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À paraître

9782728315512 Solène Rivoal

Les marchés de la mer


À Venise, au XVIIIe siècle, l’ensemble des habitants, des patriciens aux membres du popolo les plus fragiles, consomme du poisson sous toutes ses formes. Cette consommation quotidienne a entraîné chez les acteurs impliqués, pêcheurs, marchands et gouvernants, d’intenses réflexions autour de la propriété, de la gestion, de l’exploitation et de la protection des espèces. À travers l’étude de la materia del pesce, expression utilisée par les magistrats vénitiens, c’est donc tout un système d’acteurs, de pratiques, d’espaces et de modes de gouvernement que vient décrire cet ouvrage. L’enjeu est ici de comprendre comment se crée et se négocie un système de gestion et d’exploitation d’une ressource, impliquant des savoirs politiques, des savoirs techniques et des usages particuliers élaborés dans des milieux lagunaires et maritimes. Une interaction en pleine évolution au XVIIIe siècle, à une période où les mécanismes marchands et économiques sont soumis à des évolutions de conception profondes. Les ressources de la mer deviennent ainsi un espace de négociation entre les acteurs du système et les gouvernants.
 
 
Solène Rivoal est maîtresse de conférences en histoire moderne à l’université fédérale de Toulouse.


Collection de l'École française de Rome 596
Roma: École française de Rome, 2022
520 pages, ill. coul.
ISBN:  978-2-7283-1551-2
Prix: € 32
État: À paraître

9782728315093 Jean-Marc Besse, et alii

Forme de savoir, forme de pouvoir. Les atlas géographiques à l’époque moderne et contemporaine


Parmi les livres qui ont permis une nouvelle compréhension du monde à la suite des découvertes et conquêtes engagées par les puissances européennes, les atlas géographiques, dès leur apparition en Europe à la fin du XVIe siècle, ont occupé une place déterminante. À la fois espaces d’expérimentation graphique et produits de synthèses intellectuelles, mais aussi objets de prestige et de pouvoir, ils offraient à leurs utilisateurs l’image et le récit d’une maîtrise réelle et symbolique possible de l’espace.

Le présent ouvrage a pour ambition d’étudier les atlas dans l’histoire de leurs productions, de leurs transformations, de leurs circulations, ainsi que de leurs effets sociaux et politiques. Il les aborde également en tant que forme éditoriale spécifique qui organise les conditions visuelles du savoir sur le monde.

Les atlas géographiques sont, d’une part, étudiés dans leur fonction politique, c’est-à-dire dans le rôle qu’ils ont pu jouer dans l’exercice du pouvoir, dans la fabrication des territoires, et dans le développement des imaginaires politiques. Ils sont, d’autre part, considérés dans leur portée cognitive, c’est-à-dire comme des dispositifs graphiques de construction, d’organisation, de conservation et de transport des connaissances géographiques. Ils sont, enfin, reconnus comme des objets matériels, qui relèvent de pratiques graphiques et éditoriales spécifiques et de métiers particuliers (le dessin, la gravure, l’imprimerie, la librairie).


Collection de l'École française de Rome 593
Roma: École française de Rome, 2022
420 p., 98 ill. coul.
ISBN:  978-2-7283-1509-3
Prix: € 32
État: À paraître

CEF_601-Goupy-Couverture-FB-br Marie Goupy, Yann Rivière (dir.) 

De la dictature à l’état d’exception : Approche historique et philosophique


Cet ouvrage collectif nait d’abord d’un contexte. À une époque où les crises s’enchainent au point de paraître permanentes, les législations d’urgence, les mesures dérogatoires connaissent une expansion telle que l’exception semble devenir la règle. Pourtant, le concept même d’état d’exception ne va pas de soi et il alimente, dans le champ académique, de nombreux débats. Ne masque-t-il pas, derrière le sentiment partagé de quitter un monde politique et constitutionnel stabilisé, des situations juridiques très différentes ? Ce faisant, ne nous rend-il pas, paradoxalement, impuissants à penser le monde qui vient ?
Les textes rassemblés ici proposent d’élargir ces réflexions en les réinscrivant dans une perspective historique longue. Ils présentent un vaste répertoire des formes historiques de « l’exceptionnalité », depuis l’institution romaine de la dictature jusqu’à l’état d’urgence contemporain, en tenant compte des normes et des pratiques juridico-politiques, mais aussi des concepts qui leur ont été associés.
Au fil d’un dialogue entre histoire et philosophie, l’ouvrage s’ouvre à d’autres disciplines et aux réflexions transversales qui ont accompagné ces concepts.  Il interroge la manière dont des termes comme ceux de « dictature » ou « d’état d’exception » circulent et se modifient, en laissant émerger des questions récurrentes, notamment autour du rapport du droit et du politique à l’histoire et au temps…


Marie Goupy est Maîtresse de Conférences à l’Institut Catholique de Paris, et chercheuse associée au LLCP-Paris 8. Ses recherches en philosophie politique et en philosophie du droit portent sur l’état d’exception et les pouvoirs de crise du XVIIIe au XXe siècle.

