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Novità editoriali

Antichità Medioevo Epoca moderna e contemporanea Tutte le novità In corso di stampa


Stéphane Bourdin, Alessandro Pagliara (a cura di) 

Marie-René de La Blanchère, dalle terre pontine all’Africa romana


Theodor Mommsen aveva ventisette anni nel 1844, quando giunse la prima volta in Italia, dando inizio alla straordinaria avventura epigrafica che l’avrebbe condotto a pubblicare le Inscriptiones Regni Neapolitani Latinae (1852) e quindi alla progettazione del Corpus Inscriptionum Latinarum. Marie-René de La Blanchère (Tours, 17 febbraio 1853 – Parigi, 30 maggio 1896) ne aveva ventisei nel ’79, al momento dell’arrivo presso la neonata École française de Rome con l’obiettivo di indagare le antichità della regione pontina : iniziava allora una contrastata (e per certi versi drammatica) vicenda di vita e di ricerca, il cui principale frutto resta il “saggio di storia locale” su Terracine (1884), preceduto e seguito da importanti contributi sul Latium adiectum e l’Africa romana; nel 1885 l’Autore si sarebbe trasferito in Tunisia, dove divenne protagonista della vasta opera di studio e salvaguardia delle antichità locali, culminata nella fondazione del Museo del Bardo.

Questo libro raccoglie gli atti del convegno internazionale «Dalle terre pontine all’Africa romana: Marie René de La Blanchère, archeologo, epigrafista, orientalista» (San Felice Circeo, 3-4 giugno 2016), organizzato dall’École francaise de Rome e dal Comune di San Felice Circeo (LT) in sinergia con la Soprintendenza archeologica del Lazio Meridionale, con “Sapienza” Università di Roma e l’Università della Tuscia di Viterbo. Nel ripercorrere le tappe della carriera scientifica di La Blanchère, il volume – arricchito dalla prima bibliografia sistematica degli scritti dell’Autore – affronta alcuni momenti chiave della politica culturale della Francia di fine Ottocento, sullo sfondo della virtuosa competizione tra le istituzioni archeologiche europee in Italia, soffermandosi in particolare sulle tappe della ‘scoperta’ delle antichità del Lazio meridionale, negli anni in cui si compiva la titanica impresa dei volumi IX e X del CIL (1883).

 

Stéphane Bourdin, già direttore degli studi per l'Antichità all'École française de Rome, è professore ordinario di storia romana all'Université Lumière Lyon 2 e vice-direttore scientifico dell'Istituto per le scienze umane e sociali del CNRS. Le sue ricerche portano sull'organizzazione politica e territoriale e sull'identità dei popoli dell'Italia preromana; dirige attualmente due programmi di ricerca sulle agglomerazioni urbane della Lucania interna (con O. de Cazanove) e sull'allevamento transumante in Italia centrale.

 

Alessandro Pagliara insegna Storia romana presso il Dipartimento di Discipline Umanistiche, Sociali e delle Imprese Culturali dell’Università di Parma. Tra i suoi temi di indagine sono la colonizzazione greca in Occidente, l’etnografia dell’Italia preromana, la storia della Sicilia e del Latium adiectum in epoca romana, la riflessione sulla musica nel mondo antico, i rapporti tra retorica, filosofia e politica in quello tardoantico, il conflitto tra paganesimo e cristianesimo, il riuso della romanità in epoca fascista.

 


Collection de l'École française de Rome 566
Roma: École française de Rome, 2019
211 p., ill. n/b
ISBN:  9782728314140 (papier) ; 9782728314157 (en ligne)
Prezzo: € 21


Versione on line OpenEdition Books

Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge 131-2 (2019)


Indice



Mélanges de l'École française de Rome 131-2 (2019)
346 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1412-6
ISSN:  1123-9883
Prezzo: € 50


Versione on line TORROSSA Versione on line journals.openedition.org

CEF_565_couv Arnaud Fossier, Johann Petitjean, Clémence Revest (a cura di) 

Écritures grises. Les instruments de travail des administrations (XIIe-XVIIe siècle)


