démonstration de leur fort potentiel heuristique.
 
Giulia Puma est maître de conférences en histoire de l’art, histoire des images et culture visuelle du Moyen Âge à l’Université Côte d’Azur (Nice – CEPAM, UMR 7264).
 


Collection de l'École française de Rome 562
Rome: École française de Rome, 2019
412 p., ill. n/b et pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1405-8
Price: € 41

COFFRET-BRIQUEL Dominique Briquel

L’origine des Étrusques, un débat antique


Contents
Introduction


La question des origines a longtemps occupé une place centrale dans les travaux des étruscologues, qui se sont traditionnellement divisés entre partisans de la thèse migratoire et de la thèse autochtoniste. Ce n’est plus le cas de nos jours, depuis que M. Pallottino a montré que la façon dont le problème était posé simplifiait abusivement le processus de la naissance d’un peuple, qu’on ne peut jamais rapporter à une origine unique, mais qui est toujours le résultat de la combinaison d’éléments divers. Mais pourquoi la question a-t-elle eu une telle importance dans l’histoire des études sur les Étrusques ? La réponse doit être cherchée  dans la manière dont elle a été posée dans l’Antiquité :  lorsque Hellanicos, Hérodote, Denys d’Halicarnasse ont avancé des vues déjà divergentes sur les origines de le peuple, faisant d’eux soit des Pélasges arrivés de Thessalie, soit des colons venus de Lydie, soit une population indigène de la péninsule, celles-ci n’avaient rien d’une enquête scientifique, mais traduisaient des prises de position vis-à-vis des Étrusques, relevaient donc de l’idéologie plus que de l’histoire. Le débat antique, que D. Briquel a étudié à travers les trois ouvrages ici réunis, explique le poids que cette problématique a eu chez les Modernes, qui l’ont poursuivi dans les mêmes termes.
Né en 1946 à Nancy, Dominique Briquel, ancien élève de l’École Normale Supérieure et agrégé de grammaire, a été membre de l’École française de Rome de 1971 à 1974. Il a ensuite occupé des postes de professeur de latin à l’université de Bourgogne puis à la Sorbonne, ainsi que, parallèlement, les fonctions de directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études avec une spécialisation en étruscologie. 

 


Classiques de l'École française de Rome
Rome: École française de Rome, 2019
Coffret de 3 volumes
ISBN:  978-2-7283-1398-3
Price: € 40

Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité 130/2 (2018)


Contents



Mélanges de l'École française de Rome 130/2 (2018)
268 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1390-7
ISSN:  0223-5102
Price: € 50

BEFAR383 Cesare Santus

Trasgressioni necessarie : communicatio in sacris, coesistenza e conflitti tra le comunità cristiane orientali (Levante e Impero ottomano, XVII-XVIII secolo)


Contents
Introduction


Communicatio in sacris è l’espressione con cui la Chiesa di Roma ha cercato di definire e disciplinare ogni forma di partecipazione di un cattolico alle celebrazioni liturgiche e ai sacramenti di un culto non cattolico. Tra il XVII e il XVIII secolo, tale fenomeno era particolarmente diffuso nel Mediterraneo orientale e nell’Impero ottomano, in seguito agli sforzi dei missionari europei per la conversione delle comunità cristiane locali. Questo libro analizza le pratiche comprese sotto questa etichetta come punto di partenza per una riflessione più approfondita sul processo di costruzione delle identità confessionali nel Levante di età moderna. Oltre a studiare il dibattito teorico sulla questione, l’attenzione principale è volta a ricostruire i diversi contesti sociali, politici e religiosi che rendevano inevitabile la communicatio. Le relazioni tra latini e greci sono analizzate nel caso dell’arcipelago egeo delle Cicladi e nelle isole Ionie sottomesse alla Repubblica di Venezia. Gli scontri tra i cristiani orientali convertiti al cattolicesimo e quelli rimasti fedeli alla propria Chiesa d’origine sono studiati attraverso la comunità armena di Costantinopoli. L’analisi si fonda su di un ampio ventaglio di fonti, prodotte soprattutto dalla rete consolare francese nel Levante e dalle congregazioni romane di Propaganda Fide e del Sant’Uffizio.
 