 

Yann Rivière est directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences sociales. Ses travaux portent notamment sur l’histoire des institutions sociales, politiques et juridiques dans la Rome antique.


Collection de l'École française de Rome 601
Roma: École française de Rome, 2022

ISBN:  978-2-7283-1499-7
Prix: € 
État: À paraître

Quertier-Couverture (2) Cedric Quertier

Guerre et richesse d’une nation. Les Florentins à Pise au XIVe siècle


Comment Florence la guelfe, cité industrieuse et commerciale, peut-elle résoudre son problème portuaire en bénéficiant des infrastructures et de la flotte de Pise la gibeline au XIVe siècle ? Dépassant le campanilisme historiographique, cet ouvrage interroge les relations, tour à tour houleuses et cordiales, entre deux villes ennemies sur le plan politique mais aux économies complémentaires. Ne se contentant pas d’une histoire centrée sur les marchands et les compagnies commerciales, ce livre examine le rôle crucial des institutions – en particulier de la nation et des tribunaux marchands – dans la régulation et le dynamisme de l’économie florentine. Les nations marchandes restent mal connues dans le cas florentin. Or, le cas de Pise révèle plusieurs originalités : la certification de la citoyenneté, une direction bicéphale, une loggia dans le palais-même du seigneur. De plus, la connaissance fine des finances de la nation, qui permet de reconstituer le trafic florentin, prouve que la sécurisation des échanges importe davantage que la réduction des coûts. Cette nation est ainsi le prolongement à l’étranger du tribunal de la Mercanzia florentine, amenée à gérer les conflits sur les douanes, les faillites, les représailles et à aplanir les conflits par la voie judiciaire.
 
Cédric Quertier a été élève de l’ENS de Lyon, membre de l’École Française de Rome et research fellow à la Villa i Tatti. Chargé de recherches au CNRS affecté au LAMOP (UMR 8589), il travaille sur la régulation de l’économie des villes de la fin du Moyen Age, les communautés marchandes et les migrations.

 


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 398
Roma: École française de Rome, 2022

ISBN:  978-2-7283-1537-6
Prix: € 
État: À paraître

Marjorie Burghart

Une œuvre médiévale à succès. Les Sermones ad status de Guibert de Tournai, maître en théologie franciscain († 1284). Étude et édition


Enfant de la bourgeoisie flamande, Guibert de Tournai est resté fidèle à sa terre d'origine, bien longtemps après que ses études et son engagement dans l'ordre franciscain l'ont amené à Paris. Intellectuel fécond dans des genres variés, son œuvre laisse entrevoir une personnalité éprise de mystique et de contemplation. Personnage proéminent dans le paysage intellectuel parisien des années 1260, Guibert s'est aussi intéressé aux questions de formation et de transmission du savoir, et bien évidemment à la prédication.
Sa collection de sermons ad status est surtout connue pour la particularité de son organisation, qui répartit les sermons selon les états de vie des auditoires plutôt que selon les occasions du temps liturgique. Inscrite dans le nouvel art de prêcher qui se développe au XIIIe siècle, elle fait abondamment usage des distinctiones pour structurer les textes et recomposer une matière prêchable que Guibert emprunte volontiers, notamment aux Sermones vulgares de Jacques de Vitry, dans une dynamique de remploi textuel qui faisait partie intégrante du processus de création. Transmis par près de quatre-vingt-dix manuscrits complets, les Sermones ad status ont connu un succès considérable, jusqu'à la fin du Moyen Âge.
Cette étude propose un bilan et une actualisation des connaissances sur l'auteur et la collection, ainsi qu'une analyse de cette œuvre et son édition intégrale.  

 

Marjorie Burghart est historienne, chargée de recherche au CNRS à Lyon (CIHAM UMR 5648). Ses travaux portent sur la prédication et les outils du travail intellectuel des prédicateurs aux XIIIe-XIVe siècles, en particulier les distinctiones. Elle est également investie dans les Humanités numériques appliquées à l'édition de textes médiévaux. 


Sources et documents 13
Roma: École française de Rome, 2022

ISBN:  978-2-7283-1566-6
Prix: € 
État: À paraître

Couverture-site-publications Carole Mabboux

Cicéron et la Commune. Le rhéteur comme modèle civique (Italie, XIIIe-XIVe s.)


Cicéron, en tant que maître d’éloquence, est l’un des auteurs classiques les plus copiés au Moyen Âge. Figure tutélaire de la rhétorique, il est aussi un modèle récurrent des pratiques vertueuses, christianisé par les Pères de l’Église. À ces influences, l’historiographie consacrée à l’Italie communale a ajouté une dimension politique, en notant, tout particulièrement dans le cadre florentin, l’application des normes cicéroniennes aux définitions du juste gouvernement et du bon citoyen. Or cette dette médiévale n’est pas datée avec précision par les historiens : à quand faire remonter les prémices de l’« humanisme civique » ?
Ce livre vise à estimer le rôle formateur et légitimateur attribué à Cicéron quant aux normes civiques communales. Par le biais de l’auteur classique, il interroge l’unité et les spécificités des idéaux politiques de cet espace institutionnel en mobilisant un large corpus : sources normatives, florilèges, dictamina, traités de regimine, traductions invitent à reconsidérer le regard « républicain » qu’aurait porté le lecteur médiéval sur ce modèle antique.