Indice
Introduzione


 Ce livre est le fruit d’une enquête collective autour de la genèse de l’administration en Europe, entre construction de l’État « moderne » et « révolution » de l’écrit. Il invite à quitter le devant de la scène politique pour en visiter les coulisses ; à détacher le regard des ors du pouvoir pour s’intéresser à la part grise de l’action administrative, à ses instruments et à ses techniques documentaires.
On trouvera ici une série d’études de cas, encadrées par deux textes qui interrogent les seuils chronologiques de cette histoire de l’administration. Toutes portent sur les pratiques administratives des différents pouvoirs européens entre le XIIe et le XVIIe siècle (communes, seigneuries, évêchés, papauté, royautés, principautés ou Empire). La première partie, intitulée « Règles, formes et modèles d’écriture administrative », aborde la question de la matrice notariale des administrations médiévales, de leur style et de leur langue. La deuxième partie identifie plusieurs « logiques de production documentaire » caractéristiques des administrations du Moyen Âge et de la première modernité : constitution de dossiers, de listes, d’inventaires ou de questionnaires. Dans une troisième et dernière partie, « Circulations et jeux d’échelles », ce sont les territoires de l’action administrative qui sont explorés, et par là même la diffusion de modèles, d’instruments et de pratiques, au niveau local ou régional, comme à l’échelle globale.
À partir d’une nouvelle catégorie d’analyse, les « écritures grises », et d’un large terrain d’observation et de comparaison qui laisse apparaître une Europe méditerranéenne ouverte à d’autres espaces (Saint-Empire, Flandre, Nouveau Monde, Pays-Bas espagnols), ce livre propose une approche inédite du fait administratif.
 
 


Collection de l'École française de Rome 565
Paris-Rome: École française de Rome; École nationale des chartes, 2019
668 p., fig. n/b
ISBN:  978-2-7283-1339-6
Prezzo: € 40

Olivier Delouis, Maria Mossakowska-Gaubert, Annick Peters-Custot (a cura di) 

Les mobilités monastiques en Orient et en Occident de l’Antiquité Tardive au Moyen Âge, IVe-XVe siècle


Indice
Introduzione
Riassunti degli articoli


 
Le présent volume propose d’étudier un trait paradoxal de la vie monastique, celui de la mobilité des moines pourtant astreints par diverses règles et contraintes, depuis les origines, à la clôture et à la stabilitas loci. Durant un long Moyen Âge, allant du IVe au XVe siècle, les mouvements de circulation, d’échanges et d’influences monastiques forment en effet une réalité bien concrète, qui répond à des besoins essentiels de la vie des moines, économiques, administratifs, intellectuels ou religieux. Le phénomène étant pluriel, il convenait ici de le contextualiser et de l’historiciser, pour mieux saisir, dans chaque cas examiné, la tension pouvant naître de la notion même de voyage pour celui qui, par sa vocation, renonce a priori à tout dépaysement hors celui que lui offre son cloître. L’examen de différentes circulations pose alors en creux la question de la mobilité – condamnée, tolérée ou encouragée – comme facteur non pas secondaire mais essentiel dans la définition et la construction du fait monastique en Orient comme en Occident.
Ce volume contient 23 contributions présentées lors de deux rencontres scientifiques tenues à l’École française de Rome en 2014 et à l’université de Vienne en 2016, dans le cadre d’un programme intitulé Les moines autour de la Méditerranée. Contacts, échanges, influences entre Orient et Occident, de l’Antiquité tardive au Moyen Âge (IVe-XVe siècle).
 
 
Olivier Delouis, ancien membre de l’École française d’Athènes, est chargé de recherche au CNRS (UMR 8167 Orient et Méditerranée, Paris). Spécialiste du monachisme byzantin, il dirige la Revue des études byzantines.
Maria Mossakowska-Gaubert, ancien membre à titre étranger de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire, est chercheur à l’université de Copenhague (Saxo Institute, Actions Marie Skłodowska-Curie). Elle mène des recherches sur le monachisme en Égypte byzantine.
Annick Peters-Custot, professeure d’histoire du Moyen Âge à l’université de Nantes, est spécialiste de l’Italie méridionale byzantine, normande et souabe et du monachisme byzantin en Italie.


