Présentation 
Événements 
Liens 
Nouveautés carrello
À paraître 
Normes éditoriales 
Normes pour les curateurs 
Catalogue carrello
Ressources en ligne 
Distributeurs 
Mailing list 
Contacts 
Votre compte
 
 
English   Italiano
Cart Contents  
Traitement des données personnelles

Catalogue

Antiquité Moyen Âge Époque moderne et contemporaine Recherche simple Recherche combinée
BEFAR330

[Monographie] - Époque moderne et contemporaine


La Curie romaine de Pie IX à Pie X : du gouvernement de l'Église et de ses États à celui de la seule Église universelle (1846-1914)

Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 330
Rome: École française de Rome, 2007
ISBN: 978-2-7283-0710-4
852 p.

Table des matières
Introduction

État: Disponible
Prix: € 92.0
Le pontificat de Pie IX fut à la fois le plus long de l’histoire de la succession apostolique et celui du dernier “Papa-Re”, entouré d’une Curie romaine chargée du gouvernement de l’Église et de ses États. L’échec des concessions « constitutionnalistes » de 1847-1848 puis l’exil à Gaète déterminèrent une restauration autoritaire, confirmant la Curie comme le conservatoire de pratiques de gouvernement spécifiques. Face au mouvement unitaire italien, la Curie multiplia les adresses théologiques et doctrinales, jusqu’à la réunion du premier concile œcuménique du Vatican ; la brèche de la Porta Pia parut alors solder le combat de l’histoire contre l’éternité. La réclusion de la Curie, partageant la condition d’un pape prisonnier de l’Italie, l’inscrivit dans une logique de gouvernement sans État, entamant un processus de spiritualisation forcée articulé sur l’ecclésiologie de la societas perfecta. Adaptations et réformes mûrirent au long du pontificat de Léon XIII, préparant la mutation définitive de la Curie. Il revint à Pie X, pourtant sans expérience curiale, d’en remodeler le visage (constitution Sapienti consilio, 1908) et d’entreprendre la révision des assises juridiques de l’Église (Codex iuris canonici, 1917). Ayant cessé de servir un pape qui fût aussi un roi, la Curie demeurait l’auxiliaire d’un successeur de Pierre dont le pouvoir pour partie ancré à une terre avait laissé place à une autorité renouvelée sur le monde.