 

Carole Mabboux est ancienne membre de l’École française de Rome et chercheuse associée au laboratoire CIHAM (UMR 5648). Ses travaux portent sur les pratiques délibératives, les cultures civiques et la circulation des œuvres de traduction et de vulgarisation dans l’Italie communale des XIIIe et XIVe siècles.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 400
Roma: École française de Rome, 2022

ISBN:  978-2-7283-1545-1 papier - 978-2-7283-1546-8 en ligne
Prix: € 37
État: À paraître

LefeuvreCouverture Philippe Lefeuvre

Notables et notabilité dans le contado florentin des XIIe-XIIIe siècles


Étroitement associé au triomphe de la ville, le nom de Florence évoque l’éclosion d’une culture politique et sociale contenue aux murs de la cité. La documentation conservée par les institutions ecclésiastiques témoigne du dynamisme précoce des sociétés rurales. En prenant pour cadre le quart sud-est du contado florentin, l’ouvrage met en lumière la participation et la résistance des populations rurales au processus de formation d’un territoire dominé par la cité. On s’intéresse ici à une mosaïque de sociétés dont la structure sociale ne se résume pas à l’opposition frontale entre seigneurs et paysans. Riches tenanciers, intermédiaires seigneuriaux, artisans ruraux, notaires, clercs et frères convers viennent compliquer le panorama. Ils participent à la formation d’un milieu de notables affranchis, au moins partiellement, des contraintes les plus pressantes du travail contraint ou vivrier. À travers l’étude de ces notables, l’ouvrage interroge les ressorts et l’évolution de la domination sociale dans une période de profonde transformation des structures politiques et économiques.

 

Agrégé d’histoire, Philippe Lefeuvre est ancien élève de l’ENS-Ulm et ancien membre de l’EFR. Ses recherches portent sur l’encadrement seigneurial de la paysannerie aux siècles centraux du Moyen Âge et sur la définition de ses rapports avec la ville et les populations urbaines.


Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 402
Roma: École française de Rome, 2022

ISBN:  978-2-7283-1543-7 papier - 978-2-7283-1544-4 en ligne
Prix: € 
État: À paraître

Annoville-Couverture-site web-tiis Naïma Ghermani, Caroline Michel D'Annoville (dir.) 

Image et droit. Du ius imaginis au droit à l’image


Ce livre est issu d’une série de trois colloques à l’École française de Rome qui entendait non pas revenir sur les représentations de la justice, mais s’interroger sur l’usage anthropologique des images juridiques, en partant du fondement antique jusqu’à la période récente où celui-ci est largement relu, commenté et exploité : que signifie avoir droit à l’image ? Comment les enjeux religieux fondent-ils une partie du droit des images depuis l’Antiquité jusqu’à la période moderne ? Quelle place ont les images non seulement dans la production juridique de l’époque moderne et contemporaine, mais également dans l’économie du texte juridique ? Les débats théologiques sur la licéité des images, qui occupent une place historique majeure dans cette réflexion, donnent-ils naissance à une jurisprudence particulière sur les usages ?
Cet ouvrage a ainsi pour double vocation de faire dialoguer des spécialistes européens, principalement français, allemands et anglo-saxons issus de plusieurs disciplines, en associant les sciences humaines et les sciences juridiques, et de permettre une réflexion diachronique sur ledroit des images, des images qui créent du droit, des images objets du droit ou encore des fictions juridiques qu’elles soient anciennes ou actuelles. Il permet d’esquisser les contours d’un droit des images et d’un droit aux images qui demeurent encore aujourd’hui l’objet de luttes et de conflits.


Naïma Ghermani est maîtresse de conférences à l’université de Grenoble-Alpes. Elle a publié en 2009 Le prince et son portrait. Incarner le pouvoir dans l’Allemagne du XVIe siècle (Presses Universitaires de Rennes). Son habilitation à diriger des recherches (HDR) intitulée « Nous pauvres exilés ». Généalogie du droit d’asile au XVIIe siècle paraîtra prochainement aux Presses Universitaires de France.

 

Agrégée d'Histoire, ancienne membre de l'École française de Rome, Caroline Michel d'Annoville est professeure en archéologie et histoire de l'art de l'Antiquité tardive et du haut Moyen Âge, membre de l'UMR Orient et Méditerranée (UMR 8167).  Elle a coordonné, en collaboration avec Y. Rivière, la publication d'un ouvrage collectif intitulé Faire parler et faire taire les statues. De l'invention de l'écriture à l'usage de l'explosif, Rome, 2016.


Collection de l'École française de Rome 599
Roma: École française de Rome, 2022
428 p., ill. n/b et coul.
ISBN:  978-2-7283-1561-1 papier - 978-2-7283-1562-8 en ligne
Prix: € 32
État: À paraître

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