Collection de l'École française de Rome 558
Rome: École française de Rome, 2019
582 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1388-4
Prezzo: € 49


Versione on line OpenEdition Books

Classiques-couv_Richard Jean Richard

La Papauté et les missions d'Orient au Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles)


Indice
Introduzione


Publié en 1977, réédité en 1998, le livre de Jean Richard est une vaste synthèse sur les missions d’Orient. Promenant le lecteur, à la suite des franciscains et des dominicains, de la Crimée au Cathay et de l’Égypte à la Perse, l’ouvrage montre les efforts considérables effectués par les ordres mendiants, soutenus par la papauté, pour diffuser l’Évangile aussi bien auprès des peuples païens que des chrétientés orientales séparées, dans l’espoir de ramener celles-ci à l’obédience de Rome. Jean Richard insiste sur la direction pontificale de la mission. À partir du pontificat de Grégoire IX, une doctrine missionnaire se précise, et les papes successifs la font appliquer par ces serviteurs zélés de l’Église. Mais il s’interroge également sur la fin des missions médiévales, leurs succès, en particulier l’élargissement de la connaissance du monde, mais aussi leurs échecs, dus à la résistance du bouddhisme et de l’islam, à la fragilité des institutions provinciales et au petit nombre des moissonneurs, surtout après la Grande Peste de 1348.
 
Jean Richard, ancien élève de l’École des Chartes, ancien membre de l’École française de Rome, est médiéviste, professeur émérite de l’université de Dijon, membre de l’Institut et auteur de nombreux livres dont l’Histoire des croisades, Paris, Fayard, 1996.
 
Préface à la nouvelle édition de Michel Balard. 
 
 


Classiques de l'École française de Rome
Roma: École française de Rome, 2019
331 p.
ISBN:  978-2-7283-1409-6
Prezzo: € 20

BEFAR_382_Couv-1re Pascal Montlahuc

Le pouvoir des bons mots. « Faire rire » et politique à Rome du milieu du IIIe siècle a.C. à l’avènement des Antonins


Indice
Introduzione


Ce livre reconstitue les mécanismes humoristiques de la vie politique romaine, entre la seconde moitié du IIIe s. a.C. et la fin du principat de Domitien, dans le but de montrer les adaptations du risum mouere face aux changements politiques et sociaux intervenus durant cette période. Il s’agit de dépasser une lecture centrée sur le rire de l’homo urbanus et du bon orateur, proposée par Cicéron et Quintilien, pour lui préférer une lecture historicisée et combinatoire qui considère les orateurs, les traits d’esprit, les auditoires et les causes politiques comme un tout à l’agencement variable de ce que les Modernes nomment l’« humour politique ». Scrutant les divers contextes politiques de cet humour, cette recherche souligne le passage, selon des rythmes syncopés résultant d’un repli de la causticité aristocratique face à César mais qui perdure à l’époque triumvirale, d’un « faire rire » frontal articulé autour du succès oratoire vers un humour fondé sur l’anonymat des correspondances, des graffitis ou des chants du triomphe. La dernière partie de l’ouvrage, centrée sur le Ier s. p.C., part de l’opposition établie par les sources entre les « bons princes » et les « tyrans » afin de montrer que, ne se limitant pas à refuser ou à accepter le rire politique selon son degré de dangerosité directe pour leur autorité, les princes l’utilisèrent à leur profit, entretenant une « inaccessible accessibilité » au fondement d’un charisme singulier qui permit l’aboutissement de la « Révolution romaine ».
 
Pascal Montlahuc, ancien membre de l’École française de Rome, est maître de conférences en histoire ancienne à l’université Paris Diderot (Paris 7) – Université de Paris. 
 
 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 382
Roma: École française de Rome, 2019
500 p.
ISBN:  978-2-7283-1366-2
Prezzo: € 37

Marie-Adeline Le Guennec

Aubergistes et clients. L’accueil mercantile dans l’Occident romain (IIIe s. av. J.-C.-IVe s. apr. J.-C.)


Indice
Introduzione


Cet ouvrage est consacré à la figure professionnelle du caupo, qui, dans l’Antiquité romaine, fournissait contre paiement le gîte et le couvert aux voyageurs de passage. L’étude, centrée sur l’Occident, met en lumière l’évolution de l’activité de ces aubergistes romains entre la période médio-républicaine et le début de l’Antiquité tardive, à partir d’une approche croisée des textes et des vestiges. Avec l’expansion de l’imperium Romanum et l’essor des mobilités qui l’accompagne, le rôle des aubergistes, bien que déconsidéré, s’avère toujours plus crucial pour garantir la fluidité des déplacements des hommes et des marchandises au quotidien.
L’enquête propose d’analyser les comportements économiques et commerciaux des caupones, ainsi que l’encadrement juridique particulièrement sévère auquel leur activité était soumise. Elle se penche sur les identités des professionnels de l’accueil et de leurs clients et discute des représentations, parfois stéréotypées, dont ils faisaient l’objet. Cet ouvrage s’intéresse enfin aux sociabilités qui prenaient naissance dans les auberges de l’Occident romain, des mégapoles de l’empire aux routes les plus reculées. 
  