Cesare Santus, già membro dell’École française de Rome, è attualmente ricercatore del FNRS all’université Catholique de Louvain. Si interessa soprattutto del controllo dottrinale esercitato dalla Chiesa cattolica sui cristiani orientali.
 
 
 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 383
Roma: École française de Rome, 2019
536 p., ill. n/b et pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1368-6
Price: € 45

Bertrand Jestaz (ed.) 

Documents pour servir à l’histoire de la Renaissance à Venise


Contents
Introduction


L’histoire de l’art se nourrit de documents à condition qu’ils soient édités assez rigoureusement pour fournir des informations fiables. Le présent recueil répond à ce besoin. Il rassemble 745 documents latins ou vénitiens recueillis principalement à l’Archivio di Stato de Venise qui sont soit inédits, soit connus déjà par des éditions défectueuses et ici expurgés de leurs erreurs. Ils s’étendent sur une période qui va pour la plupart du milieu du XVe à la fin du XVIe siècle. Ils concernent d’abord l’architecture de Venise, dont la construction de monuments insignes comme l’église S. Giorgio Maggiore (plus de 45) ou la Scuola S. Rocco (près de 80) ; puis les différents acteurs de la vie artistique, artistes, artisans, amateurs, maîtres d’ouvrage, collectionneurs et marchands, ces derniers révélés souvent par des inventaires dont l’édition apporte à l’histoire des collections des matériaux nouveaux et considérables ; enfin l’exercice des différents métiers d’art (peinture, sculpture, orfèvrerie principalement, et aussi l’imprimerie). Un index recensant les lieux, les personnes et les œuvres d’art citées en permet une consultation aisée. Un glossaire vénitien in fine aidera le lecteur non initié.
 
Bertrand Jestaz, archiviste-paléographe, diplômé de l’École du Louvre, ancien membre de l’École française de Rome, a été conservateur au musée du Louvre, puis directeur d’études à l’École pratique des Hautes Études et professeur à l’École des Chartes. Il est spécialiste de l’art de la Renaissance.


Sources et documents 10
Rome: École française de Rome, 2019
622 p.
ISBN:  978-2-7283-1376-1
Price: € 69

Mélanges de l'École française de Rome. Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 130/2 (2018)


Contents


La fabrique transnationale de la « science nationale » en Italie (1839 – fin des années 1920)
Par-delà les confins de la science italienne. Relectures transnationales d’une science nationale, par Marie Bossaert et Antonin Durand
Lieux de savoir : institutions et réseaux
In Europa e ritorno. I congressi degli scienziati italiani tra modelli europei e via nazionale, par Maria Pia Casalena ; «Volgere i progressi della scienza a beneficio della scuola». Il Bollettino di Matematica di Alberto Conti, par Erika Luciano ; Les milieux agronomiques européens et la formation d’un modèle agricole italien au XIXe siècle, par Andrea Maria Locatelli et Paolo Tedeschi ; Adolfo Venturi et la fondation de l’histoire de l’art en Italie au tournant du XIXe siècle. Modèles, possibilités et pratiques d’une discipline en devenir, par Michela Passini
Trajectoires transnationales
Pasquale S. Mancini : du laboratoire juridique national à la Fabrique du droit international (1866-1869). La visite au grand juriste, par Vincent Genin ; L’orientaliste et le mondain. Sociabilités aristocratiques transnationales en Italie (Florence, années 1870), par Marie Bossaert
Penser la nation, construire l’État
Science « pour » l’État ou science « sur » l’État ? Guido Cavaglieri et la défaite de la science administrative en Italie, par Andrea Rapini ; Le diritto processuale civile de l’Italie post-unitaire (1865-années 1920), par Solange Fatal ; Quanto è ricca l’Italia? La costruzione di un sapere nazionale (e transnazionale) tra Otto e Novecento, par Terenzio Maccabelli ; Construire l’histoire de la science italienne en exil. Guillaume Libri et son Histoire des sciences mathématiques en Italie, par Antonin Durand ; An Italian mission at the University of São Paulo. Science and education issues in the diplomatic relationships between Italy and Brazil in the 1930s, par Luciana Vieira Souza da Silva et Rogério Monteiro de Siqueira
 