 
Marie-Adeline Le Guennec, ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégée de Lettres classiques, est docteur en Histoire d’Aix-Marseille Université. Ses recherches portent sur les mobilités et les pratiques d'accueil dans l'Occident romain antique (République – Antiquité tardive). 
 
 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 381
Roma: École française de Rome, 2019
620 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1342-6
Prezzo: € 49

PERRIN-Guerre-du-desert Nicola Labanca, et alii (a cura di) 

La Guerre du désert, 1940-1943


La guerre menée dans le désert du printemps 1940 à l’été 1943, de la Libye à l’Égypte, du Maroc à l’Algérie et à la Tunisie, a longtemps été réduite à l’affrontement entre Rommel et Montgomery, à la geste française de Bir Hakeim et au débarquement allié de novembre 1942. Comme si, en somme, la victoire des Alliés s’était surtout jouée ailleurs, dans les neiges de Stalingrad et le bocage de Normandie. Pour la première fois, les meilleurs spécialistes internationaux, réunis par Olivier Wieviorka, se penchent sur ce théâtre d’opérations pour le réinsérer dans les vastes horizons de la Seconde Guerre mondiale et étudier tout ce qui fait sa spécificité. Envisageant la guerre du désert dans sa pluralité, ils abordent des terres jusqu’alors inconnues – qu’il s’agisse de la logistique, de la composition plurinationale des troupes engagées ou des rapports complexes unissant colonisateurs et colonisés – et n’hésitent pas à briser quelques légendes, dont celle de la prétendue « guerre sans haine » menée notamment par le chevaleresque « Renard du désert ».
Cette guerre du désert, ou « guerre des sables », retrouve ainsi la place qui lui revient dans l’historiographie et dans la mémoire de la Seconde Guerre mondiale : assurément l’une des toutes premières.
 
En vente sur le site de l'éditeur Perrin (Paris)


Hors collection
Roma-Paris: École française de Rome - Perrin - Ministère des Armées
352 p.
ISBN:  9782262065409
Prezzo: € 23

CEF 561 Enrica Asquer, et alii (a cura di) 

Vingt-cinq ans après. Les femmes au rendez-vous de l’histoire


Indice
Introduzione
Riassunti degli articoli


En mai 2016, un colloque international était l’occasion de célébrer, à l’École française de Rome, le XXVe anniversaire de la parution de L’Histoire des femmes en Occident et du XXanniversaire de la publication de la Storia delle donne in Italia, deux entreprises collectives dont l’éditeur italien Laterza avait été à l’origine. Le livre collectif issu de cette rencontre revient sur la genèse de ces ouvrages pionniers, leur réception et la solidité des acquis historiographiques dont ils sont le fruit en donnant tout d’abord la parole à Michelle Perrot et à quelques-unes des éditrices d’alors ; il s’efforce ensuite de rendre compte de l’extraordinaire évolution d’un champ d’études qui s’est enrichi en suivant les parcours déjà balisés par ces œuvres majeures, mais également en empruntant des directions plus inattendues. Plus de vingt éminent-e-s spécialistes font ainsi le point sur les thématiques les plus significatives qui, de nos jours, sont au cœur des questionnements de l’histoire des femmes et du genre, inscrite désormais dans une dimension globale : circulations, migrations et métissages, lois et droits, identités personnelles, familles et masculinités, économies et cultures matérielles.
 
 
Enrica Asquer est professeure à contrat d’histoire contemporaine à l’Università degli Studi di Padova et d’histoire des femmes et du genre à l’Università degli Studi di Trieste.
Anna Bellavitis, membre senior de l’Institut Universitaire de France, est professeure d’histoire moderne et directrice du GRHis EA 3831 à l’université de Rouen Normandie.
Giulia Calvi a été professeure d'histoire moderne à l’Università degli Studi di Siena et professeure d’histoire du genre à l’Institut universitaire européen de Florence.
Isabelle Chabot est maîtresse de conférences d’histoire médiévale et d’histoire du bas moyen âge à l’Università degli Studi di Padova.
Maria Cristina La Rocca est professeure d’histoire médiévale et d’histoire du haut moyen âge à l’Università degli Studi di Padova et responsable du Doctorat inter-athénées en études historiques, géographiques et anthropologiques.
Manuela Martini est professeure d'histoire contemporaine à l’université Lumière Lyon 2 et chercheuse au LARHRA-UMR 5190.
 


Collection de l'École française de Rome 561
Rome: École française de Rome, 2019
498 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1378-5
Prezzo: € 45

Copertina Parent Sylvain Parent

Le pape et les rebelles : trois procès pour rébellion et hérésie au temps de Jean XXII (Marche d’Ancône, Romagne, Lombardie)


Indice
Introduzione


Dans les années 1320, dans un contexte de grande effervescence politique dans la péninsule italienne, le pape Jean XXII (1316-1334) lance une offensive judiciaire sans précédent contre ceux qu’il considère comme des rebelles et des ennemis de l’Église. Ces attaques touchent en premier lieu les membres de lignages puissants, prestigieux et en pleine ascension qui, en Italie du nord comme dans les territoires sous domination pontificale, tentent d’établir des seigneuries héréditaires et soutiennent ouvertement l’Empire (Visconti, Montefeltro, Este, Della Scala, etc.). Face à l’impossibilité de ramener ces opposants dans le droit chemin par la diplomatie et par les armes, la papauté finit par confier leur poursuite à l’Inquisition, déplaçant ainsi le combat sur le terrain de la foi. 
Cet ouvrage regroupe trois de ces procès emblématiques du pontificat de Jean XXII, conservés au Vatican dans les très riches fonds des Archives secrètes et de la Bibliothèque apostolique. Le premier implique plusieurs rebelles de la cité de Recanati, dans la Marche d’Ancône, poursuivis notamment pour idolâtrie ; le deuxième vise deux membres éminents de la famille des Este, les marquis Rinaldo et Obizzo, qui imposent leur domination sur Ferrare, en Romagne ; le troisième enfin est intenté contre la puissante famille milanaise des Visconti et leurs très nombreux soutiens et partisans en Italie du nord. Toutes ces affaires offrent un témoignage de premier plan sur l’activité de l’Inquisition dans l’Italie du premier Trecento et permettent, chacune à leur manière, d’interroger les liens qui se tissent alors, par l’intermédiaire du procès, entre rébellion et hérésie. 
  
Sylvain Parent, ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon et ancien membre de l’École française de Rome, est maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’École normale supérieure de Lyon et chercheur au Ciham (Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, UMR 5648).
 
 
 


Sources et documents
Rome: École française de Rome, 2019
env. 700 p., ill. n/b
ISBN:  978-2-7283-1370-9
Prezzo: € 65


Versione on line TORROSSA

Jean-Louis Gaulin, Giacomo Todeschini (a cura di) 

Male ablata. La restitution des biens mal acquis, XIIe-XVe siècle


Indice
Introduzione
Riassunti degli articoli


Dans l’Occident médiéval, à partir du XIIe siècle, la question des biens mal acquis rencontre celle de la restitution, cet acte par lequel le bon chrétien s’engage à rendre les richesses acquises illicitement pour être en accord avec l’enseignement de l’Église et avec sa conscience. Les male ablata ont souvent pour origine – mais non exclusivement – des relations de crédit abusives, usuraires, que la restitution permet précisément de réparer en indemnisant, directement ou indirectement, les débiteurs lésés.
Du XIIe au XVe siècle, des sources variées documentent ce mouvement de restitutio male ablatorum, depuis les dispositions pontificales, les questions théologiques et les commentaires des canonistes jusqu’aux testaments et donations inter vivos, en passant par des promesses de restitution ou des actes judiciaires. Pour interroger cette documentation, il importe avant tout de se dégager d’un a priori historiographique très répandu qui en réduit la portée à une simple moralisation hypocrite, pour satisfaire l’Église, des pratiques économiques des marchands médiévaux. Les textes réunis dans ce volume s’appuient sur des dossiers documentaires inédits et apportent une première réponse aux questions historiques posées par la restitution des biens mal acquis : quels en furent les acteurs, les bénéficiaires et les intermédiaires, quelles en furent les modalités, la chronologie et la place dans les sociétés médiévales ?
 