Varia
A co-authorship network analysis of national and international growth in prehistoric archaeology, Italy (1875-2000). Combining bibliometric and qualitative data in history of science research, par Sébastien Plutniak
Les papiers des consulteurs. Questions missionnaires et procès de décision au Saint-Office, XVIIe-XVIIIe siècles, par Cesare Santus
Da Venezia e Vienna a Roma. Drammi musicali per Lorenza de la Cerda Colonna, par Sara Elisa Stangalino


Mélanges de l'École française de Rome 130/2 (2018)
210 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1392-1
ISSN:  1123-9891
Price: € 50

Bernard Dompnier, Stefania Nanni (ed.) 

La mémoire des saints originels entre XVIe et XVIIIe siècle


Contents
Introduction
Abstracts


Alors que les travaux sur le culte des saints à l’époque moderne ont largement privilégié ces dernières décennies l’étude de la construction des réputations de sainteté et celle des procédures de canonisation, et donc surtout les figures les plus récentes, ce livre propose de s’attacher à la place que tiennent les saints les plus anciens dans la piété et dans la culture des XVIe et XVIIIe siècles. Quelles que soient les sources examinées, il apparaît en effet que la mémoire du catholicisme moderne est largement organisée autour de personnages portés sur les autels depuis de nombreux siècles. Bien plus, on assiste à la même époque à un regain de ferveur pour les saints des origines, qu’illustrent aussi bien la diffusion des reliques des catacombes romaines dans toute la catholicité que l’intérêt renouvelé pour de « vieux » saints locaux, plus ou moins oubliés avec le temps. Le catholicisme tridentin, notamment en réponse aux attaques protestantes, s’édifie donc en donnant une nouvelle actualité à l’ancien sanctoral, non sans opérer évidemment une nouvelle lecture des figures qui le composent, mises en conformité avec les nouveaux idéaux confessionnels.
Mais les enjeux liés à la sainteté originelle dépassent le seul domaine du culte. La réactivation de la mémoire des vieux saints ne saurait ainsi être séparée de stratégies des pouvoirs politiques – des États ou des villes – en quête de renforcement de leurs assises. Plus largement, le corpus de ces figures de sainteté constitue un bien commun, au-delà de la seule institution ecclésiale. La familiarité avec elles est suffisante pour que les diverses formes de productions culturelles (théâtre, littérature, peinture, musique) s’en emparent comme d’un répertoire librement disponible. Le projet qui porte ce livre, fondé sur le croisement d’interrogations conduites sur des documents de divers types, l’inscrit dans le courant actuel d’histoire de la mémoire, c’est-à-dire qu’il accorde une attention particulière, à travers la pluralité des représentations, aux relectures, (ré)appropriations et reconstructions tant des figures singulières que de la cohorte à laquelle ils appartiennent, patrimoine symbolique pour les sociétés des XVIIe et XVIIIe siècles.

Bernard Dompnier, professeur émérite d’histoire à l’université Clermont Auvergne, spécialiste du catholicisme des
XVIIe et XVIIIe siècles, travaille principalement sur l’histoire du culte et des dévotions.

Stefania Nanni, professeur d’histoire moderne à l’université Sapienza de Rome, travaille sur les sentiments religieux et la sacralisation des espaces dans l’Europe moderne.

 
 

 


Collection de l'École française de Rome 545
Rome: École française de Rome, 2019
562 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1300-6
Price: € 40


On line version TORROSSA