Jean-Louis Gaulin est professeur d’histoire médiévale à l’université Lumière Lyon 2. Il dirige le CIHAM-UMR 5648, Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (Lyon – Avignon).

Giacomo Todeschini (Milan 1950) a été professeur d’histoire médiévale à l’université de Trieste. Ses études se sont concentrées sur le développement des théories, des lexiques et des langages économiques médiévaux et modernes. Parmi ses publications récentes :
Les marchands et le temple, Albin Michel, Paris, 2017 ; Gli ebrei nell’Italia medievale, Carocci, Rome, 2018.
 
 
 


Collection de l'École française de Rome 547
Roma: École française de Rome, 2019
274 p.
ISBN:  978-2-7283-1306-8
Prezzo: € 33

Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge 131-1 (2019)


Indice



Mélanges de l'École française de Rome 131-1 (2019)
260 p., ill. coul. et n/b
ISBN:  978-2-7283-1396-9
ISSN:  1123-9883
Prezzo: € 50


Versione on line TORROSSA Versione on line journals.openedition.org

CEF_554_1re-de-couv Irene Bueno, Camille Rouxpetel (a cura di) 

Les récits historiques entre Orient et Occident (XIe-XVe siècle)


Indice
Introduzione
Riassunti degli articoli


Espace privilégié d’échanges et de circulation, la Méditerranée médiévale est un théâtre de rencontres entre chrétiens d’Orient et d’Occident. Celles-ci constituent un moyen de transmission des savoirs et des connaissances, elles contribuent à façonner de nouvelles représentations tant sur le plan de l’histoire que sur le plan des espaces ou de l’ecclésiologie. Les conditions de production de textes historiques, leur circulation, leurs usages et l’autorité qui leur est conférée permettent alors d’examiner comment Latins, Grecs et Orientaux tiennent compte de l’altérité interne ou externe à la chrétienté dans sa définition même. La quête des origines, le plus souvent destinée à fonder une autorité, peut ainsi être mise au service tantôt d’une réflexion critique sur la situation présente, tantôt d’une stratégie de légitimation d’une entreprise à venir.
Centré sur l’Occident et les Orients chrétiens, de Constantinople à l’Éthiopie en passant par l’Arménie, cet ouvrage n’en porte pas moins sur une aire régionale méditerranéenne où, à l’exception de sa partie nord-occidentale, les pouvoirs islamiques gagnent en importance au détriment des pouvoirs chrétiens. Entre Occident et Orients chrétiens, ilkhanides et islamiques, porosité, emprunts ou, à l’inverse, revendications identitaires de communautés qui, loin de vivre isolées les unes des autres, sont en interaction constante, constituent une variable supplémentaire de la définition d’une écriture de l’histoire. Ce livre offre une réflexion transversale autour de la production et de la transmission des récits historiques dans l’espace méditerranéen et proche-oriental au Moyen Âge. Ces récits sont autant de symptômes de l’intégration constante qu’opèrent des sociétés interconnectées et ouvertes à de nouveaux espaces comme à l’introduction de nouvelles idées.
 
 
Irene Bueno est chercheur en histoire médiévale à l’université de Bologne. Ses recherches portent sur l’histoire des hérésies et de l’inquisition et sur les interactions entre la papauté et l’Orient chrétien et non chrétien à la fin du Moyen Âge. Elle est notamment l’auteur de Defining heresy. Inquisition, theology and papal policy at the time of Jacques Fournier (2015).

Camille Rouxpetel est Florence Gould Fellow à la Villa I Tatti et ancien membre de l’École française de Rome. Ses travaux portent sur les relations interculturelles entre les Églises et les communautés chrétiennes d’Occident et du Proche-Orient entre les XIIe et XVe siècles. Elle a notamment publié L’Occident au miroir de l’Orient chrétien. Cilicie, Syrie, Palestine, Égypte (XIIe-XIVe siècle), 2015 (BEFAR, 369).
 
 


Collection de l'École française de Rome 554
Roma: École française de Rome, 2019
384 p.
ISBN:  978-2-7283-1362-4
Prezzo: € 41

Giulia Puma

Les Nativités italiennes (1250-1450). Une histoire d’adoration


Indice
Introduzione


Cet ouvrage, situé à la croisée de l’histoire des images et de l’histoire religieuse, est fondé sur la constitution d’une série longue, allant de 1250 à 1450, et couvrant les régions centrales de la péninsule italienne, des scènes peintes, à fresque et sur retable, représentant la Nativité du Christ. La série est traitée aussi bien pour les possibilités quantitatives qu’elle offre que pour les études de cas ou de groupes d’images qu’elle permet d’identifier. La thèse de l’ouvrage est que le principal moteur de transformation de l’iconographie de cette scène théophanique, centrale dans la christologie médiévale, réside dans le motif de l’adoration, la représentation d’une ou plusieurs figures agenouillées, priant et adorant l’Enfant nouveau-né. L’apparition et le développement de ce motif sont ancrés dans un contexte large qui permet d’appréhender les évolutions spirituelles, esthétiques et sociales du rapport aux images. L’apport de l’ouvrage est double, d’une part il constitue la première histoire iconographique de la Nativité du Christ rigoureusement fondée sur les apports épistémologiques les plus récents dans le champ des études visuelles, d’autre part, le motif du ou des adorateurs dans la composition picturale constitue un observatoire privilégié du rôle actif des images dans la culture et les pratiques dévotionnelles à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance. Analysées comme rouages, mais également comme miroirs de telles pratiques, ces images s’avèrent des sources visuelles aussi complexes que riches pour la recherche historique, et cet ouvrage voudrait être une démonstration de leur fort potentiel heuristique.
 
Giulia Puma est maître de conférences en histoire de l’art, histoire des images et culture visuelle du Moyen Âge à l’Université Côte d’Azur (Nice – CEPAM, UMR 7264).
 


Collection de l'École française de Rome 562
Rome: École française de Rome, 2019
412 p., ill. n/b et pl. coul.
ISBN:  978-2-7283-1405-8
Prezzo: € 41


Versione on line TORROSSA

COFFRET-BRIQUEL Dominique Briquel

L’origine des Étrusques, un débat antique


Indice
Introduzione


La question des origines a longtemps occupé une place centrale dans les travaux des étruscologues, qui se sont traditionnellement divisés entre partisans de la thèse migratoire et de la thèse autochtoniste. Ce n’est plus le cas de nos jours, depuis que M. Pallottino a montré que la façon dont le problème était posé simplifiait abusivement le processus de la naissance d’un peuple, qu’on ne peut jamais rapporter à une origine unique, mais qui est toujours le résultat de la combinaison d’éléments divers. Mais pourquoi la question a-t-elle eu une telle importance dans l’histoire des études sur les Étrusques ? La réponse doit être cherchée  dans la manière dont elle a été posée dans l’Antiquité :  lorsque Hellanicos, Hérodote, Denys d’Halicarnasse ont avancé des vues déjà divergentes sur les origines de le peuple, faisant d’eux soit des Pélasges arrivés de Thessalie, soit des colons venus de Lydie, soit une population indigène de la péninsule, celles-ci n’avaient rien d’une enquête scientifique, mais traduisaient des prises de position vis-à-vis des Étrusques, relevaient donc de l’idéologie plus que de l’histoire. Le débat antique, que D. Briquel a étudié à travers les trois ouvrages ici réunis, explique le poids que cette problématique a eu chez les Modernes, qui l’ont poursuivi dans les mêmes termes.
Né en 1946 à Nancy, Dominique Briquel, ancien élève de l’École Normale Supérieure et agrégé de grammaire, a été membre de l’École française de Rome de 1971 à 1974. Il a ensuite occupé des postes de professeur de latin à l’université de Bourgogne puis à la Sorbonne, ainsi que, parallèlement, les fonctions de directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études avec une spécialisation en étruscologie. 

 


Classiques de l'École française de Rome
Rome: École française de Rome, 2019
Coffret de 3 volumes
ISBN:  978-2-7283-1398-3
Prezzo: € 40

Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité 130/2 (2018)


Indice



Mélanges de l'École française de Rome 130/2 (2018)
268 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1390-7
ISSN:  0223-5102
Prezzo: € 50